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Actualité du 22 décembre 09 (SurviT-Banguka)
Burundi-politique
Le parti présidentiel est de nouveau accroché par
un de ses nombreux dossiers d’escroquerie
Bujumbura le 22 décembre 09 (SurviT-Banguka)
La boîte de Pandore s’ouvre par IDC (Initiative pour
le Développement Communautaire), une éphémère
institution de micro finance qui a honteusement grugé plusieurs
milliers de citoyens sous l’œil bienveillant de l’administration
publique, notamment au sud du pays (Makamba). Dans une correspondance
vivement assumée par trente mille personnes et adressée,
le 20 décembre 09, à l’honorable Pie Ntavyohanyuma,
Président de l’Assemblée Nationale, ces milliers
de révoltés le mettent sérieusement en garde
en attirant son attention sur une dette morale qu’il devrait
apurer avec diligence pour éviter que le parti présidentiel
(CNDD-FDD) ne redescende sur terrain, demain, pour battre campagne,
tout en traînant ce lourd boulet d’avoir ridiculement
grugé la population qu’il s’était pourtant
engagé à remettre sur les rails du progrès. « Honorable
Président de l’Assemblée Nationale, il vous
souviendra que vous nous aviez personnellement promis que l’Institution
que vous présidez allait s’investir pour nous réhabiliter,
mais nous sommes inquiets et déçus ; en outre, c’est
avec un grand regret et une énorme surprise que nous avons
appris la relaxation de la personne qui avait été arrêtée
pour s’expliquer sur le dossier en question, nous vous rappelons
que l’IDC avait régulièrement reçu l’aval
de l’ex-ministre de l’Intérieur Venant Kamana,
c’est ainsi qu’à ce titre, nous sommes en droit
d’exiger à l’Etat burundais de nous rétablir
dans nos droits », alerte leur lettre au vitriol. Pour rappel,
les promoteurs de l’association de micro finance IDC ont
mis la clé sous paillasson après avoir recueilli
près de trois milliards de francs burundais. C’est
autant de magot difficilement collecté par les pauvres hères
et happés en un laps de temps par le parti présidentiel,
CNDD-FDD, pour satisfaire ses inassouvissables appétits
gloutons. Sans y arriver, naturellement. Sinon, il n’y aurait
pas eu d’autres dossiers d’escroqueries haut de gamme.
Notamment l’affaire Falcon 50, le dossier Interpetrol, les
magouilles au sein de la SINELAC, la fraude massive autour de l’exportation
du sucre localement produit (SOSUMO), etc.. Le temps de la sanction
est imminent et le parti coupable devrait payer. C’est aussi
l’esprit de ladite correspondance. Interrogé sur la
mésaventure des foules de gens qui s’étaient
fait rouler dans la farine en s’embarquant dans l’ivre
bateau IDC, le Président burundais Pierre Nkurunziza a curieusement
fait montre d’un cynisme inégalable. « Ces gens
là ont eu ce qu’ils méritaient dans la mesure
où ils se sont laissés séduire par des bandits
qui n’ont fait que leur prendre de l’argent, c’est
leur affaire ; si tu ne fermes pas la porte, le loup entre librement
pour se servir dans l’étable », déclarait-il.
Burundi-enseignement.
La proclamation des résultats du premier trimestre
est remise aux calendes grecques.
Bujumbura le 22 décembre 09 (SurviT-Banguka)
Pour exprimer leur trop-plein de chagrin face à un pouvoir
insensible à leur misère, les enseignants du secondaire
ont décidé de ne pas publier les résultats
du premier trimestre de cette année scolaire. Les élèves
sont donc partis en vacance sans en connaître le niveau de
leurs performances/échecs. «L’heure de vérité a
sonné cette fois, pour savoir qui de la partie gouvernementale
et celle du Conapes a été sincère tout au
long des négociations qui auront duré pratiquement
trois ans ; les syndicats des enseignants du secondaire, tout comme
ceux du primaire d’ailleurs, ne réclament que la mise
en vigueur des engagements déjà signés et
acceptés par les ministères concernés, en
l’occurrence celui de l’enseignement, de la fonction
publique et des finances », explique Philibert Ngezahayo.
Le gouvernement bute sur la question des arriérés
cumulés qu’il doit aux enseignants depuis qu’il
a accepté de revoir à la hausse les grades des enseignants
(transposition), il y a déjà plus de trois ans. La
rétention des résultats scolaires est donc une nième
cartouche, après le traditionnel réflexe de grève à répétition.
Reste qu’au lieu de se mettre à leur écoute,
le gouvernement se méfie toujours éperdument de ces
enseignants qu’il a croit être à la solde de
l’opposition politique dans le seul souci d’éjecter
le parti en fin de règne, CNDD-FDD.
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