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Actualité du 26 octobre 09 (SurviT-Banguka)
Burundi-malversations
Vers une motion de défiance au ministre de l’Energie
Bujumbura le 26 octobre 09 (SurviT-Banguka)
Les députés burundais, toutes sensibilités
politiques confondues, exècrent l’insoutenable félonie
du ministre burundais de l’Energie et des mines Samuel Ndayiragije
qui, par une révoltante décision de haute trahison,
a fait perdre au Burundi plus de 37 milliards de FBU, mystérieusement
abandonnés au Rwanda et à la République Démocratique
du Congo dans le cadre de la SINELAC. Conscient de la gravité et
de l’absurdité de sa décision, le ministre
n’a pas daigné répondre à l’invitation
du président de l’assemblée nationale qui lui
avait demandé de se prêter aux questions orales des
députés pour éclaircir ce dossier qui fait
subir à la caisse de l’Etat l’équivalant
de sept Falcon 50. Ils envisagent déjà une motion
de défiance pour aller vers le limogeage du ministre fautif.
Selon l’honorable Pierre Claver Nahimana, député FRODEBU,
tout sera décidé mardi le 27 lors de la session de
validation du programme de la semaine à l’Assemblée
Nationale. « Nous apprenons que le ministre a refusé de
venir, mais pour nous ce n’est qu’une partie remise,
car cette question doit être tirée au clair au plus
tard mardi prochain sinon ce sera encore une totale paralysie des
activités à l’assemblée ; le cas échéant,
c’est tout le gouvernement qui sera remercié »,
explique-t-il. Manifestement, le ministre bénéficie
de la complicité de son « chef » comme il l’a
laissé entendre alors qu’il était contacté au
téléphone par un journaliste d’une station
locale privée. « Trente-sept milliards c’est
près de dix Falcon 50, pensez-vous que j’aurai eu
le courage de le faire si je n’étais pas protégé ?
Et d’ailleurs même ceux qui ont vendu le jet présidentiel
sont toujours libres, c’est pour vous dire que je suis tranquille »,
a dit le ministre Samuel Ndayiragije.
Alors que l’opinion est encore sous le choc après
avoir appris cette nième griffe à la cassette de
l’Etat, Célestin Nduwamungu, directeur général
de la régie de production et de commercialisation de l’eau
et de l’électricité (REGIDESO), vient de tirer
les choses au clair en relatant le déroulement de la réunion
de la honte tenue en juin dernier à Gisenyi au Rwanda. « Les
ministres de l’Energie des trois pays s’étaient
fait accompagner par les directeurs généraux des
sociétés en charge de l’électricité (ELECTROGAZ
pour le Rwanda, SNEL pour la RDC et REGIDESO pour le Burundi) et
au moment de la réunion qui a trahi le pays, je me suis
opposé à la décision de mon ministre et il
m’a publiquement traité d’impoli et tous les
ministres ont exigé des excuses, menaçant de m’exclure
de toutes les autres réunions de la SINELAC », témoigne
le directeur de la REGIDESO.
Burundi-justice
Les magistrats sont amers
Bujumbura le 26 octobre 09 (SurviT-Banguka)
Le rubicond est déjà franchi et les magistrats ont
décidé de s’investir corps et âme pour
s’affranchir de l’emprise de l’exécutif
qui s’immisce trop dans le traitement des dossiers judiciaires,
violant ainsi de façon ostentatoire le sacro-saint principe
de l’indépendance de la magistrature dans un système
qui se veut démocratique. La goutte d’eau qui aura
fait déborder le vase de leur indignation est la suspension,
en septembre dernier, de trois magistrats qui avait blanchi Gédéon
Ntunzwenindavyi, après avoir planché de manière
professionnelle et en toute âme et conscience sur le dossier
de ce président d’une aile dissidente du mouvement
anti-génocidaire PA-Amasekanya. Pour rappel, Gédéon était
soupçonné d’encadrer des jeunes pour les enrôler
dans la rébellion du général Laurent Nkunda
dont la milice essaimait, à l’époque, l’est
de la RDC. Pour s’insurger contre cette mainmise de l’exécutif
sur le judiciaire, les magistrats affiliés dans le syndicat
des magistrats du Burundi (SYMABU) ont déclanché un
mouvement de grève, les 22 et 23 octobre 2009. « Nous
exigeons une réhabilitation hic at nunc des magistrats injustement
suspendus car aucun juge ne saurait être puni pour un jugement
qu’il a rendu en âme et conscience en cas de mal-jugé,
il peut y avoir recours à une autre juridiction mais le
juge ne doit pas être attaqué pour autant »,
explique le président du SYMABU.
Union Africaine-réfugiés
Adoption d’une convention sur réfugiés et
déplacés intérieurs
Bujumbura le 26 octobre 09 (SurviT-Banguka)
Les dirigeants africains participant au Sommet spécial
de l'Union africaine (UA) sur les réfugiés ont signé,
le 23 octobre 2009, la Déclaration de Kampala sur les réfugiés
et les personnes déplacées internes en Afrique. Cet
historique instrument juridique vise à assurer la sécurité physique
des réfugiés et des personnes déplacées.
La réunion a également adopté la Convention
de l'Union Africaine pour la protection et l'assistance aux personnes
déplacées internes en Afrique. Le président
ougandais, Yoweri Museveni, qui a clôturé la réunion
de deux jours, a indiqué que la convention est importante
pour des millions d'Africains qui ont été déracinés
par les conflits et les catastrophes naturelles. Il a appelé les
gouvernements africains à signer et à ratifier cette
déclaration afin que le problème des réfugiés
et des déplacés soit résolu
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