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Actualité du 26 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-élections
Les sièges sont pris.
Bujumbura le 26 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Les dés sont jetés. Les leaders des partis
politiques qui avaient aligné leurs candidats au moment
des élections législatives ont constamment
l’oreille scotchée sur le transistor pour suivre
en temps réel les projections de la commission électorale
en termes de distribution de sièges à l’assemblée
nationale. Pour ce scrutin, la CENI promet de donner les
résultas provisoires ce lundi le 26 juillet. Comme
prévu et comme pour les précédents scrutins,
le parti présidentiel, CNDD-FDD, rafle la mise, l’UPRONA
sauve les meubles tandis que les partis satellites mangent
leur chapeau. Ainsi, selon les premières estimations
de la CENI, le parti UPRONA a décroché deux
sièges sur six en mairie de Bujumbura (Popon Mudugu
et Busokoza) et en province de Bururi (André Ndayizamba
et Charles Nditije). Dans bien d’autres circonscriptions
comme Bujumbura rural, Cibitoke, Kayanza, Ruyigi, Muramvya,
Mwaro, Kirundo, Cankuzo ou encore Rutana, le parti UPRONA
reçoit chaque fois un siège. Le Docteur Yves
Sahinguvu, premier vice-président de la République,
est élu député dans sa province natale
de Muramvya. Selon l’honorable Bonaventure Niyoyankana,
président de l’UPRONA, les élections
législatives se sont globalement bien déroulées. « Nous
déplorons, bien sûr, le fait que certaines personnes
ont sillonné le pays pour dire à la population
que ceux qui n’ont pas participé aux élections
présidentielles doivent rester à la maison,
ceux-là ont dérouté nos militants et
c’est un jeu antidémocratique ; mais d’une
manière générale, nous devons dire que
nous sommes satisfaits des résultas, même s’ils
sont encore provisoires », explique-t-il. Du côté du
parti présidentiel, CNDD-FDD, les nouveaux députés
sont d’illustres inconnus. Mais en province de Bururi,
les élus du parti CNDD-FDD étaient déjà assez
connus du public, notamment, Festus Ntanyungu, Kalenga Ramadhan.
Bien qu’il ne soit pas du parti FRODEBU-Nyakuri, Joseph
Ntidendereza, siègera pour le compte de ce parti puisqu’il
a été présenté comme tête
de liste après une gymnastique qui a d’ailleurs
dérouté la CENI. Dans sa province natale de
Kayanza, l’actuel président de l’assemblée,
Pie Ntavyohanyuma, est encore élu député CNDD-FDD,
aux côtés de l’actuel ministre de l’Intérieur,
Edouard Nduwimana, et du gouverneur de cette même province,
Senel Nduwimana. Ce dernier est pourtant impliqué dans
le meurtre d’un certain Salvator Nsabiriho.
Burundi-génocide
Une pensée pour les disparus
de Bugendana
Bujumbura le 26 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Le Burundi tente manifestement de tourner
la douloureuse page de son histoire marquée par des
velléités
génocidaires dont ont été victimes
des centaines de milliers de tutsis et autres hutus, mal
acquis à ce projet d’une essence luciférienne.
Mais les pages tragiques sont à relire pour éviter
aux futures générations de les revivre. C’est
dans cette même perspective que le 21 juillet 1996,
les terroristes génocidaires hutus ont signé de
leurs mains ensanglantées, un pogrom sans précédant
dans le site des déplacés tutsis de Bugendana
en province de Gitega (centre). Plus de 700 personnes ont été englouties
par cette mémorable tragédie. Pour commémorer
le 14ème anniversaire de ce drame national, une
messe en mémoire de ces nombreuses victimes a été dite à Gitega
le 25 juillet. Le parti UPRONA s’est joint aux amis
et autres parents de ces disparus afin de prier pour le
repos de leur âme et de réitérer le
vœu, pour le pays, de ne plus revivre ce drame et
de punir sérieusement ceux qui l’ont perpétré.
Dans la foulée, le parti UPRONA demande avec insistance
la mise en place du tribunal pénal international
spécifiquement missionné pour plancher sur
ce brûlant dossier génocidaire. Cette question
devrait être traitée au cours de la prochaine
législature. Mais il y a fort à parier que
le Chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza ne se hâtera
pas pour mettre sur pied ce tribunal chargé de confondre
les génocidaires ; dans la mesure où il est
personnellement impliqué dans ce crime innommable.
Burundi-élections législatives
L’Union Européenne
a un sentiment mitigé
Bujumbura le 26 juillet 10 (SurviT-Banguka)
Au Burundi, la mission d’observation électorale
(MOE) de l’Union européenne reconnaît
que les élections législatives se sont déroulées
dans de bonnes conditions. Mais elle appelle le pouvoir à ne
pas banaliser la question que posent ouvertement les partis
de l’opposition qui se sont retiré du processus
dès le lendemain des communales jugées trop
truquées. "Le scrutin s’est déroulé dans
une atmosphère particulièrement calme, les
observateurs ont noté que dans les bureaux de vote
visités, la logistique avait été efficace,
et que le scrutin s’était globalement bien déroulé d’un
point de vue technique", a estimé devant la presse
l’euro-député Renate Weber, qui dirige
cette mission. Cette mission estime que la faible participation
au scrutin est un indiscutable signe de malaise général
de la population burundaise qui n’aurait plus confiance
aux politiciens. Les premiers résultats de ces législatives
sont attendus d’ici mardi. Seul le parti UPRONA qui
avait boycotté la présidentielle du 28 juin,
remportée par le seul candidat en lice, le sortant
Pierre Nkurunziza avait décidé de participer à ces
législatives. "La MOE de l’UE salue la
réintégration de l’Union pour le progrès
national UPRONA dans le processus électoral et regrette
l’absence de la plupart des partis d’opposition",
a encore commenté Mme Weber. D’autre part, "la
campagne électorale s’est déroulée
dans un environnement toujours marqué par le blocage
politique et dans un climat de calme apparent", a-t-elle
poursuivi, notant "une diminution des attaques à la
grenade" mais "condamnant le nombre accru d’arrestations
et d’assassinats ciblés".
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