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Actualité du
29 juin 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-élections
Le tandem
CENI/CNDD-FDD bat l’opposition à plate couture.
Bujumbura
le 29 juin 10 (SurviT-Banguka)
Fidèles à eux-mêmes,
le parti présidentiel, CNDD-FDD et la Commission électorale
ont de nouveau tripatouillé le deuxième scrutin portant
sur l’élection présidentiel. Pour ceux qui
ont suivi de très près le déroulement du scrutin
dès les premières heures du vote jusqu’en fin
de matinée, il n’y avait pas d’équivoque
sur l’effet boycott. La participation était tellement
faible que certains observateurs appuyés par les médias
l’estimaient, dans leur projection, autour de 30%. Même
les partis d’opposition qui avaient appelé leurs militants à boycotter
massivement les élections présidentielles ont rapidement
sorti une déclaration pour saluer ce refus manifeste de
participer. Mais c’était sans compter avec le mystérieux
code qui permet toujours au tandem CNDD-FDD/CENI de renverser,
in extremis, les perspectives. C’est ainsi que ce dernier
a rapidement activer son plan B de secours. Ainsi, l’auditeur
assidu de lasynergie des médias dont l’oreille est
restée continuellement scotchée sur le transistor
apprendra, vers midi, un clash inédit entre une équipe
de reporters de la Radio Télévision Renaissance et
un président du Bureau de vote en commune urbaine de Kinama.
Les journalistes avaient appris « des sources sûres » que
les présidents des bureaux de vote avaient, bien avant le
début du scrutin, des procès-verbaux dûment
signés. Dans la grammaire électorale, les PV sont
dressés sur des feuilles spécialisées (F2)
remplis et scellés à la fin du comptage. Avec le
plan B, le PV étaient préalablement bien remplis
et l’impact du boycott devrait être nul. Les journalistes
qui voulaient fouiner là-dessus ont été malmenés
par la police qui les a mis en garde à vue. Le matériel
de reportage leur a été arraché. Pour les
relâcher, ils ont dû s’engager, par écrit, à ne
rien dire à la radio. Mais naturellement, tout avait étédéjà su
et dit. De son côté et pour prouver une fois de plus
son allégeance au parti présidentiel, le président
de la CENI n’aura ménagé aucun effort pour écarter
le danger qu’il voyait venir, compte tenu de la faible participation
au scrutin. C’est ainsi qu’il a précipitamment
sorti qui change le taux de discordance. Alors qu’il était
initialement fixé à 10%, il l’a mis, d’autorité, à 15%.
Et pour qu’il y ait moins de transparence encore, il a pris
une autre décision qui empêche aux CEPI et eu CECI
(embranchements communales et provinciales de la CENI) de ne pas
travailler toute la nuit. Les résultats devraient être
publiés le lendemain. «C’est une honte pour
une commission électorale de s’investir tant que ça
pour qu’une élection ne soit pas transparente »,
réagit, à chaud, Léonard Nyangoma, porte-parole
De l’ADC-Ikibiri.
Burundi-sécurité
Sale temps
pour les deux policiers coincés au sein du Campus Mutanga
Bujumbura
le 29 juin 10 (SurviT-Banguka)
La brève incursion policière
au sein du campus universitaire de Mutanga aura pris plus
de temps que prévu. Alors qu’ils allaient simplement
débusquer,
via perquisition, une éventuelle cache d’armes dans
une chambre d’un étudiant déjà arrêté et
présumé militer pour le parti FNL d’Agathon
Rwasa, deux policiers sont à leur tour tombés dans
la nasse des étudiants, courroucés par cet outrecuidance
qui fait que les policiers coffrent des présumés
opposants à tour de bras, simplement pour plaire au rouleau
compresseur CNDD-FDD. Pour permettre aux détenus atypiques
de retrouver leur liberté de mouvements, les étudiants
ont préalablement exigé la libération de leurs
condisciples injustement arrêtés. Tout part d’un
banal appel téléphonique que l’étudiant
reçoit, le soir du 27 juin, d’un prétendu ami
qui voulait lui offrir un verre de bière. Alléché par
cette occasion inattendue, l’étudiant sort de sa chambre
et tombe nez à nez sur des policiers qui attendent pour
le cueillir. Il résiste, d’autres étudiants
témoins
de la scène essaient de le défendre mais les policiers
ont naturellement le dessus. Ils embarquent l’étudiant
dans leur véhicule et le mettent au noir avant de revenir
pour fouiller sa chambre. C’est là que les autres étudiants
interviennent en fermant le pavillon pour les empêcher de
sortir. Le bras de fer entre le gang des policiers et la
partie estudiantine a duré toute la nuit dernière.
Ce n’est
qu’à l’aube que les policiers ont accepté de
relâcher finalement le détenu. Cet incident s’est
produit au moment où les Burundais étaient en pleine élection
présidentielle. Les journalistes y ont fait un reportage
en temps réel et en continu. Ce qui a mis la police en position
de faiblesse. |
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