Actualité du 22 septembre 09 (SurviT-Banguka)
Burundi –éducation: Les enseignants ont le
blues
Bujumbura le 22 septembre 09 (SurviT-Banguka)
Au Burundi, le système scolaire est de nouveau au bord
de la paralysie en raison des vagues de grèves dont ne se
soucie guère le pouvoir en place. Trois syndicats des enseignants
du primaire, en l’occurrence le STEB, le SLEB et le SYNAPEP
ont en effet décidé d’enclencher un mouvement
de grève illimité, depuis le 18 septembre dernier,
pour acculer le gouvernement à améliorer leurs conditions
de travail.
Ils revendiquent en particulier la régularisation
de leurs salaires, l’avancement des grades et le dégel
des cotisations des enseignants en vers les différents syndicats.
Le gouvernement a en effet saisi ces cotisations depuis près
de deux ans pour des raisons encore absurdes.
Les enseignants demandent
aussi au gouvernement de mettre fin aux mutations abusives
et intempestives et aux intimidations dont font constamment objet,
syndicalistes
et autres enseignants qui refusent toujours d’intégrer
le parti présidentiel, CNDD-FDD. Selon Mme Eulalie Nibizi,
présidente du syndicat STEB, le président de la République
Pierre Nkurunziza devrait interrompre son congé pour analyser
les revendications des enseignants. Elle lance un appel aux enseignants
du secondaire pour emboîter le pas aux trois syndicats du
primaire, afin que le gouvernement ne continue pas à faire
sourde oreille. Burundi-politique: Les acteurs politiques exigent un débat sur la présence
militaire du Burundi en Somalie
Bujumbura le 22 septembre 09 (SurviT-Banguka)
On en parlait jusque là à voix basse, mais la question
de recentrer le débat sur l’envoi des soldats burundais
en Somalie est ouvertement posée par l’honorable Léonard
Nyangoma, président du parti CNDD-FDD : « nous demandons
au président de la République de convoquer rapidement
une session extraordinaire de l’assemblée nationale
afin de demander l’avis des représentants du peuple
sur l’envoi de nos fils et filles dans le mouroir somalien,
le parlement ne s’est jamais prononcé sur cette question
alors qu’elle touche la souveraineté nationale»,
explique-t-il.
La colère est grande dans le pays et elle
est exacerbée par le récent attentat criminel perpétré contre
les militaires burundais de l’Amisson. Au lendemain de leur
inhumation à Bujumbura, les médias locaux font encore
choux gras de l’insoutenable absence du président
de la République aux obsèques.
La télévision
nationale (son média de campagne) le montrait, au moment
des cérémonies d’adieu, entrain d’enseigner
la parole de Dieu dans une des églises de la province de
Gitega. Interrogé sur cette prise de distance par rapport à un
triste événement d’envergure nationale, son
porte-parole, Léonidas Hatungimana, a déclaré que
le président de la république ne peut pas être
partout à la fois.
«C’est vrai qu’il était
entrain de prier, au même moment ; mais je me dis que même
ceux qui participaient à leur enterrement ont dû prier,
c’est donc une chose importante et les Burundais devraient
le comprendre ainsi», a expliqué, sans aucune chance
de convaincre, Léonidas Hatungimana.
Burundi – Politique
Réaction du parti UPRONA sur l’attentat perpétré contre
les forces de l’AMISOM
Bujumbura le 22 septembre 09 (SurviT-Banguka)
Le parti UPRONA (Unité pour le progrès national)
a condamné, vendredi dernier, dans un communiqué de
presse, l’attentat qui a coûté jeudi à Mogadiscio
(Somalie) la vie à des militaires burundais en mission de
rétablissement de la paix en Somalie.
A travers ce communiqué,
cette famille politique présente ses condoléances
attristées aux familles qui viennent de perdre les leurs.
Ce parti invite le gouvernement et le parlement à ouvrir
un débat, dès la session parlementaire d’octobre,
sur la présence des forces burundaises en Somalie.
Suite à ce
triste événement qui endeuille le Burundi, les manifestations
qui étaient prévues dans tout le pays, dans le cadre
de la célébration du 48 ème anniversaire de
la victoire de ce parti, ont été reportées à une
date ultérieure. Cet attentat a emporté la vie d’une
dizaine de militaires burundais dont le numéro deux de l’AMISOM
(mission africaine de maintien de la paix en Somalie), le Général
de Brigade Juvénal Niyoyunguruza.
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