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Actualité du 26 janvier 12 (SurviT-Banguka)
Burundi-sécurité
La police présidentielle brille encore par ses montages sordides.
Bujumbura le 26 janvier 12 (SurviT-Banguka)
Alors que le monde entier s’étouffe encore de rire après le guet-apens tendu au président du parti MSD,
Alexis Sinduhije, voilà que la police présidentielle burundaise en rajoute une couche par un autre montage tout aussi
tragique. Les agents de cette police de la honte viennent en effet de kidnapper un étudiant de l’Université du Burundi,
enlevé sans façon alors qu’il était au niveau du centre CELAB (centre d’étude des langues africaines au Burundi).
Comme à leur habitude, ils l’ont directement conduit dans la réserve de Rukoko pour lui faire subir
des tortures horribles dans l’unique but de lui arracher des aveux et lui faire signer des papiers assez confondants
pour certains acteurs sociopolitiques de l’opposition qui avaient été préalablement rédigés. Pour avoir la vie sauve,
le malheureux étudiant, devrait accepter qu’il avait une bonne cargaison d’armes que lui avait remise Pierre Claver
Mbonimpa, président de l’association de défense des droits des hommes et des personnes détenues (APRODH). Il devrait
aussi accepter que Maître François Nyamoya, en détention à la prison centrale de Mpimba depuis près de quatre mois,
lui aurait donné une bagatelle de 300.000FBU destinée aux étudiants afin qu’ils organisent des manifestation pour
exiger sa libération.
Conscient que c’était un vaste montage ourdi par les mêmes acteurs dans le souci de nuire à ceux qui gênent le pouvoir
CNDD-FDD, l’étudiant a refusé ce marché diabolique. C’est alors que ses agresseurs ont décidé de le lyncher pour effacer
les traces de ce coup raté. Heureusement qu’au moment où ils allaient passer à l’acte ignoble, ces brigands de l’Etat
ont eu un appel téléphonique les intimant l’ordre de ne pas le tuer, simplement parce que la nouvelle de son enlèvement
par des agents de la Documentation était entrain de se répandre comme une traînée de poudre.
Ils l’ont alors embarqué dans un taxi et largué tout près d’un position de la police aux abords du Pont Ntahangwa, non
loin du Campus Mutanga. C’est là qu’un de ses connaissances l’a trouvé, en état de désintégration avancée.
Burundi-politique
Le Chef de l’Etat se met à l’écoute des Evêques.
Bujumbura le 26 janvier 12 (SurviT-Banguka)
Il y a quelques jours, les Evêques Catholiques ou plus exactement la Conférence épiscopale des évêques
Catholiques du Burundi avait appelé au dialogue politique impliquant tous les acteurs, y compris ceux qui ont pris la
voie de l’exil. A cette époque, le pouvoir y avait vue une main de l’ADC-Ikibiri. Dans l’inconscient collectif des leaders
CNDD-FDD, les Evêques catholiques sont d’ailleurs proches du parti FRODEBU, fer de lance de l’ADC. Mais leur message était
si finement élaboré et argumenté que personne ne pouvait continuer à en contester la pertinence. Même le Chef de l’Etat a
acté.
C’est ainsi qu’il vient de les recevoir en audience pour échanger sur leur récurrente préoccupation. Il s’est donc entretenu
avec les membres de la Conférence épiscopale des évêques Catholiques du Burundi (CECAB), le 25 janvier 12. Au sortir de cette
insigne audience, Mgr Gervais Banshimiyubusa, président de la Conférence a déclaré que leurs échanges avec le président
Nkurunziza portaient essentiellement sur le message de paix dernièrement donné par la cette Conférence épiscopale.
« Nous sommes revenus sur l’option des évêques qui est celle de refuser la voie de violence, la voie de la guerre.
La violence doit être évitée. Les évêques ont recommandé qu’il y ait dialogue entre tous les protagonistes pour que le pays
puisse continuer à avancer sur le chemin de paix et de la réconciliation ». Mgr Banshimiyubusa estime par ailleurs que quelque
chose de positif est en train d’être fait pour renforcer la paix et la sécurité au Burundi, précisant qu’un changement ne peut
pas s’opérer en laps de temps et que par conséquent, il est impératif de donner le temps au temps.
Le président de la Conférence épiscopale des évêques Catholiques du Burundi a en outre fait remarquer que les évêques savent
très bien qu’ils ont à faire à des politiciens qui sont capables de trouver eux-mêmes des solutions aux problèmes du moment
ajoutant qu’ils n’ont nullement l’intention de se substituer aux politiciens. Néanmoins, a-t-il dit, s’il advenait que la
classe politique soit dans l’impasse de découvrir elle-même la voie et qu’elle faisait appel de la Conférence épiscopale des
évêques Catholiques, la Conférence ne manquerait pas à répondre favorablement.
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