Actualité du 29 juillet (SurviT-Banguka)
Burundi-élections sénatoriales
Points de vue croisés sur la future chambre
haute du parlement
Bujumbura le 29 juillet (SurviT-Banguka)
Les Burundais ont élu leurs sénateurs le 28
juillet 10. Ils seront, au total, 41 dans la future chambre
haute du parlement. Sans surprise, le scrutin
de ce mercredi est à l’image de ceux qui l’ont précédé,
depuis les communales que d’aucuns jugent encore entourées de
fraudes massives. Le parti présidentiel, CNDD-FDD, a quasiment raflé tous
les sièges, excepté ceux réservés aux Batwa et
aux anciens présidents. Seul le parti UPRONA a pu, difficilement décrocher
deux sièges au sénat. Il y sera donc représenté par
Pontien Niyongabo (mairie de Bujumbura) et Emmanuel Nkengurutse (Bururi). Du
côté du CNDD-FDD, l’on assiste à l’émergence
de petits militants sans formation. Mais l’honorable Gervais Rufyikiri,
président du Sénat sortant, est tout de même réélu
sénateur dans sa province natale de Gitega (centre du pays). De même
pour le secrétaire général du parti, Daniel Gélase
Ndabirabe (Kayanza, nord) ou encore le deuxième vice-président
Gabriel Ntisezerana, élu sénateur dans sa province de Bubanza
(Ouest). De son côté, la ministre des Finances, Clotilde Niragira
a été élue sénateur dans sa province de Muramvya
(Centre). Pour le reste, ce sont quasiment des illustres inconnus. Cette nouvelle
image du sénat inquiète les analystes. « Le sénat
sortant avait été remarquablement à la hauteur de sa tache
en se distinguant notamment de l’assemblée nationale qui n’était
plus qu’une simple chambre d’enregistrement ; c’est ainsi
qu’à plusieurs reprises, cette chambre haute s’est mise
en travers de la route du président de la république qui voulait, à tout
prix, désigner des hauts responsables dans la diplomatie, la justice
ou l’administration, sans tenir compte de leur passé politique
ou de leur niveau de formation, mais à voir la composition du nouveau
sénat, ce sera difficile de ne pas gober les propositions du Chef de
l’Etat ; étant donné que la plupart n’ont pas de
formation, il leur sera difficile de comprendre les projets de loi à analyser,
il faudrait que les partenaires du Burundi multiplient des efforts pour leur
formation », analyse le Professeur Julien Nimubona, politologue. Dans
les rangs de l’UPRONA, on semble faire avec. Le président de ce
parti, Bonaventure Niyoyankana, affirme « prendre acte » des résultats
des élections, soulignant qu’il n’y a rien d’étonnant
vu le nombre de conseillers communaux dont dispose le parti au pouvoir. « Nous
pensons que le parti présidentiel va bien diriger le pays pour ne pas
décevoir ces gens là qui l’ont mis en avant à un
tel score, sinon, ils tireront les conséquences pour le lâcher »,
ajoute-t-il.
Burundi-justice
Sale temps pour Gabriel Rufyiri
Bujumbura le 29 juillet (SurviT-Banguka)
Les défenseurs burundais des droits
de l’homme et autres croisés
de la lutte anticorruption/malversations économiques ont la vie dure
aujourd’hui. Le journaliste Jean Claude Kavumbagu, directeur de l’agence
de presse en ligne Net Press est écroué à la prison centrale
de Mpimba depuis près de deux semaines. Et Gabriel Rufyiri, président
de l’observatoire anticorruption et malversations économiques
(OLUCOME) serait sur le point de l’y rejoindre, pour avoir eu le culot
de dénoncer le directeur général de la compagnie de gérance
de coton (COGERCO) qui, tout au long de la campagne électorale, a usé et
abusé de son véhicule de service. Dopé par la victoire
volée de son parti, le directeur a porté plainte afin de couler
l’indiscret Gabriel. C’est ainsi que l’officier du ministère
public près du tribunal de grande instance en mairie de Bujumbura l’a
convoqué à son cabinet, le 27 juillet. Il doit comparaître
ce jeudi. Le président de l’OLUCOME est essentiellement accusé d’avoir « entaché sa
personne en confirmant sans preuve qu’il est monté à Karuzi
prendre part aux activités du parti Cndd-Fdd avec un véhicule
de la Cogerco ». En guise de dédommagement, le directeur général
demande que M. Gabriel Rufyiri soit sanctionné selon la loi car, dit-i
en s’inspirant d’un proverbe rundi, les menteurs sont plus tueurs
que les sorciers.
Burundi-sénatoriales
Zoom sur quelques sénateurs élus
le 28 juillet 2010.
Bujumbura le 29 juillet (SurviT-Banguka) 1. Mairie Bujumbura : Pontien Niyongabo (T, Isa) et Révocate
Ciza (T)
2. Bubanza : Gabriel Ntisezerana (H, licence) et Mme Immaculée
Ndabaneze (T, doctorat)
3. Ngozi : François Xavier Nduwamungu (H, licence)
et Mme Persille Midogo (T, Isco)
4. Cibitoke: Jean Bosco Karusansuma (H, démobilisé D6)
et Mme Habarugira Hawa (T, A3)
5. Kirundo: Kankindi Jennifer (T, A3) et Emmanuel Ndemeye
(H, D6)
6. Kayanza: Gélase Daniel Ndabirabe (H, maîtrise)
et Géneviève Ntawiha (T, D6)
7. Karusi: Ndikumako Athanase(T, Doctorat) et Mme Mwashamba
Ismaël (H, D6)
8. Bujumbura rural : Daphrose Nyandwi (H, Humanités
générales) et Laurent Rwankineza (T)
9. Muramvya : Clotilde Nizigama (H) et Binegako Silver (T)
10. Makamba: Révérien Ndikuriyo (H, 2ème
candidature) et Espérance Ndayizeye (T, 8ème)
11. Cankuzo: Ndayiragije Samuel (H, Ingénieur) et
Antoinette Nijebariko (T, -)
12. Muyinga: Chrisologue Rugagamiza (H) et Mme Christine
Ndayirorere (T).
13. Ruyigi : Edouard Sugumwe et Espérance Citegetse
14. : Gitega :(tous CNDD-FDD) Gervais Rufyikiri (H, Dr Ir)
et Sinankwa Fidès (T)-
15. Bururi : (Emmanuel Nkengurutse(T, avocat) et Véronique
Nizigama (H,)
16. Rutana : Jean Bosco Mukungu (T) et
17. Mwaro : Kekenwa Jérémie (H) et
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