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Actualit é du 28 octobre
09 (SurviT-Banguka)
Burundi-sécurité
Les milices essaiment les quatre coins du pays
Bujumbura le 28 octobre 09 (SurviT-Banguka)
L’inquiétude grandit au niveau de l’opinion,
au fur et à mesure que le Burundi s’approche des élections
de 2010.Au lieu de rivaliser d’ardeur et d’ingéniosité pour
remettre le pays sur les rails du développement, les partis
politiques nés d’anciens mouvements rebelles affûtent
leurs armes et se livrent plutôt à une guerre de tranchées
pour conquérir le pouvoir au forceps et marcher sur les
ruines d’un pays qui déjà, après des
années de génocide et de destruction massive, n’est
plus que l’ombre de lui-même. Selon les analystes de
l’évolution du contexte au Burundi, la guerre entre
milices de jeunes instrumentalisés par les partis CNDD-FDD,
UPD et FNL pourrait précéder le coup d’envoi
des consultations électorales annoncées en 2010.
Et pour preuve, on en voit déjà les signes avant-coureurs,
notamment dans les provinces du nord et du sud. Au départ,
le parti présidentiel, CNDD-FDD, croyait avoir le monopole
d’un encadrement militarisé de ses jeunes Imbonerakure,
mais il a mis la puce à l’oreille du FNL qui entretient
désormais sa gangue de jeunes hyperactifs dits « inkebutsi ».
En guise de mise en jambe, ces derniers viennent de s’affronter
farouchement au niveau de la commune Nyanza- Lac. Mais ce n’était
qu’une simple scène de ménage. Elle a eu lieu
au moment où le dissident Pasteur Habimana tentait de tenir
une réunion du parti FNL comme un nouveau leader récemment élu
lors du congrès encore controversé (tenu le 4 octobre).
Sidérée, la police a donc assisté à une
confrontation entre pros et anti Agathon Rwasa. C’était
le 26 octobre dernier. Pasteur Habimana s’est ravisé et
est retourné à Bujumbura. Bien qu’il soit périphérique,
cet incident prouve à suffisance que le Burundi reste un
pays dangereusement miné. Pour ne pas se laisser passivement
canarder par la milice Imbonerakure du CNDD-FDD, le parti UPD-Zigamibanga
a aussi, de son côté, pris l’option de répondre
au feu par le feu en mettant sur pied une milice des déterminés « INKORONKO ».
Selon les fins connaisseurs, le terme désigne un rapace
qui, de l’aigle, ne fait qu’une bouchée. C’est
tout dire, quand on sait que l’aigle est le rapace fétiche
du parti présidentiel.
Burundi-malversations
Un léger sursis pour le ministre de l’Energie
et des Mines
Bujumbura le 28 octobre 09 (SurviT-Banguka)
C’est partie remise (pas pour long temps !) : dans sa séance
plénière du 27 octobre 2009, l’Assemblée
nationale du Burundi a décidé que le dépôt
de la motion de défiance contre, Samuel Ndayiragiragije,
ministre de l’Energie et des Mines, soit fait le 29 octobre
en présence du président de cette institution qui,
ce jour là, était en mission en Afrique du Sud. Mais
la motion est déjà là, signée par une
trentaine de députés issus de tous les partis parlementaires
comme l’a souligné l’honorable Pierre Claver
Nahimana (FRODEBU) après l’adoption du calendrier
des travaux de l’Assemblée nationale pour cette semaine.
La première vice-présidente de l’Assemblée
nationale, Mme Irène Inankuyo (CNDD-FDD), qui dirigeait
les travaux a estimé qu’elle n’était
pas habilitée à recevoir cette motion, encore moins
de la notifier au président de la République, arguant
que l’article 128, alinéa 2 du règlement d’ordre
intérieur de l’Assemblée nationale, stipule
que « le dépôt d’une motion de censure
contre le gouvernement ou d’une motion de défiance
contre un membre du gouvernement est constaté par la remise
au président de l’Assemblée nationale au cours
d’une séance publique d’un document portant
l’intitulé motion de censure ou motion de défiance,
suivi de la liste des signatures du quart au moins des membres
de l’Assemblée nationale. Ce quart est calculé sur
le nombre des sièges effectivement pourvu avec, en cas de
fraction, arrondissement au chiffre immédiatement supérieur ».
Et l’alinéa 5 du même article indique que « à partir
du dépôt, aucune signature ne peut être retirée
ni ajoutée. Le président de l’Assemblée
nationale notifie la motion au gouvernement ». Mais aux yeux
des députés signataires, ce ne seraient que des manœuvres
dilatoires pour sauver l’image du parti présidentiel
(ou ce qui en reste) dont est issu le ministre indexé. Car
l’article 23 de ce règlement stipule que « les
vice-présidents suppléent le président en
cas d’absence suivant l’ordre de préséance
déterminée par la taille de leurs groupes respectifs ».
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