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Actualité du 21 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-sécurité
L’armée s’attelle à discipliner ses éléments
Bujumbura le 21 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Pour ne plus semer la confusion, entre vaillants militaires et
vulgaires bandits, le ministère burundais de la défense
et des anciens combattants a décidé d’interdire à ses éléments
de porter les uniformes « tenues de combats » qui correspondent
aux dotations d’avant 2008. C’est en substance ce qu’a
déclaré le colonel Gaspard Baratuza, porte-parole
dudit ministère. « Il a été remarqué à plusieurs
reprises que les bandits ou les autres criminels commettent des
crimes en tenues militaires, et les tenues qui leur sont facilement
accessibles sont celles d’avant 2008, c’est ainsi que
désormais, nous interdisons formellement ces tenues à nos éléments »,
explique-t-il. A la même occasion, il est interdit aux militaires
de se promener, armés et isolés, dans des lieux publics
comme des bars, des supermarchés, etc. Pour ce qui est des
civils, personne n’a plus le droit de porter un habit qui
fait référence à la tenue des militaires.
Toute cette batterie de mesure s’inspire de la volonté de
discipliner davantage ce corps. Cela se passe aussi au moment où le
pays s’inquiète de la possible attaque terroriste
des islamistes El-Shebab. Ces derniers jours, la police a redoublé de
vigilance en multipliant les barrages et en fouillant systématiquement
tous les véhicules au niveau de la mairie de Bujumbura.
Mais autant l’armée fait des efforts d’assainissement
interne, autant la police s’enlise dans un inextricable dédale
de bavures en pillant et en tuant la population comme l’avait
si bien dit Jean Claude Kavumbagu, directeur de l’agence
Netpress.
Burundi-politique
Le pouvoir CNDD-FDD reprend du poil de la bête
Bujumbura le 21 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Vous chassez le naturel, il revient au galop. De l’avis
de nombreux Burundais, cet adage populaire est parfaitement illustré par
le parti présidentiel, CNDD-FDD. Peu avant le démarrage
effectif du processus électoral, ce parti avait en effet étonné plus
d’un en tenant en bride les policiers qui harcèlent
les citoyens paisibles jusqu’à leur ôter gratuitement
la vie. Les taxis vélos avaient le droit d’aller et
de venir partout en ville sans être inquiétés
par la police. Les paysannes qui gagnent leur pain en vendant des
fruits et légumes autour du marché central de Bujumbura
n’en revenaient pas : alors qu’elles jouaient constamment
au chat et à la souris avec les policiers, elles se sont
vues, pendant la campagne électorale, jalousement protégées
par toute une armada de policiers. Mais au lendemain des grands
rendez-vous électoral, le fauve exhibe encore ses griffes
acérées. Les petits commerçants ambulants
et les malheureuses femmes sont, de nouveau, prises en chasse.
Elles n’en reviennent pas ; « Au moment où ils
voulaient nous demander des voix, ils nous ont laissés travailler
en toute sécurité, mais maintenant que nous leur
avons donné des voix, ils se foutent de nous et lâchent
encore les policiers sur nous, c’est une honte », réagit,
navrée, une vendeuse de bananes mûres aux alentours
du marché central de Bujumbura. Les utilisateurs de véhicules
de transport rémunéré (personnes/biens) sont
aussi amers. L’administration vient d’interdire aux
véhicules de transport de se garer dans leurs places habituelles,
près du centre-ville. Ils sont désormais obligés
de larguer/ embarquer les passagers au niveau du quartier industriel
(excentré).
Burundi-élections
Le matériel électoral est fin prêt
dans certains endroits
Bujumbura le 21 juillet 10 (SurviT-Banguka)
D’aucuns y voient encore un excès de zèle
et une marche à deux vitesses qui ne peut être que
suspecte dans le contexte actuel : la commission électorale
indépendante (CENI) a déjà apprêté le
matériel électoral dans certains coins du pays. Selon
des sources généralement bien informées, la
commune de Ngozi en dispose depuis belle lurette. C’est ainsi
qu’à leur grande surprise, les présidents des
bureaux de vote, qui allaient simplement percevoir leurs perdiems
correspondant aux services rendus à l’occasion des élections
présidentielles du 28 juin dernier, ont été rassemblés,
toute la journée du 20 juillet, au bureau de la Commission électorale
communale indépendante (CECI) à Ngozi. La CECI leur
a donc, distribué tout le matériel nécessaire
pour le scrutin du 23. Ils ont ainsi préparé les
colis qui seront acheminés le moment venu aux différents
bureaux de vote qu’ils président. Le président
de la CECI Ngozi, M. Pierre Ndikuriyo a profité de cette
occasion pour prodiguer à ces présidents des bureaux
de vote les dernières instructions qui devraient permettre
de mener à bon terme ces prochaines élections. Ce
qui reste pour le moins inquiétant est que ce matériel
n’a pas encore été distribué dans d’autres
provinces. Pour rappel, en province Ngozi, les élections
législatives mettent en compétition trois formations
politiques, en l’occurrence le CNDD-FDD, l’UPRONA et
le FRODEBU-Nyakuri ainsi qu’une coalition de cinq partis
politiques, le CELAT-Humura.
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