Burundi-politique

Le ministre de l’Intérieur met le pied dans le plat

D’aucuns estiment que le ministre burundais de l’Intérieur aurait rendu un très mauvais service au parti présidentiel, CNDD-FDD, en décidant d’annuler le décret d’agrément du Forum de Renforcement de la Société Civile (FORSC). Car la mesure est à la fois peu responsable et lourde de conséquences, non seulement pour la personne même du Ministre, mais aussi pour l’image du Burundi, qui est pourtant encore à redorer. A part que cette mesure manque cruellement de fondement juridique, elle constitue en effet une flagrante provocation et une preuve matérielle de l’absence du respect des libertés publiques au Burundi. Pire encore, cette insoutenable décision prouve à suffisance que, dans cette République bananière, « l’argument de la force prime sur la force de l’argument ». « Cette décision réconforte dans leur position, ceux qui doutent encore de la volonté réelle des pouvoirs publics à s’engager résolument dans la ligne de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, des conventions internationales en rapport avec les droits et libertés et dans l’application des dispositions de la Constitution du Burundi », explique le Président de l’OAG Onesphore Nduwayo. Il s’agit, à n’en pas douter, d’une preuve matérielle d’un recul notoire sur le terrain encore fragile de la démocratie. «Au moment où les organisations de la société civile n’avaient pas encore dépassé le deuil de feu Ernest Manirumva, ancien vice-président de l’OLUCOME assassiné le 8 avril dernier, cette décision du Ministre pousse plus loin le cynisme et porte un coup de poignard dans leur dos en voulant les réduire au silence », renchérit Gertrude Kazoviyo. Selon de nombreux observateurs, le FORSC est victime de son inflexible détermination à s’investir sans compter pou faire éclater la vérité sur l’assassinat d’Ernest Manirumva et de nombreux autres citoyens fauchés comme des mouches sans que l’administration ne sourcille. Le laxisme affiché par les autorités du Ministère de l’Intérieur pour traquer les membres de son administration qui s’en prennent à la vie des paisibles citoyens et s’adonnent à la perturbation de la sécurité en menaçant la population déçoit et attriste. Dès l’annonce de cette mesure, cinq principaux partis politiques (FRODEBU, UPRONA, MSD, CNDD, FNL) ont sorti une déclaration pour déplorer l’attitude du ministre. Quant aux associations de la société civile, elles ont, du coup, décidé de suspendre leur participation dans l’exécution des projets du gouvernement dans lesquels elles étaient engagées aux côtés du gouvernement, notamment le comité tripartite de pilotage des consultations nationales pour la mise en place des mécanismes de justice traditionnelle, le comité technique de suivi des consultations nationales, le comité de pilotage conjoint des projets Peace Building fund et le mécanisme national de suivi évaluation du projet cadre de dialogue, etc.

 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
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LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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