Actualité du 21 septembre 09 (SurviT-Banguka)
Burundi-sécurité: Reprise d’actes de terrorisme à Bujumbura
Bujumbura le 21 septembre 09 (SurviT-Banguka)
Au fur et à mesure que le Burundi s’approche des élections,
les signes et autres actes d’insécurité ou
de terrorisme se multiplient dans le pays sans que le pouvoir s’en
offusque outre mesure. Selon des sources concordantes, plusieurs
hommes en armes ont traversé la rivière Rusizi en
provenance de la République Démocratique du Congo,
la semaine dernière.
Ils ont pris la direction de la Kibira
comme en témoignent les paysans qui extrayaient le moellon
de cette même rivière. « Pris de panique, ils
ont dû fuir et arrêter le travail à la vue de
ces assaillants surarmés», affirme un berger, témoin
de la scène horrible.
La nuit du 19 septembre, un jeune
homme a été froidement abattu par balle en commune
urbaine de Nyakabiga. Ses assassins l’avaient filé depuis
plusieurs heures, à bord d’une jeep banalisée
sans plaque d’immatriculation. Dimanche, le 20 septembre,
une grenade a été lancée, à Kinanira,
commune urbaine de Musaga, par des hommes embusqués dans
une autre voiture banalisée.
Plusieurs personnes ont été grièvement
blessées. La psychose est totale et d’aucuns craignent
déjà la généralisation de la violence
entretenue par le pouvoir pour justifier le report des élections
en perspectives. Cela accorderait en effet au parti CNDD-FDD, au
pouvoir, une prolongation de son mandat en attendant de restaurer
la sécurité dans le pays.
Burundi-politique: Pierre Nkurunziza boude les cérémonies d’enterrement
des victimes de l ’attentat
de Mogadiscio
Bujumbura le 21 septembre 09 (SurviT-Banguka)
Rapatriés le 19 septembre, les corps des douze militaires
burundais, dont le général major Juvénal Niyoyunguruza
(commandant adjoint de l’Amissom), tués dans un attentat
criminel et suicidaire le 16 septembre en Somalie, ont été inhumés
ce dimanche.
Naturellement, l’émotion était
vive pour les familles et autres amis des disparus. Le lieutenant
général Germain Niyoyankana, ministre burundais de
la Défense et des Anciens Combattants, a réitéré le
ferme engagement du gouvernement à renforcer sa présence
militaire en Somalie pour aider ce pays à recouvrer la paix
comme d’autres pays voisins en ont fait autant pour le Burundi.
Mais l’absence du président de la république
aux obsèques de ces vaillants combattants reste étonnante.
En tant que chef de l’Etat et commandant suprême des
armées, il devrait, en effet, se joindre à la douleur
des familles et du pays en général. Au lieu de cela,
il a préféré poursuivre sereinement ses vacances
ou plus exactement sa campagne électoral au nord du pays
en se faisant passer pour un véritable Robin des bois qui
vole aux riches pour distribuer aux pauvres.
Ainsi, au lendemain
du tragique attentat qui a endeuillé son pays, Pierre Nkurunziza
a rassemblé six mille personnes avec lesquelles il a partagé un
repas en zone Rukeco de la province Ngozi. Aux yeux d’une
bonne partie de Burundais, le Chef de l’Etat est affreusement
déconnecté des véritables préoccupations
de son pays. D’autres le prennent pour un cynique inégalé.
C’est ainsi qu’au moment où les drapeaux sont
en berne dans tous les autres services en guise de deuil national
observé pour honorer la mémoire des victimes de l’attentat
de Mogadiscio, le seul drapeau en reste est celui qui est arboré à la
présidence de la République. On n’en revient
pas.
Burundi-justice: Sale temps pour les magistrats intègres
Bujumbura le 21
septembre 09 (SurviT-Banguka)
Jean Bosco Ndikumana, ministre burundais de la Justice, vient
de prouver une fois de plus que le pouvoir est en guerre contre
les magistrats insoumis qui continuent à dire le droit,
rien que le droit. Philémon Dushimire, Matthieu Ndihokubwayo
et Patrick Ndikumana, tous trois magistrats au Tribunal de Grande
Instance en Mairie de Bujumbura, viennent d’être suspendus
.
Ils sont châtiés pour avoir osé prononcer l’acquittement
d’un certain Gédéon Ntunzwenindavyi. Depuis
mars dernier, ce dernier était poursuivi par le parquet,
sur demande du Service de Renseignement pour avoir tenté d’organiser
une milice de jeunes en vue d’aller appuyer le général
Laurent Nkunda à l’est de la RDC.
Il est aussi accusé de
fomenter un complot ou une attaque contre le Burundi, à partir
de l’extérieur. Les juges ont planché sur le
dossier. N’ayant pas eu de preuves suffisantes pour incriminer
Gédéon, ils l’ont simplement acquitté.
Le ministre n’a pas supporté ce culot et il les tape
sur les doigts.
C’est la deuxième fois que des magistrats
sont punis pour leur indépendance en quelques jours. Pour
rappel, l’un des magistrats qui avaient siégé sur
le dossier d’Alexis Sinduhije, a été enlevé,
séquestré et menacé de mort par les agents
du service de renseignement. Les autres ont été mutés
dans des tribunaux éloignés
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