Actualité du 24 décembre 09 (SurviT-Banguka)

Burundi-justice transitionnelle

La boucle est bouclée au chapitre des consultations nationales

Bujumbura le 24 décembre 09 (SurviT-Banguka)

Après six mois de consultations marathon, les membres du comité tripartite de pilotage (gouvernement, société civile et Nations Unies) affirment qu’ils ont fait le tour de tout le pays. Il ne reste plus qu’à interroger les Burundais de la diaspora sur les modalités de mise en place des mécanismes de justice transitionnelle (tribunal spécial et commission vérité/réconciliation). Ce travail devrait être fait dès les premières semaines de l’année 2010. Les Burundais résidant en Afrique seront consultés à Dar es-Salaam en Tanzanie au moment où ceux de l’Europe seront attendus à Bruxelles en Belgique. Les Burundais de la diaspora qui vivent en Amérique du Nord seront attendus à Montréal au Canada. Le rapport définitif sera donné à qui de droit vers la fin du mois de mars 2010. Les membres du comité tripartite se disent donc globalement satisfaits du travail abattu. Le taux de participation s’évalue à plus de 80%. Pour rappel, les personnes interrogées s’élèvent à 5.000 sur une population de plus de 8 millions d’habitants. C’est un échantillon qui avait été proposé par un cabinet d’experts « Africa label group » avec une notoire consigne de respect des équilibres ethniques et de genre. « Ces consultations n’avaient pas l’objectif de savoir si les Burundais veulent ou pas la Commission Vérité et Réconciliation et le Tribunal pénal car cela a été déjà convenu entre le gouvernement et les Nations Unies ; il s’agit plutôt d’enregistrer les souhaits de la population par rapport aux formes que devraient avoir ces institutions et les réparations envisagées », rappelle Alpha Fall, représentant les Nations Unies au sein du comité tripartite de pilotage, Mais vues du côté de la société civile, ces consultations restent entourées d’un véritable flou artistique, tant et si bien que certains se méfient déjà de leurs résultats et de leur éventuelle efficacité. Alors qu’on s’attendait à ce que tout se passe dans la transparence, les observateurs de la société civile ont été soigneusement tenus à l’écart et rien n’a pratiquement filtré sur les questions posées et les réponses données. C’est ainsi qu’il y a toujours une brèche pour celui qui voudrait tordre les résultats pour faire dire aux personnes consultées ce qu’elles n’ont pas dit réellement.

Burundi-finances

Approche critique de la loi budgétaire, exercice 2010

Bujumbura le 24 décembre 09 (SurviT-Banguka)

Fulgence Dwima Bakana, président de la Cour des comptes au Burundi, déplore énergiquement les nombreuses zones d’ombre qui émaillent la loi budgétaire pour l’exercice 2010. Invité par l’Assemblée Nationale pour donner sa lecture de ce projet de loi, Fulgence Dwima Bakana déplore, d’une part, l’inquiétant retard observé dans l’analyse de ce projet de loi. La dernière session parlementaire est en effet appelée session budgétaire. Mais curieusement, ce projet de loi n’était même pas à l’agenda au moment du démarrage des travaux en octobre dernier. « Alors qu’il devrait être déposé à l’Assemblée nationale au début de la session d’octobre, il est arrivé à cette chambre basse du parlement deux semaines avant la fin de cette session ; et il doit être voté avant la fin de l’année, les parlementaires n’auront donc pas assez de temps pour analyser en long et en large cette importante loi puisqu’ils commenceront les vacances parlementaires au mois de janvier », fait remarquer Fulgence Dwima Bakana. Au regard de ce projet de loi, il est clair que le gouvernement burundais a résolument pris l’option de sucer la population en majorant exagérément le prix de certains documents usuels. Alors que le même gouvernement a excessivement fait grimper l’impôt véhicules et le prix de la carte d’immatriculation en les faisant passer de 20.000 à 140.000 FBU en 2009, le voilà qui revient à la charge, en 2010. Comme le prévoit le projet de loi budgétaire en question, le prix du permis de conduire passe de 5000 à 50.000 Fbu et même ceux qui l’ont déjà seront obligés de l’acheter de nouveau (absurde !) et le prix du passeport passe de 50.000 à 100.000 Fbu. N’ayant plus de bailleurs enclins à mettre la main à la poche sans être regardants sur la page « gouvernance, droits de l’homme, détournement », son véritable talon d’Achille, le pouvoir en place se voit obligé de sucer le peuple à l’infini pour financer son budget de fonctionnement. C’est plus que cynique.


 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
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Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
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Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
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Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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