| |
Actualité du 26 janvier 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-UPRONA
Martin Nduwimana dans ses petits souliers
Bujumbura le 26 janvier 10 (SurviT-Banguka)
L’ancien Premier Vice-Président burundais, Martin
Nduwimana est décidément mal-aimé au sein
de sa formation politique (UPRONA) à laquelle il veut pourtant
s’accrocher, y compris avec les dents. Après avoir
quitté vaille que vaille son fauteuil de Vice-Président
pour laisser la place au Docteur Yves Sahinguvu, d’aucuns
croyaient qu’il a déjà décroché pour
une éventuelle reconversion dans un autre secteur. Hormis
ses parutions ostentatoires aux côtés de son ami Pierre
Nkurunziza dans de longues séances de prières (comme
récemment à Kibimba), Martin Nduwimana s’était
presque totalement effacé. Ce n’est que le week-end
qu’il a rebondi dans les rangs des upronistes ressortissants
de la commune Mugamba pour briguer la présidence de la cellule
d’appui communales (Cap). Mais c’était plutôt
pour prendre la mesure du niveau d’érosion de son
capital confiance vis-à-vis des militants de ce parti revigoré (après
une phase de réunification réussie) même au
sein de ses corégionnaires. En dépit de sa stature
d’ancien vice-président de la République, les
Upronistes lui ont préféré un certain Angelo
Hajayandi jugé comme étant la personne qui incarne
le mieux la vision de ce parti qui, depuis quelques temps, surfe
sur les vagues du succès. Certains observateurs considèrent
Martin Nduwimana comme un pion du CNDD-FDD qui aurait la sournoise
mission de dynamiter, du dedans, le parti UPRONA.
Burundi-sécurité
Guerre ouverte entre gangs de jeunes politisés
Bujumbura le 26 janvier 10 (SurviT-Banguka)
Alors que certains discours politiques situent déjà le
Burundi en phase post conflit, voilà que le pyromane parti
présidentiel, CNDD-FDD, souffle encore sur les braises pour
rallumer le feu de la guerre et de l’anarchie en extinction,
douchant du coup, les espoirs des millions de Burundais, Hutus
et Tutsis confondus, qui espéraient pouvoir finalement renouer
avec une vie normale sur leurs collines après près
de deux décennies de galères. Comme l’ont déjà annoncé à plusieurs
reprises les médias, les organisations de la société civile
et les autres partis politiques burundais, le CNDD-FDD a pris l’option
d’embraser le pays dont il va bientôt perdre le contrôle.
Conscient que le calme et la sérénité sont
générateurs d’un climat propice aux élections
transparentes, libres, indépendantes et apaisées,
ce parti a décidé de semer le chaos et la confusion,
en mettant à contribution ses jeunes miliciens préalablement
surarmés. Souvent drogués et sans scrupule, ces derniers
ne se font pas prier deux fois pour dégainer leurs sabres.
Il y a quelques jours, ces jeunes bestialisés ont eu l’occasion
d’exhiber leurs griffes en commune urbaine de Kinama, en
empêchant impunément l’ouverture d’une
permanence du parti FNL (version Agathon Rwasa), sous la houlette
du Chef de quartier Carama, lui-même militant zélé du
CNDD-FDD. Les gangs des deux camps se sont livrés à une
scène horrible de confrontation musclée et aucun
responsable politique n’a bronché. Le 24 janvier 2010,
d’autres jeunes du même parti présidentiel CNDD-FDD
ont récidivé en attaquant des militants du même
FNL en province de Kirundo. Les affrontements ont été si
violents que trois garçons du FNL ont été grièvement
blessés. L’incident de Kirundo s’ajoute à de
nombreuses autres attaques en série. Et comme en témoignent
les différents autres acteurs politiques, le CNDD-FDD fait
tout pour pousser le pays dans l’anarchie, la guerre et le
désordre, histoire de gommer d’un trait toute velléité de
démarrer paisiblement le processus électoral qui
devrait se boucler mal pour lui. « C’est très
clair, le pays est de nouveau en situation de guerre ouverte en
raison de ce phénomène de violence suscitée
par le CNDD-FDD au pouvoir, c’est d’autant plus bizarre
que le parti indexé n’est dit quasiment rien »,
s’indigne Bonaventure Niyoyankana, Président du parti
UPRONA. C’est visiblement délicat. Et comme on s’y
attendait, la police hyper politisée se range du côté des
jeunes Imbonerakure. C’est ainsi qu’elle n’arrête
pas de dédramatiser. « Il n’y a rien d’inquiétant
: ces mouvements de jeunes qui s’affrontent par jets de pierres
ne font que ce que tous les jeunes dans le cadre des jeux divers
pour se défier mutuellement mais nous nous devons rester à l’écart »,
explique Pierre Chanel Ntarabaganyi, porte-parole de la police.
|
|