Actualité du 25 juin 10 (SurviT-Banguka)

Burundi-élections

La CENI promet de s’améliorer

Bujumbura le 25 juin 10 (SurviT-Banguka)

La commission électorale reconnaît finalement ses nombreuses erreurs dans l’organisation des élections communales du 24 mai. Mais elle exclut toute éventualité de les reprendre car, dit le président de la CENI, Pierre Claver Ndayicariye, ces erreurs ne sont pas de nature à remettre en cause les résultats du scrutin. Il l’a déclaré le 24 juin 10 à l’occasion d’une réunion que la CENI a organisée à l’intention des partis politiques. Comme d’aucuns s’y attendaient les partis politiques regroupés au sein de l’alliance démocratique pour le changement (ADC) n’ont pas répondu à l’invitation de la CENI qu’ils ne reconnaissent plus. Mais le parti UPRONA y avait dépêché Mme Concilie Nibigira, vice-présidente.

Ragaillardie par la présence des partis satellites du CNDD-FDD et de l’UPRONA qui conteste les résultats du premier scrutin, la CENI leur a solennellement adressé son mea culpa pour ses erreurs avérées. Ellepromet de s’améliorer pendant les prochains scrutins. « Nous reconnaissons qu’il y a eu des maladresses pendant les élections communales ; nous tenons à rectifier le tir et c’est pourquoi nous avons refaits les isoloirs pour que le vote soit réellement secret, nous veillerons au respect des heures de vote et le matériel sera sur place et en quantité suffisante avant le début du vote ; en outre, tout le matériel utilisé sera récupéré par la CENI juste après les opérations de vote » , confie Prosper Ntahorwamiye, commissaire chargé de la Communication au sein de la CENI.

L’UPRONA a profité de l’occasion pour poser la question des procès-verbaux qui restent inaccessibles. Et Pierre Claver Ndayicariye de répondre : « nous avons ces fameux PV, mais nous ne pouvons pas les donner à tous les mandataires des partis politiques, nous ne pouvons même pas les afficher car il seraient déchirés au même instant, je vous propose dedésigner un représentant des partis politiques en compétition pour que je puisse lui donner le PV ».

Burundi-politique

Agathon Rwasa suscite toujours des inqui études et des tirs nourris à l’ouest.

Bujumbura le 25 juin 10 (SurviT-Banguka)

Deux jours après la mystérieuse disparition d’Agathon Rwasa, leader du parti FNL, le mystère est toujours total sur l’endroit où il pourrait se trouver aujourd’hui. Alors que certaines sources déclarent qu’il se serait barré via les collines qui surplombent la ville de Bujumbura (son repaire historique), d’autres indiquent qu’il se serait volatilisé dans la nature, en voguant vers la République Démocratique du Congo. Cette deuxième éventualité paraît la plus probable. Car des signes de tension ou plus exactement d’insécurité se font déjà remarquer dans la plaine de l’Imbo, proche de la RDC. La nuit du 23 juin 10, la police indique que des éléments mal identifiés ont attaqué ses positions dans divers endroits. Des tirs nourris ont été entendus toute la nuit. La police ignore encore l’identité des assaillants tout en reconnaissant qu’il s’agit des actes de terrorismes qui s’inscrivent dans la droite ligne desabotage du processus électoral. La population est encore en proie à une peur panique. Mais selon Jean Bosco Havyarimana, porte-parole du FNL, Agathon Rwasa est bel et bien dans le pays. « C’est étonnant d’entendre des gens qui disent que le leader FNL est en fuite, moi je sais qu’il est en congé de quinze jours et que comme tout homme libre il a le droit d’aller où il veut quand il veut sans devoir rendre des comptes à personnes ; il n’a pas fui et il n’a pas l’intention de fuir ; je me dis que ceux qui propagent de telles rumeurs sont ceux qui lui avaient préparé un piège et qui ne savent plus quoi faire », explique-t-il.

Burundi-sécurité

L’apostrophe du ministre de la Défense.

Bujumbura le 25 juin 10 (SurviT-Banguka)

La guerre est décidément à la porte de Bujumbura. Toutes les conditions semblent être réunies pour que la situation s’embrase avant que le scrutin des présidentielles n’ait lieu. Conscient de la gravité de la situation, le lieutenant général Germain Niyoyankana, ministre burundais de la Défense et des Anciens Combattant a interpellé les uns protagonistes pour leur dire de tout faire pour baisser la tension et privilégier la voie du dialogue. Dans une conférence de presse qu’il a organisée le 24 juin à Bujumbura, il a énergiquement déploré et condamné l’alternative de la violence. « Je parle en connaisseur car je sais où le conflit armé nous a conduit, je le sais plus que qui conque, c’est pourquoi je dis aux uns et aux autres de tout faire pour privilégier la voie du dialogue car la guerre ne mène qu’à la catastrophe », explique-t-il. En se montrant si pessimiste, le ministre burundais de la défense et des ancienscombattants a montré à ceux qui doutaient encore, qu’il y a péril à la demeure.

 
     
     
     
     
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