Actualité du 24 février 2010 (SurviT-Banguka)

Burundi-sécurité

Pullulement massif d’armes à feu en provenance du Congo Démocratique

Bujumbura le 24 février 2010 (SurviT-Banguka)

Au chapitre sécuritaire, la situation au Burundi reste encore préoccupante. Des cas d’assassinats, de viols et de vols à main armée continuent à se faire remarquer en particulier dans la mairie de Bujumbura où des jeunes cagoulés et armés de fusils s’introduisent dans les ménages pour terroriser et dépouiller systématiquement les habitants de tous biens. D’aucuns estiment que cette situation est due aux nombreuses armes illicites toujours détenues par les civils malgré la récente campagne de désarmement qui, aux yeux de nombreux observateurs, n’aurait pas permis de réduire l’inquiétant arsenal. Au lieu de se laisser désarmer, la population civile s’arme de plus belle. C’est ainsi que le général Zénon Ndabaneze qui dirige la commission chargée de désarmement a annoncé le 20 février 2010 que le processus de désarmement va reprendre avec plus de détermination afin de pouvoir organiser des élections en toute sécurité. Pour mieux se livrer au braquage à main armée et profiter de l’impunité ambiante pour régler leurs comptes, les Burundais se tournent vers le Congo démocratique voisin afin de s’approvisionner en armes. Selon des sources policières et administratives, des armes à feu en provenance de la voisine RD Congo entrent massivement dans les différentes communes de Cibitoke (nord-ouest de Bujumbura). Certains indices témoignent de ce mouvement de réarmement : selon le policier chef de poste Rugombo, un fusil de type Kalachnikov a été saisi la semaine dernière dans le secteur Mparambo I en commune Rugombo aux abords d’une traversée sur la rivière Rusizi située à la frontière burundo-congolaises. Ce trafic a été démasqué grâce à la collaboration d’un habitant de la localité qui a renseigné la police après avoir été sollicité pour acheter l’arme se trouvant dans un des bagages d’un congolais à qui il avait donné hébergement.

Burundi-élections

La Commission électorale continue à déblayer le terrain

Bujumbura le 24 février 2010 (SurviT-Banguka)

Au lendemain de la publication des résultats de l’opération d’enrôlement des électeurs, la CENI met sur pied d’autres dispositifs en vue de bien piloter le processus électoral. Le Centre de traitements des données (CTD) de l’opération d’enrôlement des électeurs est en effet en cours de montage dans les locaux de l’Ecole nationale d’Administration (ENA), ex-CPF. Un expert en logistique électorale délégué par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) est en train de superviser l’installation des 180 ordinateurs prévus pour la saisie des données de l’opération d’enrôlement qui s’est déroulée sur tout le territoire du 21 janvier au 09 février 2010. Aujourd4hui, 171 ordinateurs sont déjà installés. Parallèlement, on assiste à la mise en place d’un dispositif policier pour la sécurisation des opérations électorales. Le 12 février 2010 lors l’évaluation de l’opération d’enrôlement des électeurs par le président de la CENI, celui-ci avait rappelé que la constitution du fichier électoral est au cœur du processus électoral. Le fichier électoral étant composé des données de l’opération d’enrôlement, de l’établissement des listes électorales, de l’affichage des listes provisoires d’électeurs, de la constitution des listes définitives, de la distribution des cartes d’électeurs, de la commande et de l’impression des bulletins de vote ainsi que de la déclaration et du dépôt des dossiers de candidatures par les partis politiques et les indépendants. Selon les prévisions de la CENI, le Centre de traitements des données pourrait être inauguré solennellement cette semaine prochaine.

Rwanda-génocide

Une femme rescapée raconte son calvaire

Bujumbura le 24 février 2010 (SurviT-Banguka)

Une femme tutsie citée par l'accusation dans le procès de l'ex-ministre du Plan, Augustin Ngirabatware, a décrit, le 23 février 2010, devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) son lot quotidien d'insultes et humiliations dans les services gouvernementaux, où elle travaillait avant le génocide de 1994. « Tous les Tutsis (du département) étaient insultés, humiliés. On nous humiliait ouvertement au su et au vu des autorités », a raconté la dame, désignée, pour son témoignage, par le nom de code ANAP. Elle a, par inadvertance, mentionné clairement le service dans lequel elle travaillait mais le juge président tanzanien, William Hussein Sekule, a ordonné que cette précision soit placée sous scellé pour éviter de divulguer l'identité de ce témoin protégé. « J'ai toujours vécu la peur au ventre », depuis le déclenchement, en octobre 1990, de la rébellion du Front patriotique rwandais (FPR), actuellement au pouvoir, a témoigné ANAP. Ce sentiment de peur a atteint son paroxysme après la mort du président Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994, selon la déposition. « J'étais tutsie, j'étais accusée d'appartenir au FPR, j'avais toutes les raisons d'avoir peur », dans les heures suivant l'assassinat du chef de l'Etat. C'est ainsi, a-t-elle dit, qu'elle est allée se cacher chez une voisine, première étape de son calvaire durant le génocide. Lorsque la chambre a ordonné le huis clos pour la suite de l'audition, ANAP, qui jouit actuellement de la nationalité belge, n'avait pas encore porté d'accusations directes contre l'ex-ministre.
Avant le début de cette déposition, Peter Herbert, l'avocat principal britannique de Ngirabatware, avait fait remarquer que les renseignements personnels figurant sur la fiche d'identification établie par le témoin pour son audition étaient différents de ceux fournis aux autorités belges, au cours du processus de naturalisation. La chambre n'a pas permis de débat sur la question mais Me Herbert y reviendra certainement lors du contre-interrogatoire. Inculpé de crimes de génocide et de crimes contre l'humanité, Ngirabatware qui clame son innocence, est accusé d'avoir incité aux massacres de Tutsis dans sa région natale de Gisenyi (nord) et d'avoir détourné des fonds publics au profit des miliciens Interahamwe, principaux bras armés du génocide


 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 septembre, 2009
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 1 septembre, 2009
Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 18 septembre, 2009
Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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