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Actualité du 21 juin 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-sécurité
Nul n’a le monopole de la violence
Bujumbura le 21 juin 10 (SurviT-Banguka)
C’est ce que d’aucuns craignaient : en dressant les
miliciens Imbonerakure contre les militants de l’opposition
qui refusent de chanter et de vanter les prétendus hauts
faits du Chef de l’Etat, le parti présidentiel, CNDD-FDD,
a fait le lit à la violence. Et comme chacun sait, nul n’a
le monopole de la violence. Elle frappe indistinctement dans tous
les camps. C’est ainsi que les victimes de nombreux actes
de violences post communales sont de tous les partis. Le 19 juin,
des inconnus armés de fusil ont mitraillé le président
de la ligue des jeunes militants du CNDD-FDD en commune urbaine
de Kanyosha. La même nuit, une pluie de grenades ont été larguées
sur des maisons où logent des responsables des partis FNL
et UPD au chef-lieu de la province Kayanza. Le même jour,
un militaire a fusillé, à bout portant, un jeune
enseignant en province de Ruyigi. Le niveau de violence approche
son pic. Même le parti au pouvoir, CNDD-FDD, reconnaît
que la tension est vive. « Nous apprenons que les actes de
terrorismes se multiplient dans le pays et c’est principalement
en raison des armes qui circulent au sein des civils, au niveau
du CNDD-FDD, nous considérons que ces gens là sont
tout simplement des terroristes qui doivent être arrêtés
et emprisonnés et je précise que même sur fond
de terrorisme nous allons poursuivre notre campagne électorale
jusqu’à la fin de tout le processus », explique
l’honorable Onésime Nduwimana, porte-parole du CNDD-FDD.
Burundi-élections
L’opposition s’en prend à la CENI
Bujumbura le 21 juin 10 (SurviT-Banguka)
La campagne électorale pour l’élection présidentielle
du 28 juin va son train. Elle est fondamentalement atypique dans
la mesure où elle implique un seul candidat, en l’occurrence
l’actuel Chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza. Les douze
principaux partis de l’opposition ont refusé d’y
participer pour dénoncer les fraudes massives qui ont caractérisé le
premier scrutin et les notoires défaillances de la Commission électorale.
Même la participation de l’opposition aux autres scrutins
est incertaine. Les douze partis ligués dans l’alliance
des démocrates pour le changement ont déjà annoncé qu’ils
appelleront leurs militants au boycott. « Nous avons déjà refusé à nos
militants élus d’occuper des sièges au niveau
des conseils communaux car les élections étaient
inacceptablement truquées et nous ne participeront même
pas aux autres scrutin puisque le jeu a été faussé d’avance » ,
explique Chauvineau Mugwengwezo, porte-parole de l’UPD. Si
le parti UPRONA appelle au dialogue inclusif entre les différents
acteurs politiques, les douze autres partis insistent, en guise
de préalable, sur la dissolution de la CENI. « Nous
n’avons aucun problème avec le parti CNDD-FDD, ni
avec les forces de sécurité, notre avons simplement
un différend avec la CENI qui nous a volé des voix
et qui a validé des élections mal organisées »,
indique Alexis Sinduhije, président du parti MSD. La CENI
est manifestement en cause, même aux yeux des analystes politiques. « Ce
qui étonne le plus est que la CENI se braque en refusant
le dialogue avec ces partis alors qu’ils lui ont soumis de
sérieux indices de fraudes », fait remarquer Julien
Nimubona, politologue.
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