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Actualité du 22 octobre
09 (SurviT-Banguka)
Burundi-droits de l’homme
L’ONU rend public son rapport
Bujumbura le 22 octobre 09 (SurviT-Banguka)
Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’homme
a présenté au cours de la 12ème session ordinaire
du Conseil des Droits de l’homme à Genève un
rapport sur le tableau des droits de l’homme au Burundi ainsi
que les activités de l’Office du Haut Commissaire
des Nations Unies pour les Droits de l’homme dans ce pays.
Selon ce rapport, l’un des défis majeurs reste l’organisation
en 2010 des élections libres, transparentes, démocratiques
et pacifiques. C’est en effet au cours de ces élections
que les droits des Burundais de se choisir des représentants
seront exercés et cela suppose que les Burundais sont capables
de jouir de leurs libertés fondamentales d’expression,
d’association et de rassemblement pacifique et de s’assurer
que leur choix a été bien fait. Mais aujourd’hui,
la réalité est toute autre sur terrain. Des faits
tels que des obstructions et des interférences dans les
activités des partis politiques sont quotidiennement observées.
Même si la situation sécuritaire tend à s’améliorer,
l’on observe des cas de plus en plus nombreux de violences
ciblées et l’émergence de nouvelles formes
d’organisations d’intimidation qui, si elles ne sont
pas démantelées, peuvent miner la crédibilité des élections.
L’impunité prévaut toujours et la justice qui
n’est pas rendue par les cours et tribunaux tend à l’être
dans la rue, souligne le Haut Commissaire. En outre, les mécanismes
de la justice transitionnelle n’ont pas encore été mis
sur pied. Le rapport reconnaît que le Burundi peut montrer
les progrès déjà réalisés dans
la protection des Droits de l’homme en démontrant
comment il protège les plus vulnérables.
Le Burundi est donc placé devant un spectre de défis.
Mais tout n’est pas sombre car les opportunités ne
manquent pas. Le pays s’est en effet bien efforcé pour
permettre l’accès universel aux services sociaux de
base. S’il dirige le processus de décentralisation
selon le droit international humain, il sera capable d’offrir
ces services suivant les réalités locales, estime
encore le Haut Commissaire. Si le pays ouvre le processus de discussions
budgétaires au public, à travers un processus consultatif
transparent, il sera davantage capable d’assurer une distribution
plus effective de ces services et d’investir dans des secteurs
productifs qui peuvent relancer le développement avec les
moyens disponibles. Avec l’allègement de la dette,
souligne le rapport, le Burundi a maintenant l’unique opportunité pour
assurer un support financier à ce développement.
Dans sa résolution 9/19, rappelle-t-on, le Conseil des Droits
de l’homme avait invité l’Office du haut commissaire
des Nations Unies pour les Droits de l’homme de présenter à la
12ème session du Conseil un rapport sur les progrès
de la situation des Droits de l’homme au Burundi. Ce rapport
est le premier présenté par le haut commissaire.
Burund-élections
La première dame joue son va-tout en faveur du président
sortant
Bujumbura le 22 octobre 09 (SurviT-Banguka
Mme Denise Nkurunziza, épouse du Chef de l’Etat burundais,
redouble d’ardeur et de descentes sur terrain pour gagner
le cœur de la masse de déshérités, de
veuves et autres orphelins qui, pour être éprouvés
par le destin, n’en sont pas moins des électeurs.
Et les voix s’équivalent au Burundi. Denise Nkurunziza
remue donc monts et vallées pour « soulager le peuple » car
c’est une femme de cœur qui évolue à l’ombre
d’un homme de cœur, le Chef de l’Etat. Du nord
au sud, d’est en ouest, Denise ne lésine pas sur les
moyens. Elle vient de mettre le cap sur la province de Cibitoke
où elle devrait retrousser les manches pour joindre aux
habitants de la commune Rugombo dans leurs travaux communautaires
du samedi le 17 octobre 09. Le programme du jour consistait à transporter
des briques pour la construction du stade provincial. Mais le clou
du spectacle était attendu après le ramassage de
briques. La première dame a solennellement pris la parole
pour prêcher la simplicité et la solidarité comme
l’illustrent quotidiennement le couple présidentiel.
Et pour mieux comprendre le bien-fondé de cet esprit d’empathie,
il faut naturellement se mettre à son école. D’où la
nécessité de lui renouveler le mandat en 2010. Comme à l’accoutumée,
Denise Nkurunziza a mis la main à la poche et a massivement
distribué une assistance aux veuves et autres orphelins
après leur avoir systématiquement lavé les
pieds. Ce geste, a-t-elle expliqué, prêche la simplicité,
la paix et l’entraide entre les humains.
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