Actualité du 24 septembre 09 (SurviT-Banguka)
Burundi-médias: Tabu Abdalah Manirakiza exige des mea culpa à la
radio publique africaine
Bujumbura le 24 septembre 09 (SurviT-Banguka)
Pour avoir osé braquer les projecteurs sur le récent
mariage du ministre burundais du Plan, Tabu Abdalah Manirakiza
(militant hyper actif du CNDD-FDD au pouvoir à Bujumbura),
la Radio Publique Africaine (RPA) est sommée de faire rapidement
amende honorable vis-à-vis de ce grand commis de l’Etat.
C’est le Conseil National de Communication (CNC), piloté par
Vestine Nahimana (une autre militante zélée du parti
aux affaires), qui lui intime l’ordre de s’exécuter
endéans trois jours. Une lettre de sommation lui a été adressée
le 18 septembre et le délai devrait expirer le 22 septembre. «C’est
en réalité une façon de montrer que nous restons
dans la ligne de mire du pouvoir et c’est aussi une façon
de nous intimider, particulièrement en cette période
de pré campagne électorale et je me demande ce qu’il
en sera demain au moment des élections…tout cela montre
que le CNC ne devrait pas rester aux mains des militants du parti
présidentiel », explique Emmanuel Nsabimana, directeur
de la RPA.
Le jour du mariage dudit ministre, la radio publique
africaine avait en effet signalé que son ancienne épouse
vivant en Suisse, Riziki Umurutasate, avait porté plainte,
arguant que la procédure de divorce était toujours
en cours. Cela a été confirmé par Maître
Prosper Niyoyankana, son avocat. Le CNC a considéré ce
reportage comme une véritable immixtion dans la vie privée
du ministre, ce que réfutent énergiquement les responsables
de la radio indexée.
«L’information diffusée
sur la RPA était professionnellement traitée et bien équilibrée
en ce sens qu’elle contenait aussi l’avis du ministre
sur la question, le point de vue de la plaignante et d’un
ami du ministre en question en l’occurrence Stève
Decliff…et puis c’est un ministre qui s’est marié officiellement
dans un contexte pas très clair, ce n’était
pas si privé que ça, car, si quelque chose lui était
arrivé, on devrait aussi en parler », précise
Emmanuel. Reste qu’au moment où la RPA planchait sur
le dossier, Stève Decliff, l’ami personnel du ministre
du Plan, a volé à son secours en soulignant que le
divorce a bien eu lieu en Suisse.
Burundi – sécurité: Zoom sur le degré de criminalité au mois d’août
dernier
Bujumbura le 24 septembre 09 (SurviT-Banguka)
Le général Alain Guillaume Bunyoni, ministre burundais
de la Sécurité publique a organisé, le 22
septembre à Bujumbura, une conférence de presse pour
faire le point sur l’insécurité qui semble
prendre l’ascenseur depuis le mois d’août dernier.
Certes, ses services n’ont pas enregistrés toutes
les nombreuses données y relatives, mais il reconnaît
que la situation vire progressivement au rouge. Plusieurs dizaines
de cas de grave criminalité ont été observés
dans dix provinces sur dix-sept que compte le pays et ont provoqué un
grand émoi au sein de la population. Selon le ministre de
la Sécurité, les auteurs de ces différents
forfaits sont en détention.
Mais malheureusement, d’autres
courent toujours, jouissant d’une révoltante complicité de
certains policiers ou d’autres administratifs égarés.
De l’avis du Secrétaire général de la
cour suprême, Elie Ntungwanayo, l’infraction de viol
a été la plus récurrentes, perpétrée
avec 13 cas dont quatre à Makamba, trois à Bubanza,
deux à Kayanza et deux autres à Kirundo. Les crimes
d’assassinats viennent en deuxième position avec six
cas dont deux à Kayanza et deux à Kirundo. Les tentatives
de meurtres sont au nombre de quatre dont deux cas à Kayanza.
Trois infanticides ont été enregistrés pendant
cette période dont deux à Gitega. Au niveau des provinces,
c’est la province Kayanza qui a connu le plus d’infractions
(sept cas). Les provinces de Gitega (six cas) et Kirundo (six cas)
viennent en 2ème position.
On évoque aussi des cas
d’enlèvement de mineurs, de parricide, de tentative
de meurtre, d’incendie suivi de mort, d’anthropophagie,
de détention de chanvre, de falsification de billets de
banque et de détention illégale d’armes. Un
communiqué du parquet général de la République
publié au même moment indique que tous ces dossiers
suivent le cours normal d’instruction. Pour mieux rendre
compte à la population sur les actions que le ministère
public mène pour venir à bout de la criminalité galopante
dans le pays, il a pris l’initiative de publier mensuellement
le bilan de son action. Le Parquet général de la
République a, quant à lui, mis en place un système
d’information périodique sur les actions du ministère
public en la matière.
.
|