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Actualité du 24 novembre
09 (SurviT-Banguka)
Burundi-politique
Le ministre de l’Intérieur passe à l’acte
Bujumbura le 09 (SurviT-Banguka)
C’était prévisible. Le parti CNDD-FDD devrait à tout
prix museler la société civile qui n’arrête
de lever un coin de voile sur les multiples dérapages du
pouvoir. Pour avoir été à l’avant-garde
de la dénonciation des assassins d’Ernest Manirumva,
vice-président de l’OLUCOME, pour avoir énergiquement
déploré l’attitude du gouverneur de Kayanza,
Senel Nduwimana, qui a lâché une meute de policiers
sur un paisible citoyen, Salvator Sabiriho, battu à mort
le mois dernier, pour avoir dénoncé sans réserve
les irrégularités qui entourent le processus de consultations
nationales en vue d’amener les Burundais à se fixer
sur les mécanismes de justice transitionnelles, le Forum
pour le renforcement de la société civile (FORSC)
est rayé de la liste des associations burundaises de la
société civile. Le ministre de l’Intérieur,
Edouard Nduwimana a pris cette injuste décision le 23 novembre
2009.
Burundi-sécurité
Le parti présidentiel banalise le SOS de la société civile
Bujumbura le 09 (SurviT-Banguka)
Le cynisme outrecuidant du parti présidentiel face aux
menaces d’assassinat qui pèsent sur les leaders de
la société civile
burundaise, en l’occurrence le Délégué général
de FORSC, n’a d’égal que la détermination
du même parti politique à tétaniser l’électorat
pour gagner haut la main en 2010. Cela fait en effet plusieurs
jours que Pacifique Nininahazwe, Délégué Général
du Forum pour le Renforcement de la Société Civile
(FORSC) fait objet d’une inquiétante filature et de
sérieuses menaces d’assassinat. Bien plus, des hommes
en tenue civile et bien armés rôdent constamment autour
de son domicile, proférant, de manière ostentatoire,
des menaces formelles de son lynchage. Selon toute logique,
le ressort de ce noir projet d’élimination de Pacifique
Nininahazwe est sa remarquable détermination dans le combat
pour l’identification des assassins de l’ancien vice-président
de l’OLUCOME, Ernest Manirumva. Le responsable en chef du
FORSC est donc en danger de mort et il l’a déjà signifié aux
instances de police en vue d’une éventuelle protection.
Mais hélas, il n’a eu aucune réaction jusqu’ici.
Curieusement, par rapport à cette sinistre intention, le
parti présidentiel, CNDD-FDD, réagit par un cynisme
outrecuidant : « Il n’y a personne qui veut éliminer
le Délégué Général du FORSC,
c’est simplement une façon de diaboliser le pouvoir
en faisant allusion à la persistance de l’insécurité dans
le pays et par conséquent à son incapacité de
protéger les citoyens, mais c’est du bluff »,
explique Daniel Gélase Ndabirabe, Secrétaire Général
du parti CNDD-FDD. De son côté, Jean Gaudence Sindayigaya,
Chef de Cabinet au ministère burundais des Relations Extérieures,
renchérit en considérant que le DG du FORSC se dit
menacé pour alerter l’opinion nationale et internationale
afin de pouvoir se frayer une voie d’exil et obtenir, illico
et facilement, son visa. « Nous savons bien que ceux qui
veulent fuir le pays se disent menacés afin que les Européens
leur donnent facilement le visa, ce n’est pas bien »,
fait-il remarquer.
Burundi-processus de paix
La boucle est bouclée
Bujumbura le 09 (SurviT-Banguka)
Le rideau va prochainement tomber sur le long, coûteux et
laborieux processus de paix au Burundi. C’est déjà l’heure
des comptes pour la République Sud-africaine, parrain en
chef du processus. Charles Nqakula, ancien ministre de la Défense
de l’Afrique du Sud et facilitateur du processus de paix
au Burundi, a, finalement, présenté, à la
fin de la semaine dernière, le rapport final de son pays
sur le processus de paix au Burundi, lors du Sommet de la Communauté de
l’Afrique de l’Est tenu à Arusha en Tanzanie.
