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Actualité du 22 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-justice
Le ministre de la Défense versus Léonard
Nyangoma
Bujumbura le 22 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Au nom des partis coalisés dans l’alliance pour le
changement démocratique, ADC-Ikibiri, le député Léonard
Nyangoma, porte-parole de cette alliance, avait était explicite
: en envoyant des chasseurs bombardiers et bateaux de combats pour
aller neutraliser les insurgés FNL qui, la veille, avaient
tués deux militants CNDD-FDD, l’armée burundaise
a bel et bien perpétré un génocide dans la
localité de Ruziba, en commune urbaine de Kanyosha. Mais
cette déclaration a fait tiquer le lieutenant général
Germain Niyoyankana, ministre burundais de la défense et
des anciens combattants. Ce dernier a directement porté plainte
contre l’honorable Léonard Nyangoma, qui, du reste,
est président du parti CNDD. « Si l’armée
se tait devant de telles allégations, cela va supposer qu’elle
en endosse la responsabilité, or c’est un vaste mensonge
puisque s’il y avait eu génocide comme le député Léonard
Nyangoma l’a déclaré, vous les journalistes,
vous auriez pu voir des cadavres qui jonchent le secteur concerné,
mais il n’y a pas un seul cadavre, comme chacun peut le constater »,
explique le colonel Gaspard Baratuza, porte-parole de l’armée.
Il l’a dit au cours d’une conférence de presse
organisée le 21 juin à Bujumbura. Léonard
Nyangoma devrait donc comparaître en justice. Et malheureusement,
son sort est connu d’avance dans la mesure où cette
idée de porter plainte relève indubitablement de
la volonté du pouvoir de coffrer ses farouches opposants,
en l’occurrence Léonard Nyangoma. C’est ainsi
que le procureur général de la République,
vient de demander au bureau de l’assemblée nationale
de lever l’immunité de Léonard Nyangoma afin
qu’il puisse être arrêté. De leur côté,
les partis membres de l’alliance démocratique pour
le changement ADC-Ikibiri se lèvent comme un seul homme
pour dénoncer cette manœuvre. En réalité,
Léonard Nyangoma a exprimé une idée de tous
les membres de l’alliance, c’est donc l’ADC-Ikibiri
qui doit en répondre et c’est précisément
nous, les présidents des partis concernés, qu’il
faut appréhender et nous n’avons pas l’intention
de fuir le pays », explique, le président du parti
PARENA, Jean Baptiste Bagaza.
Burundi – élections législatives
Les dernières recommandations de la CENI avant le jour « J ».
Bujumbura le 22 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Les législatives sont attendues pour le 23 juillet. Certes,
elles ne suscitent pas d’engouement au niveau de la population,
vu que tout le processus électoral a été pollué par
les fraudes massives qui ont émaillé les deux premiers
scrutins (communales et présidentielles). Mais le processus
se poursuit naturellement. C’est ainsi que la commission électorale
nationale indépendante (CENI) a organisé, le 21 juillet,
une séance d’échange avec les représentants
des partis politiques en lice pour les législatives et les
indépendants. Ils ont planché sur les consignes à respecter
pendant l’élection des députés de ce
23 juillet 2010. Selon Pierre Claver Ndayicariye, président
de la CENI, deux indépendants, cinq partis politiques et
une coalition de partis politiques (CELAT-HUMURA), se présenteront à cette élection
des députés. Du côté des indépendants,
c’est notamment M. Déo Hakizimana qui se présentera
dans la province Muramvya et M. Patrick Hamenyimana en province
Bururi. Les deux s’alignent aux côtés des partis
politiques UPRONA, CNDD-FDD, FRODEBU-Nyakuri, Frolina, Kaze- FDD
et la coalition CELAT. Les participants ont échangé sur
la gestion du formulaire F2 destiné aux mandataires des
partis politiques, et sur les partis politiques qui ont adressé des
correspondances au président de la CENI à la veille
de la fin de la campagne pour changer l’ordre des listes
des candidats députés. D’une part, ils se sont
convenus que par voie de courrier officiel, la CENI va demander à toutes
les CEPI et les CECI d’afficher le formulaire F2 au niveau
des bureaux des CECI. Ainsi ; le lendemain du vote, les mandataires
qui le désirent pourront aller demander des copies des F2
aux CEPI puisque ces dernières disposent des photocopieuses.
Reste que les représentants des partis politiques présents à cette
séance avaient demandé que chaque mandataire des
partis politiques ait sa propre copie du F2, mais ils se sont heurtés
aux contraintes techniques, financières et légales.
D’autre part, le président de la CENI a indiqué que
les listes déjà validées par la CENI ne peuvent être
modifiées que sur l’aspect de rééquilibrage
ethnique et de genre. En plus, a-t-il ajouté, la CENI prend
en considération une correspondance adressée seulement
par le président au niveau national du parti politique en
question.
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