Actualité du 28 décembre 09 (SurviT-Banguka)

Burundi-Nations Unies

Youssef Mahmoud, déclaré persona non grata au Burundi

Bujumbura le 28 décembre 09 (SurviT-Banguka)

C’est désormais officiel : le gouvernement burundais ne veut plus de Youssef Mahmoud, Représentant de l’Organisation des Nations Unies au Burundi, accusé d'être proche de l'opposition. "Le gouvernement a adressé une note officielle au Secrétaire général de l'ONU pour lui demander de rappeler son représentant, le Tunisien Youssef Mahmoud, a annoncé un haut responsable onusien, sous couvert d'anonymat. Il lui serait notamment reproché "de vouloir incriminer le parti au pouvoir (...) et de se substituer aux autorités" dans l'organisation des élections générales de 2010. Une autre source onusienne déclare, sous couvert d’anonymat, que le « Le pouvoir reproche à M. Mahmoud d'être proche de l'opposition, d'avoir produit un rapport très noir sur le Burundi, notamment sur la question d'une milice du parti au pouvoir et sur les élections". En août 2006, Bujumbura avait demandé le rappel du prédécesseur de M. Mahmoud, Nourreldine Satti, accusé d'être proche de l'opposition, quelques mois après avoir fait de même avec Carolyn Mc Askie, ancienne n°1 de l'Opération de l’ONU au Burundi (ONUB).Le BINUB a été créé fin 2006, en remplacement d'une force de paix de l'ONU de plus de 5.000 hommes. Il est chargé d'aider le gouvernement burundais notamment dans la "consolidation de la paix et la gouvernance", le désarmement, la défense des droits de l'homme et la lutte contre l'impunité. Le Conseil de sécurité a reconduit le 17 décembre pour un an le mandat du BINUB, en le chargeant de prêter une attention particulière à l'appui aux élections générales prévues en juin 2010, et en engageant le gouvernement à "prendre des mesures pour instaurer le climat qui permettra de procéder à une consultation libre, régulière et pacifique"."C'est une image très négative pour le Burundi car ce pouvoir corrompu vient d'établir un record mondial en chassant trois représentants de l'Onu en quatre ans", a déclaré le porte-parole du Frodebu, Pancrace Cimpaye.

Burundi-politique

Les députés s’accordent des avantages inouïs

Bujumbura le 28 décembre 09 (SurviT-Banguka)

Le vilain réflexe de ventriotisme a décidément primé sur l’entrain patriotique chez la quasi-totalité des députés burundais. N’eût été la bravoure remarquée des élus de l’UPRONA ainsi que certains autres députés, les débats autour du projet de loi portant sur les avantages des parlementaires et des anciens présidents des chambres du parlement en fin de mandat auraient été menés dans un absolu huis clos. A l’abri des micros et autres caméras indiscrets. Tout au début de la séance, le président de l’Assemblée Nationale avait en effet demandé aux journalistes et au reste du personnel de cette institution de s’éclipser pour laisser les députés plancher sur les avantages auxquels ils auront droit avant de céder leurs sièges aux futurs élus. Indignés par l’énormité des montants proposés, les upronistes ont claqué la porte. «C’est un loi publique comme les autres, nous n’avons aucune raison de la discuter en huis clos et nous devons garder à cœur que les Burundais que nous représentons ont de nombreuses préoccupations qui devront retenir avant tout notre attention, malheureusement, ce n’est pas le cas aujourd’hui», fait remarquer l’honorable Bonaventure Niyoyankana, président du parti UPRONA. Pour ramener les députés boudeurs dans les rangs, le président de l’Assemblée Nationale a ouvert les portes à tout le monde, y compris les journalistes. C’est alors que la loi a été votée. Mais comme prévu, elle leur offre des montants faramineux. Le bénéfice d’un passeport diplomatique restera acquis au parlementaire à l’expiration normale de son mandat et cet avantage est étendu au conjoint et aux enfants mineurs des membres du bureau pendant qu’un ancien président de la chambre du parlement en fin de mandat aura une intendance équivalente à celle d’un vice-président de la chambre après les quatre premiers mois, sauf s’il est parlementaire siégeant pendant cette période. Les députés et les membres du gouvernement percevront respectivement quatre et trois mois de salaires à la fin de leurs fonctions.

Burundi-justice

Prise de bec entre le parti MSD et la radio Rema-FM

Bujumbura le 28 décembre 09 (SurviT-Banguka)

Rema-FM, une radio militante initiée, gérée et contrôlée par le parti présidentiel, CNDD-FDD, pour les besoins de la cause, sent les élections venir et dégaine son sabre pour démolir les organisations politiques susceptibles de porter ombrage à sa cathédrale. Dans son collimateur se trouvent encore et toujours les opposants phare, en l’occurrence le parti MSD de l’ancien journaliste Alexis Sinduhije. Cela fait quelques jours que Rema-FM diffusent des informations accablantes pour le MSD, accusant particulièrement son président Alexis Sinduhije et son bras droit, Maître François Nyamoya, d’inciter les policiers à la révolte. Le malaise qui couve au niveau des corps de défense et de sécurité seraient donc initiés par ces deux hommes politiques dans l’esprit de faire échec au CNDD-FDD. Ce nième montage a poussé le MSD à porter plainte contre la radio Rema-FM. Selon Mme Odette Ntahiraja, Secrétaire Général du MSD, cette imposture n’étonne guère car depuis plusieurs mois, tous les montages volontairement organisés par le parti CNDD-FDD, au pouvoir, pour couler les opposants sont invariablement mis au compte du parti MSD ou de l’UPD-ZIGAMIBANGA. Hormis le parti UPRONA, seuls ces deux partis vont sérieusement donner du fil à retordre au parti présidentiel pendant les prochaines élections. Il y a eu notamment l’histoire du vrai faux putsch, initié par un certain Willy Nyamitwe, actuel patron de Rema-FM, cela s’est révélé être un ridicule montage du parti présidentiel et puis il y a eu les massacres de Muyinga organisés par le CNDD-FDD pour couler les opposants dans la rivière Ruvubu, Alexis a été cité comme ayant manipulé les accusés; dans le cadre des actes de vandalisme perpétrés au niveau des sociétés d’assurances (SACABU, BUCOR), le premier accusé était bien Alexis Sinduhije et plus récemment encore, il y a eu ce rapport des Nations Unies sur les réseaux de soutien des FDLR et la complicité patron du service de renseignement au Burundi, il a été dit que c’est Alexis Sinduhije qui aurait influencé la rédaction de ce rapport », fait remarquer la Secrétaire Général du MSD.

 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 septembre, 2009
Qui sommes-nous?





Vos réactions et suggestions sont les bienvenues.

 1 septembre, 2009
Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 18 septembre, 2009
Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
ACTUALITEEDITORIALABOUT US ARCHIVESDIASPORACONTACT
Copyright (c) 2009 SurviT Banguka, All rights reserved.