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Actualité du 25
août 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-politique
Le président de l’UPRONA demande à ses militants
de dépassionner le débat autour des candidats à la
première vice-présidence.
Bujumbura le 25 août 10 (SurviT-Banguka)
Bien que sa représentation reste relativement faible dans
les institutions, du moins par rapport à la part du lion
qui reviendra à qui l’on sait déjà,
le parti UPRONA ne manquera pas de polariser tous les espoirs des
nombreux sans voix qui attendront qu’il veille au respect
strict des normes et autres règles de gestion démocratiques
du pays tout au long de cette législature qui vient. Mieux
que le parti présidentiel CNDD-FDD, toujours égal à lui-même
et duquel on attend plus d’autres surprises sur le terrain
de la gouvernance et du respect des droits humains, le parti UPRONA
devrait en effet se savoir constamment dans la ligne de mire du
citoyen Lambda qui attend qu’il tire sur la sonnette d’alarme
dès que le glas sonnera pour les innocents ou encore pour
ce qui reste des deniers publics.
C’est entendu. A priori, le directoire
de ce parti du Prince Louis Rwagasore devrait l’avoir toujours à l’esprit.
Et pour preuve. Les médias le lui rappellent à souhait,
en scotchant constamment œil et oreille sur les murs de la
grande permanence nationale de Kumugumya (mairie de Bujumbura)
afin de scruter, à la loupe, et récolter minutieusement
ce qui s’y trame à la veille de la désignation
du nouveau premier vice-président de la République,
pressenti comme issu, une fois de plus, de ce parti. Voilà pourquoi les coups de pioche médiatiques se
multiplient ces derniers jours. Et il semble qu’il y a de
quoi se mettre sous la dent. Surtout qu’il s’agit de
l’UPRONA. Rien n’est dit, par exemple, du vrai faux
parti FRODEBU-Nyakuri qui a eu le culot d’aligner un candidat
d’un autre parti (Ntidendereza, alias Kabuhariwe, président
ALIDE) comme tête de liste des députés à Bururi.
Rien. Seul l’UPRONA reste sous les feux de la rampe. Les
militants ne s’accordent pas encore sur le candidat. C’est
ainsi que pour montrer que le parti UPRONA n’est pas un parti
comme les autres, les médias en font déjà les
choux gras. Qu’y recueillent-ils au finish ? Une vingtaine
de candidats aspireraient ouvertement au poste du premier
vice-président
de la République. Mais le Chef de l’Etat n’a
besoin que de trois candidats seulement pour pouvoir jeter
son dévolu sur le candidat de son choix. Une certaine frange
de militants tient à ce que le candidat soit démocratiquement
désigné par le Comité Exécutif, alors
qu’une autre voudrait laisser au président du parti
le soin d ’aligner les candidats de son choix.
Dans tous les
cas, Yves Sahinguvu, actuel premier vice-président de la
République, semble être privilégié même
si certains autres candidats comme Térence Sinunguruza et
Bernard Busokoza reviennent souvent. Dans la foulée, comme
pour ramener les militants à la raison, l’honorable
Bonaventure Niyoyankana, président de l’UPRONA, demande
aux uns et aux autres de se calmer pour et de ne pas agir
par passion en cette période décisive pour l’avenir
du pays. « Il est inutile de nous chamailler inutilement
sur le choix des candidats, le plus important est que nous puissions
nous entendre sur un seul candidat qui réponde aux critères
exigés par l’autorité qui décide en
dernier ressort et c’est seulement le Chef de l’Etat »,
explique-t-il.
C’est, s’empresse à rétorquer
Gaston Sindimwo, secrétaire exécutif du parti, le
docteur Yves Sahinguvu ; c’est d’ailleurs cette même
personnalité qui avait été choisi pour les
présidentielles. De son côté, Mme Concilie
Nibigira, vice-présidente de l’UPRONA menace de claquer
la porte si le candidat n’est pas désigné dans
la transparence. Elle déplore déjà, la façon
dont Pontien Niyongabo et François Kabura ont respectivement
intégré le Bureau du Sénat et de l’Assemblée
Nationale. « Je n’étais au courant de rien »,
s’indigne-t-elle.
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