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Actualité du 23 janvier 12 (SurviT-Banguka)
Burundi-politique
Le groupe contestataire du parti UPRONA dénonce encore l’attitude du Président statutaire.
Bujumbura le 23 janvier 12 (SurviT-Banguka)
Le Président du parti UPRONA jouerait des coudes pour organiser des réunions des comités provinciaux,
préludes à un imminent et décisif Congrès National. Il s’est engagé à le faire dans toutes les provinces du pays avant
la fin de ce mois de janvier. Mais cette démarche hâtive et peu concertée reste largement contestée, à l’échelle
nationale, par ceux qui, parmi les militants/leaders du parti UPRONA, rêvent depuis longtemps d’un départ précipité de
Bonaventure Niyoyankana et de la tenue d’un congrès national pour le démettre. Quatorze Présidents des comités
provinciaux viennent de dénoncer, par voix d’un mémorandum, sa démarche qu’ils jugent totalement illégale.
Mais Bonaventure Niyoyankana est aussi pressé par le calendrier.
Quels que soient les participants, le Président du parti UPRONA a l’obligation d’avoir organisé un
Congrès du parti avant le 10 mars. Tous les partis politiques sont d’ailleurs sommés de tenir leur congrès avant cette
date pour se conformer à la nouvelle loi régissant les partis politiques au Burundi. Le Ministre de l’Intérieur a
formellement demandé aux leaders de tous les partis agréés de se préparer, en interne, à cette nouvelle législation.
Manifestement, le mois de février devrait être porteur de nombreux changements au sein des partis phare, en l’occurrence
l’UPRONA et le CNDD-FDD, au pouvoir. Selon Tatien Sibomana, la question n’est plus entre le Président du parti et ceux
qui le contestent. « C’est désormais une question qui se trouve entre le parti UPRONA et le pouvoir ; car pour être en
règle avec la nouvelle loi sur les partis, l’UPRONA devra organiser rapidement un congrès national et nous restons
attentifs quant à l’identité de ceux que le Président du parti veut faire participer au congrès attendu », a expliqué
Tatien Sibomana, un des ardents tenants du départ précipité/ou pas de Bonaventure Niyoyankana. Ce dernier est accusé de
complicité ouverte ou de complaisance vis-à-vis du parti présidentiel et ses nombreux dérapages. Mais manifestement,
certains députés UPRONA, même dans les rangs de ceux qui soutiennent l’actuel Président du parti, commencent à prendre
leurs distances et à déplorer énergiquement les exactions du pouvoir CNDD-FDD.
C’est aussi dans ce cadre qu’ils ont organisé une conférence de presse le 20 janvier 2012 à Bujumbura
pour s’exprimer sur certaines questions de brûlante actualité, en l’occurrence le cas Alexis Sinduhije et le dossier lié
à l’assassinat de l’ancien vice-Président de l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques,
OLUCOME. « Alexis Sinduhije doit être relâché immédiatement car aucun élément probant n’est à sa charge si ce n’est qu’un
tardif et ridicule montage du Gouvernement », a déclaré l’honorable Bonaventure Gasutwa. A la même occasion, l’honorable
Charles Nditije a regretté le piétinement du dossier Ernest Manirumva. « C’est un dossier dramatique et honteux qui entache
tout le système judiciaire, nous estimons que les prévenus dans ce dossiers devraient être relâchés et que les plus hauts
responsables de la police cités dans ce dossier devraient être également entendus », a déclaré l’honorable Charles Nditije.
Actualité du 23 janvier 12 (SurviT-Banguka)
Burundi-politique
La justice burundaise revendique l’arrestation du Président du MSD.
Bujumbura le 23 janvier 12 (SurviT-Banguka)
Tout finit par se savoir : près de dix jours après l’arrestation suivie de l’incarcération de l’ancien
journaliste et président du parti MSD, Alexis Sinduhije, en Tanzanie, le Parquet Général de la République, au Burundi,
finit par tout avouer. Comme l’on s’en doutait déjà, c’est sur la demande de la justice burundaise aux services tanzaniens
d’interpole que ce leader de l’opposition a été mis au noir. Elie Ntungwanayo, porte-parole du Parquet Général de la
République l’a déclaré et affirmé le 21 janvier dernier au cours d’une conférence de presse organisée à Bujumbura à cet
effet. «Depuis septembre de l’année dernière, Alexis Sinduhije était déjà recherché par un mandat d’arrêt international,
selon la justice burundaise, trois chefs d’accusation sont à sa charge : l’assassinat de l’ancien représentant de l’OMS
au Burundi, le Docteur Kassy Manlan, l’assassinat de son domestique à son domicile et la circulation d’armes illicites
dans la région des grands lacs », a déclaré Elie Ntungwanayo.
Mais ses accusations tardives et incohérentes restent à l’antipode de la position manifeste du Gouvernement burundais
qui, dès le lendemain de l’arrestation de Monsieur Alexis Sinduhije, avait publiquement affirmé que le Gouvernement n’avait
rien à reprocher à Alexis Sinduhije. « Le Gouvernement burundais n’a aucune responsabilité dans l’arrestation et
l’emprisonnement en Tanzanie de Monsieur Alexis Sinduhije », avait bien déclaré Philippe Nzobonariba, secrétaire général
et porte-parole du Gouvernement.
Au moment où Elie Ntungwanayo justifiait, par médias interposés, l’arrestation du Président du parti MSD, la radio REMA-FM,
courroie de transmission des différents montages du parti présidentiel, CNDD-FDD, décortiquait en boucle un prétendu rapport
onusien, publié en février dernier, qui démontrerait que le leader du MSD est aussi à la tête d’une coalition armée et
décidée à saper le pouvoir de Bujumbura.
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