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Actualité du 21 août 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-parlement
Mise en place des organes dirigeants
Bujumbura le 21 août 10 (SurviT-Banguka)
Au lendemain d’un processus électoral très
controversé, les institutions se mettent progressivement
en selle au Burundi. Le 26 août prochain, le président
de la République va rempiler pour un autre mandat. A quelques
jours de rendez-vous historique, l’Assemblée Nationale
et le Sénat élisent leurs dirigeants. Les parlementaires
se sont prêtés à cet exercice ce 20 août.
Autant le processus a été facile à la chambre
haute (une heure de scrutin secret et de dépouillement des
voix), autant il était précédé par
d’intenses et laborieuses conciliabules à l’Assemblée
Nationale (près de quatre heures). Ainsi, au Sénat,
l’ex-deuxième vice-président de la République,
Gabriel Ntisezerana, candidat unique, a été élu à l’unanimité comme
président.
Cet élu de Bubanza succède ainsi à l’honorable
Gervais Rufyikiri (élu de Gitega) qui, manifestement, n’est
plus en odeur de sainteté avec le Chef de l’Etat,
Pierre Nkurunziza. Le poste de premier vice-président du
sénat revient à une femme, en l’occurrence,
Persille Midogo (élue de Ngozi), alors que Pontien Niyongabo,
sénateur pour le compte du parti UPRONA en mairie de Bujumbura,
a été élu comme 2ème vice-président.
Au niveau de l’Assemblée Nationale, Pie Ntavyohanyuma
l’Assemblée Nationale (élu de Kayanza), hérite
encore du fauteuil présidentiel. Contrairement à l’honorable
Gervais Rufyikiri, l’ancien et nouveau président de
l’Assemblée Nationale est manifestement dans les grâces
du Chef de l’Etat. Selon certains observateurs, c’est
le Chef de l’Etat en personne qui désigne les candidats
aux candidatures, dans les rangs du CNDD-FDD. En écartant
Gervais Rufyikiri de la tête du parlement, il voulait exclure
toute éventualité de conquête du pouvoir pour
cet ennemi déjà déclaré. Selon la loi
fondamentale, en cas d’indisponibilité du président
de la République, le pouvoir tombe, illico, dans les mains
du numéro un de l’Assemblée Nationale. Ce dernier
sera donc encore Pie Ntavyohanyuma. Il est secondé par l’honorable
Momo Karerwa (CNDD-FDD, élue de Gitega) et François
Kabura, un député UPRONA élu dans la circonscription
de Makamba. Burundi-sécurité
Les indices de rébellion en gestation
se multiplient
Bujumbura le 21 août 10 (SurviT-Banguka)
Le colonel Gaspard Baratuza a beau s’époumoner pour
démentir, par médias interposés, l’idée
d’une existence de rébellion en gestation, notamment
dans la profonde forêt de la Kibira, rien n’y fait.
Les indices de cette velléité de reprise de violence
armée sont de plus en plus nombreux. Pour prouver le mouvement
en marchant, une quinzaine d’hommes armés et en uniforme
militaire ont croisé, nez à nez un policier en fonction
dans la partie qui jouxte la Kibira, au niveau de la localité de
Rwagura. Les mystérieux hommes armés l’ont
mitraillé avant de s’évanouir dans la nature.
Selon de nombreux autres témoignages concordants, d’autres
groupes d’hommes en treillis militaires sillonnent, la nuit
venue, les communes avoisinant la réserve de Rukoko dans
la banlieue de Bujumbura. L’armée dément, comme
dit plus haut. Elle n’y voit que des bandits armés
et d’autres énergumènes sans envergure. Mais
elle reconnaît quelques cas de défection qu’elle
s’empresse aussi de banaliser. « Nous avons une dizaine
de militaires qui ont décroché avec armes et munitions,
mais ils ne partent pas pour attaquer le pays mais pour d’autres
aventures, c’est en réalité des soldats qui
rentrent de la Somalie et qui, ayant fait quelques économies,
décident de quitter l’armée pour se lancer
dans le commerce ; c’est évidemment une faute lourde
et nous sommes entrain de les traquer pour les punir, étant
entendu qu’ils n’ont pas quitté officiellement
l’armée», reconnaît, quand même,
le porte-parole du ministère de la défense et des
anciens combattants. Interrogé sur cette éventualité de
relance d’une autre rébellion au Burundi, le service
national de renseignement est plus affirmatif. La documentation
se refuse de banaliser cette vérité qui crève
les yeux, affirme que certaines personnes en relation avec ces
groupes ont déjà été arrêtées
et mises en prison. D’autres ont été arrêtés
alors qu’elles étaient déjà en République
Démocratique du Congo.
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