Actualité du 21 décembre 09 (SurviT-Banguka)

Burundi-génocide

Le combat se poursuit

Bujumbura le 21 décembre 09 (SurviT-Banguka)

C’est le 21 décembre. Comme tous les 21 de chaque mois depuis plu de dix ans, les croisés du « plus jamais ça » se donnent rendez-vous au Carrefour de la JRR en commune urbaine de Ngagara (Bujumbura) pour réitérer leur irréversible engagement à s’investir corps et âme afin honorer la mémoire des victimes du génocide en boutant l’esprit génocidaire hors du pays. Selon le professeur Venant Bamboneyeho, président de l’indémodable association anti-génocide « AC-Génoide », la logique de ce fléau met au défi tous les calculs politiciens. « Imposture ou pantalonnade, c’est du pareil au même, car louvoyer avec un génocide, un crime imprescriptible et inamnistiable, c’est jouer avec le feu ; et je dois vous rappeler que l’Assemblée Générale de l’ONU a voté une convention pour sa prévention et sa répression depuis le 9 décembre 1948 déjà… et pourtant…nous devons continuer à dire non aux tentations des faux-fuyants et du désespoir. », explique-t-il. La philosophie de cette association est d’amener les Burundais à prendre conscience du réel danger d’une politique bâtie sur un lourd contentieux de sang au ressort génocidaire. Mais sans trop miser sur le secours des Nations Unies. « Aide-toi et l’ONU t’aidera » devise-t-on au sein de cette association qui cartonne. Au programme de ce lundi : témoignages, recueillement, réarmement moral contre la folie meurtrière, etc.

Burundi-sécurité

Violent coup de gueule du ministre de la Défense et des Anciens Combattants

Bujumbura le 21 décembre 09 (SurviT-Banguka)

Le spectre des élections est constamment présent dans les différentes sorties médiatiques de chaque autorité au Burundi. Au lendemain de l’opprobre qui a littéralement couvert le ministre de l’Intérieur Edouard Nduwimana, après la suspension de son ordonnance portant retrait de l’agrément du FORSC, c’est autour du ministre de la Défense de griller ses cartouches en volant au secours d’un pouvoir vacillant à tout point de vue. Dans une conférence de presse qu’il a animée à la fin de la semaine dernière, le lieutenant général Germain Niyoyankana a énergiquement déploré l’immixtion des leaders de l’opposition politique et de la société civile dans le prétendu malaise qui secoue l’armée, en l’occurrence le blues des soldats et autres sous-officiers qui menacent de tout plaquer/paralyser. « Les hommes politiques devraient comprendre que n’eût été la détermination et l’engagement des militaires, le pays ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui, c’est donc périlleux de vouloir se mêler dans des questions qui ne les regardent pas en tentant de les révolter pour une raison ou une autre », tempête le lieutenant général. Le ministre fait ouvertement allusion à la menace de grève et d’insurrection qui couve depuis quelques jours, ourdies par les sous-officiers qui se disent affreusement grugés par la catégorie des officiers, autrement plus gâtés qu’eux. Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants décoche les mêmes flèches à l’endroit des organisations de la société civile à la langue pendante, notamment Pierre Claver Mbonimpa, président de l’association de défense des droits de l’homme et des prisonniers, APRODH. Ce dernier a particulièrement suscité son courroux en publiant une vétuste loi qui régit ce corps de défense. «Il a tablé sur un document datant de 1967 et qui a été revisité plus de six fois, c’est donc un vieux document qui ne devrait pas faire objet d’une exploitation médiatique », poursuit le lieutenant général. Mais en faisant feu sur l’opposition politique et la société civile, le ministre élude la question de fond et verse volontairement dans la digression et la délation pour plaire au parti politique auquel il doit sa promotion. La vérité est que les catégories de sous-officiers et de soldats sont amères et que le malaise peut conduire à une dérive inédite dans le pays. Le ministre n’en dit presque rien ! C’est ce silence doublement malin et coupable qui révolte les acteurs politiques. Ces derniers estiment que le lieutenant général est plus ménestrel que ministre. En mettant en garde les acteurs politiques contre toute immixtion dans les affaires de l’armée, Germain Niyoyankana a, d’après eux, mis le pied dans le plat. « C’est une honte d’entendre le ministre de la Défense affirmer tête haute que le domaine de l’Armée est sa chasse gardée, nous devons avoir un mot à dire sur la conduite des affaires de l’armée et pour preuve, cette armée réunifiée est le résultat des négociations des hommes politiques à Arusha, nous gardons donc légitimement un œil sur ce corps », commente Frédéric Bamvuginyumvira, vice-président du FRODEBU.

 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 septembre, 2009
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 1 septembre, 2009
Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 18 septembre, 2009
Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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