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Zoom sur le score de l’UPRONA aux législatives
et le contexte politico sécuritaire de l’heure.
Au lendemain de l’organisation des élections
législatives du 23 juillet, la CENI donne déjà les
résultats du scrutin. Comme prévu, le parti
présidentiel, Cndd-Fdd fait le plein de sièges,
talonné, de loin par le parti UPRONA. Mais c’est
sans aucune surprise. Compte tenu du contexte général
de fraudes et autres tricheries collégialement ourdies
par la CENI et le parti au pouvoir dès le premier
scrutin du 24 mai. Le parti UPRONA tire quand même
son épingle du jeu avec 17 députés.
A l’échelle provinciale, ses sièges sont
répartis comme suit : deux en province de Bururi (André Ndayizamba,
Charles Nditije), un député dans Bujumbura
rural (Bonaventure Gasutwa), deux députés dans
la mairie de Bujumbura (Popon Mudugu, Bernard Busokoza),
un député en province de Cankuzo (Gasuhuke
Jacques), un député à Cibitoke (Simbakira
Etienne), un député à Gitega (Bonaventure
Niyoyankana), un député à Muramvya (Yves
Sahinguvu), un député à Kayanza (Mushimirimana
Jean Marie Vianney), un représentant du peuple à Kirundo
(Ryahama Pasteur), un député à Karuzi
(-), un député à Makamba (Kabura François),
un autre à Ngozi (Ihotorihirwa Jean), un représentant
du peuple à Mwaro (Méthode Niyoyunguruza),
un député à Rutana (Marcelline Bararufise)
et un autre à Muyinga (Sébastien Misago).
Au total, la future Assemblée nationale
va finalement compter 106 membres. Soit 62 Hutu, 41 Tutsi
et trois Twa cooptés au sein des associations
représentatives de cette ethnie qui représente 1% de la population
burundaise. Il devrait y avoir également 34 femmes en vertu du prescrit
de la constitution qui recommande un minimum de 30% au niveau de la représentation
des femmes. Les six extra parlementaires proviennent de la cooptation de trois
batwa, de deux Tusi et d’un Hutu.
Comme pour les précédents
scrutins, le président de la
CENI se satisfait naturellement du déroulement du scrutin. Et d’ajouter
: « Près de 2.300 inscrits ont pris part aux opérations
de vote, soit un taux de participation de près de 66%., La CENI a également
coopté 3 députés de l’ethnie Batwa (autochtones)
des provinces de Cibitoke, Karuzi et Bujumbura Mairie ».
Sauf que Pierre Claver Ndayicariye, Président de la CENI, reste toujours
muet sur l’important bémol qu’apporte à ce processus
le désengagement des principaux partis d’opposition. Ils ont d’ailleurs
appelé leurs militants à boycotter massivement tous les autres
scrutins. Mais ils ont du mal à se faire entendre car dans certaines
contrées, le parti présidentiel a systématiquement corrompu, à coups
d’une pluie de billets de banques, les militants des partis contestataires;
jusqu’aux élus conseillers communaux qui se ravisent progressivement
pour participer aux votent des administrateurs communaux et des présidents
des conseils communaux là où cela n’avait pas encore été fait.
Mais tout se fait dans un contexte particulièrement
tendu. Car sur le plan sécuritaire, des rumeurs d’escalade
de violences se rependent comme une trainée de poudres
dans le pays. Agathon Rwasa, leader du parti FNL, a pris
la poudre d’escampette depuis plus d’un mois.
Son ami Léonard Nyangoma, président du parti CNDD et porte-parole
de l’alliance pour le changement démocratique (ADC-Ikibiri) vient également
de se barrer, craignant pour sa sécurité. Depuis le premier scrutin
encore controversé du 24 mai, près de 200 militants des partis
de l’opposition ont été embastillés, doublement
traqués par les agents de la police présidentielle et des d’autres
jeunes Imbonerakure ou miliciens para militarisés du parti présidentiel,
CNDD-FDD. Contacté depuis son Ngozi natal où il bat campagne
depuis près d’un mois, l’actuel et futur e président
burundais, Pierre Nkurunziza exclut toute éventualité de relance
de rébellion : « La rébellion est une affaire close. Seulement,
le pays peut avoir des malfaiteurs », a-t-il indiqué le week-end
dernier. |
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