L’ancien ministre de la Défense s’adressait
aux dirigeants de l’initiative régionale pour la paix
au Burundi, en l’occurrence les Présidents ougandais
Yoweri Museveni et tanzanien Jakaya Kikwete.
Officiellement, la présentation de ce rapport final marque
la fin de près de dix ans d’engagement de l’Afrique
du Sud dans le processus de paix au Burundi, indique un communiqué publié par
l’Afrique du Sud. Pour rappel, cet engagement était
initialement piloté par l’ancien président
Nelson Mandela, puis son adjoint Jacob Zuma. Ces deux leaders sud-africains
ont négocié le premier accord global de cessez-le-feu
entre les mouvements en conflit armé au Burundi. L’Afrique
du Sud a été mandaté par l’Initiative
régionale comme facilitateur du processus de paix au Burundi
et son mandat prend fin le 31 décembre 2009. Comme autre
résultat de son engagement les Forces nationales de libération
(FNL), dernier mouvement armé au Burundi, sont rentrées
au pays. Le FNL a été accrédité comme
parti politique et se prépare à participer aux élections
prévues en 2010, ajoute-t-il. Le communiqué rappelle
aussi que plusieurs centaines de soldats de la Force nationale
de défense sud-africaine (SANDEF), qui étaient déployés
au Burundi en tant que Force spéciale de l’Union africaine
(AU-STF), sont retournés en Afrique du Sud après
avoir conduit les travaux du Mécanisme conjoint de vérification
du processus DDR. Plus de 100 soldats de la SANDEF sont encore
au Burundi pour la protection rapprochée de M. Agathon Rwasa,
président du parti FNL, de son adjoint ainsi que de la permanence
nationale des FNL, selon le communiqué. Ils quitteront également
le Burundi le 31 décembre 2009. Mais la paix reste encore
un immense défi pour le Burundi, car rien n’exclut
que le terrible cycle de violence soit relancé dans quelques
mois dans l’euphorie de la campagne électorale que
chacune des nombreuses milices déjà mises sur pied
voudra dominer pour hisser au pi édestal son parti fétiche.
Rwanda – génocide
La Conférence Internationale pour la Région des
Grands Lacs salue l’arrestation en Allemagne des deux leaders
des FDLR
Bujumbura le 09 (SurviT-Banguka)
La Conférence internationale sur la région des Grands
lacs (CI/RGL), dont le siège est à Bujumbura, vient
d’exprimer, via un communiqué de presse, son appréciation
pour l’arrestation par le gouvernement d’Allemagne
des deux leaders des Forces démocratiques pour la libération
du Rwanda (FDLR) ex-FAR/Interahamwe, M. Ignace Murwanashyaka
et son adjoint, M. Straton Musoni. L’arrestation des deux
leaders des FDLR ex-FAR/Interahamwe constitue un pas important
dans la
lutte contre les crimes de génocide, les crimes contre l’humanité,
les crimes de guerre et la lutte contre l’impunité dans
la région comme le prévoit le Pacte sur la sécurité,
la stabilité et le développement dans la région
des Grands lacs. La Conférence internationale sur la région
des Grands lacs voudrait féliciter le gouvernement d’Allemagne
et lancer un appel aux autres pays européens et du monde
entier qui continuent à abriter les leaders des FDLR ex-FAR/
Interahamwe de faire de même. Cela permettra de mettre fin à la
présence des groupes armés illégaux et autres
forces négatives qui ont commis le génocide au Rwanda
et continuent à commettre des atrocités contre la
population civile et des actes de violences sexuelles contre
les femmes et les enfants à l’est de la RDC.
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