Actualité du 23 juin 10 (SurviT-Banguka)

Burundi-politique

Le labo à montage fonctionne à plein régime

Bujumbura le 23 juin 10 (SurviT-Banguka)

En dépit de son bilan catastrophique, le parti présidentiel, CNDD-FDD, se prend encore pour un véritable Robin des Bois qui vole au riche pour distribuer aux pauvres. Son candidat pour les présidentielles, unique tant qu’on y est, se dit l’ami du peuple. Il reste sourd aux assourdissants vuvuzela qui dénoncent ses manœuvres frauduleuses pendant les élections communales. Au lieu d’écouter les nombreuses voix discordantes, il active sa machine montage pour lyncher la galaxie des opposants. Les plus curieux l’auront sans doute remarqué sur le site web (passablement relooké) du parti présidentiel, www.abarundi.bi L’auteur (unique depuis toujours, par ailleurs) tente de sérier les opposants pour mieux les fragiliser. Versant comme souvent dans une affabulation maladive, il invente une histoire de milice ourdie par un certain Alexis Sinduhije avec, pour que la mayonnaise prenne, l’appui de deux colonels ex-FAB. Ainsi, l’auteur des articles qui polluent la toile à travers ce site veut faire entendre à Agathon Rwasa, leader du FNL, qu’en usant ses méninges aux côtés d’Alexis Sinduhije dans le cadre de l’ADC, il perd sont temps et creuse, sans le savoir, sa propre tombe. Car il ignore son agenda caché. Dans l’esprit du bidonneur invétéré, Alexis aurait donc une bande de rebelles qui s’entraînent en République Démocratique du Congo pour venir lancer un irrésistible assaut contre Bujumbura et dans la foulée Agathon Rwasa, Alice Nzomukunda et Léonard Nyangoma seraient balayés au même moment. Bien sûr que ça sent le déjà entendu et le pauvre caresse sur la corde ethnique. Mais ça ne tient pas la route car le paramètre ethnie n’a plus bonne pondération dans l’imbroglio burundais. Pendant cette finissante législature, les hutus étaient bien aux affaires et ils ont fait mordre la poussière tout e peuple fait majoritairement de hutus, cela s’entend. Ce ne sont pas les naufrages de Muyinga qui vont démentir. Soit. Dans tous les cas le montage est en route. C’est ainsi que, comme par hasard, au lendemain de la publication de ce papier, la police a saisi dans la commune Buganda de la province Cibitoke, une bande de six garçons, armés d’un fusil kalachnikov, qui affirment rentrer de la République Démocratique du Congo où ils s’adonnaient aux entraînements paramilitaires pour lancer un assaut sur Bujumbura. La police a beau leur montrer qu’ils ne sont que des vulgaires bandits, mais ils refusent net et revendiquent le statut de rebelles, affirmant qu’ils ont même un soutient politique. CQDF. Demain, des innocents seront arrêtés, torturés ou tués.

Burundi-politique

La société civile envisage la suite sous le prisme de la méthode des scénarii

Bujumbura le 23 juin 10 (SurviT-Banguka)

Depuis que les principaux partis d’opposition se sont retirés de la course électorale, le Burundi est dans une impasse totale. Le parti présidentiel fait comme si de rien n’était. Mais la crise est plus que jamais réelle comme en témoignent les crépitements d’armes à feu et d’autres explosions de grenades. Des initiatives se prennent à gauche et à droite pour tenter de trouver l’issue à cette évidente impasse. Le 22 juin 2010, quelques organisations de la société civile ont tenté de mettre les acteurs politiques devant leur responsabilité en scrutant, grâce à la méthode des scénarios, les futurs possibles pour le Burundi. Les débats se menaient à la lumière d’une réflexion d’un consultant, en l’occurrence le professeur Siméon Barumwete. Qu’il s’agisse de la réflexion du consultant ou des commentaires des experts (Emile Mworoha, Christophe Sebudandi, Pascasie Kana et Paul Ngarambe) invités pour éclairer la lanterne des participants, tout le monde s’accorde sur l’éventualité d’un scénario catastrophe, dans l’hypothèse où le Chef de l’Etat continuerait à faire sourde oreille et d’un scénario bonheur, dans l’hypothèse où les différents acteurs privilégieraient le dialogue. « Pour être concret, le scénario optimiste serait d’espérer le retour de l’UPRONA et de l’Adc Ikibiri (ou une partie) dans la course électorale en vue d’un processus électoral apaisé et la pire des éventualités est celle où le Cndd-Fdd et la Ceni banaliseraient les allégations portées contre eux et préfèreraient conduire le processus électoral tel que prévu mais avec un seul parti. Cela aurait naturellement des conséquences graves notamment sur les plans politiques, économiques, diplomatiques et sociales », fait remarquer Siméon Barumwete. De son point de vue, le professeur Christophe Sebudandi estime que la véritable question n’est pas basée sur les fraudes mais sur autre chose plus structurelle. « En réalité, l’on doit se demander si au Burundi il y a moyen d’organiser réellement des élections libres et démocratiques car ceux qui sont au pouvoir sont convaincus que s’ils le lâchent, ils vont perdre le contrôle de tous les moyens (financiers, humains, recours facile à la violence, violations des droits humains, etc.) », explique-t-il.


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 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 septembre, 2009
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 1 septembre, 2009
Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 18 septembre, 2009
Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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