Actualité du 27 janvier 10 (SurviT-Banguka)

Burundi-sécurité

L’honorable Jean Baptiste Manwangari s’en prend au porte-parole de la police

Bujumbura le 27 janvier 2010 (SurviT-Banguka)

Il y a deux jours, Pierre Chanel Ntarabaganyi, porte-parole du ministère burundais de la Sécurité Publique, portait son cynisme à son comble en déclarant qu,au nord du pays, les jeunes miliciens dressés et mobilisés par le CNDD-FDD pour en découdre avec ceux du parti FNL ne devraient inquiéter personne dans la mesure où ils se défient mutuellement pour mesurer leur force de frappe dans un cadre purement ludique. « Se lancer des pierres, c’est comme le lancer de poids ou de javelot au sport c’est plutôt à encourager, il ne manque que des arbitres », a-t-il déclaré à la radio Isanganiro. Ces propos ont étranglé d’indignation l’honorable Jean Baptiste Manwangari, député du parti UPRONA, élu dans la circonscription de Kirundo. «C’est un maque de respect pour la population de Kirundo littéralement tétanisée par les jeunes miliciens du parti présidentiel ; aujourd’hui les habitants commencent à fuir massivement pour se mettre à l’abri des assauts des Imbonerakure qui molestent mortellement tous ceux qui ne sont pas membres de leur parti (CNDD-FDD) et il n’y a pas que les FNL qui sont visés comme on a tendance à le faire croire ; personnellement je crains que la situation ne dégénère en une guerre ouverte que personne ne peut contrôler, je pense donc que les responsables du pays devraient adresser un message à la nation pour calmer les esprits et rectifier les propos tenus par le porte-parole de la police Pierre Chanel Ntarabaganyi», explique Jean Baptiste Manwangari. La province de Kirundo est manifestement devenue le fief des gangsters du CNDD-FDD entraînés et dirigés par l’honorable Jean Baptiste Nzigamasabo, (alias Gihahe) afin de torpiller le processus électoral. Ce dernier est un ancien colonel de la rébellion des FDD qui, bien qu’il soit représentant du peuple, n’a jamais quitté son treillis de maquisard. Conscient que son parti veut entraîner le pays sur la voie de la violence, il encadre les miliciens de son parti en scandant des slogans de guerre et de violence ouverte. Même le gouverneur de la province, Juvénal Muvunyi, semble éclipsé par ce fauteur de guerre qui, selon Bonaventure Niyoyankana, devrait être coffré pour le bon déroulement des élections de 2010. « C’est un type qui, dans un Etat de droit, devrait se retrouver en prison, je me demande ce que les plus hauts responsables de l’Etat attendent pour le mettre au noir », s’indigne le Président de l’UPRONA, Bonaventure Niyoyankana. Mais Gihahe est soutenu par les plus hauts responsables de l’Etat, notamment le Président de la République, Pierre Nkurunziza.

Burundi – politique

Le vice-premier ministre belge affirme avoir compris le contexte burundais

Bujumbura le 27 janvier 2010 (SurviT-Banguka)

Steven Vanackere, vice-premier ministre belge, vient de boucler sa visite de trois jours au Burundi. Il affirme avoir eu l’occasion de comprendre le contexte burundais et la volonté des Burundais de pouvoir organiser des élections libres, indépendantes et apaisées. Mais il reste à savoir si les dirigeants actuels regardent dans la même direction que le peuple burundais. Dans tous les cas, le diplomate belge a bien foulé le sol burundais. Il s’est aussi longuement entretenu avec les autorités du pays, au premier chef le Président de la République, Pierre Nkurunziza. Ce dernier l’a reçu dans son bureau le 25 janvier. « J’ai compris qu’il faut organiser des élections paisibles, transparentes et permettant de donner un libre choix aux Burundais quant à leur avenir politique mais qu’en même temps il ne faille pas croire qu’il y a seulement les élections qui sont au centre des intérêts, étant donné qu’on est à la veille d’un long processus marqué par beaucoup de scrutins », a noté le vice-premier ministre belge au sortir d’un entretien avec le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza. Les journalistes burundais en ont profité pour lui demander pourquoi la Coopération Belge ne finance que l’association CIVIC au Burundi, pilotée par Térence Nahimana. Y aurait-il, s’interrogent les professionnels de médias, des calculs ethnistes dans l’identification des associations à appuyer ? Motus et bouche cousue ! Steven Vanackerc s’est réservé d’y répondre, arguant que cette question relève des détails en rapport avec les aides de la coopération et qui sont de la compétence de son collègue chargé de ce secteur. A son arrivée à Bujumbura le 23 janvier 2010, le responsable belge avait indiqué à la presse qu’il était venu au Burundi avec l’ambition de comprendre le pays. Avant de quitter le pays, il a déclaré avoir compris que le processus électoral est aujourd’hui au centre des préoccupations du peuple burundais. Il a exhorté les Burundais à continuer à bâtir leur démocratie car c’est un processus qui doit se poursuivre avant, pendant et après les élections.

 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 septembre, 2009
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 1 septembre, 2009
Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 18 septembre, 2009
Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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