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Actualité du 27 décembre 11 (SurviT-Banguka)
Burundi-politique
Le Chef de l’Etat démarre une vaste croisade de prière sur fond de blues général au sein de la population.
Bujumbura le 27 décembre 11 (SurviT-Banguka)
Comme il le fait à chaque fin d’année, le Chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, s’est retiré dans son Ngozi
natal pour une semaine de prières et de remerciements appuyés, pour avoir passé toute l’année 2011 à la tête d’un Burundi littéralement
pacifié. C’est aussi pour lui une excellente occasion de remercier le Bon Dieu qui lui a permis de bien piloter la Communauté des Etats
d’Afrique de l’Est (EAC) car cette année qui expire correspondait aussi à la présidence burundaise de cette organisation sous-régionale.
Même si aucune action remarquable n’est à signaler sous ce registre, Pierre Nkurunziza estime avoir présidé la Commission avec brio,
il en est en tout cas hyper fier et il exhorte tous les Burundais à s’en réjouir collectivement.
Le Chef de l’Etat séjourne donc à Ngozi. Au stade de Buye plus exactement. Entouré de la quasi-totalité de son cabinet/gouvernement, de
tous les directeurs généraux et, pour faire simple, de tous ceux qui ont été nommés à leurs postes par un décret présidentiel. Pour leur
faciliter la tâche, il a aussi décrété un long congé. Les ministres sont libres jusqu’au 13 janvier. La reprise du service est prévue le
16 janvier. Dans pareil mouvement, le Chef de l’Etat s’accompagne de ses deux équipes fétiches à savoir la chorale « Komeza gusenga »
et son équipe de football « Alléluia FC. ». C’est au total plusieurs dizaines. Et il va sans dire que leur prise en charge est assurée
par le Gouvernement. C’est dire que cette semaine de croisade sera coûteuse pour le déjà frileux trésor public.
Et pendant ce temps, le burundais lambda se morfond dans une misère innommable. Les prix des produits et services de base prennent
toujours l’ascenseur. Les fonctionnaires n’ont pas encore eu leur modique salaire, la police poursuit sa chasse à l’homme, visant
particulièrement les militants des partis FNL et MSD. C’est le chaos intégral et le Chef de l’Etat y voit un miracle.
Burundi-malversations économiques
Le feuilleton sur les cahiers ougandais est loin d'être bouclé.
Bujumbura le 27 décembre 11 (SurviT-Banguka)
Le dossier en rapport avec «les cahiers ougandais» continue à faire couler encre et salive à Bujumbura comme à Kampala.
L’Ouganda devrait en effet rembourser au Burundi un montant oscillant autour de 15 millions de dollars, en contre partie d’un appui
substantiel accordé par le Gouvernement burundais (sous le régime du colonel Jean Baptiste Bagaza) à la guérilla de Yoweri Museveni
à l’époque du maquis. Pour apurer cette dette, l’Ouganda s’est engagé à honorer ses engagements à travers une société locale appelée
Picfare. Aujourd’hui, cette société affirme avoir déjà versée au gouvernement burundais une bagatelle de 7 millions de dollars.
Il ne lui reste plus qu’à lui verser le reste ; soit 8 millions de dollars. Elle devrait avoir tout remboursé à l’horizon 2015.
Mais curieusement, le dossier semble être entouré de nombreuses irrégularités. D’une part parce que le gouvernement burundais clame
haut et fort en disant que tout a déjà été payé, que l’Ouganda ne lui doit plus rien, d’une autre part parce qu’au détour d’une séance
de questions orales, organisée la semaine dernière par une commission des députés ougandais chargée des questions financières, la
commission a décidé de plancher sur cette question lancinante. Séance tenante, un délégué de PICAFARE a pris tout le monde de court
en déclarant qu’une partie de la dette a été payée en nature au Gouvernement burundais. Le Gouvernement burundais aurait explicitement
demandé à cette société des T-shirts. 300 mille T-S au total, et pour un montant de 7 millions de francs burundais. C’est pour la
première fois que l’idée de T-shirts offerts au Burundi par la société Picfare fait surface au moment où il avait toujours été questions
des cahiers. Cela est aussi repris par le journal ougandais « the Daily Monitor ». Le Gouvernement burundais avait toujours déclaré
que l’Ouganda ne lui doit plus rien. Que la dette avait été totalement remboursée sous forme de cahiers scolaires.
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