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Actualité du
30 juin 10 (SurviT-Banguka)
Burundi-élections
La CENI planche
déjà sur les législatives Bujumbura le 30
juin 10 (SurviT-Banguka)
Après les très controversées élections
communales et présidentielle, la commission électorale
planche déjà sur les législatives. Ce scrutin
est prévu le 23 juillet. Mais comme on le sait déjà,
les partis membres de l’alliance démocratiques pour
le changement ont boycotté tout le processus électoral
pour contester les fraudes massives qui ont caractérisé les élections
communales. Pour y mettre un peu de vernis démocratique,
le tandem CNDD-FDD/CENI a invité les partis satellites qui,
bien avant le premier scrutin, ont juré de soutenir le CNDD-FDD
jusqu’à la dernière énergie. Selon des
sources concordantes, le CNDD-FDD aurait, en complicité avec
la CENI, décidé de placer les leaders de ces vrais
faux partis en tête des listes colonisées par les
membres du CNDD-FDD. Les mêmes causes produisant les mêmes
effets, ces listes seront à coup sûr approuvées
et les candidats fantoches intégreront le parlement burundais.
Pourrappel, les dix partis volontairement inféodés
au CNDD-FDD sont : Sangwe Pader, Kaze FDD, Sonovi, Piebu, RPB,
MSP Inkinzo, PRP, Parti Monarchique Parlementaire, Palipe Agakiza
et le FNL Iragi rya Gahutu Rémy. Mais d’autres partis
politiques comme le FROLINA et l’UPRONA auraient accepté d’aligner
des candidats aux élections législatives. Leurs dossiers
sont attendus au plus tard mercredi le 30 juin.
Burundi-politique
Agathon Rwasa réapparaît
Bujumbura le 30 juin 10 (SurviT-Banguka)
Une semaine après sa mystérieuse disparition, Agathon
Rwasa, un des leaders de la rébellion burundaise, a refait
surface, par médias interposés. A travers un document
audio visuel remis aux médias ce 29 juin, Agathon Rwasa
déclare qu’il s’est retiré de la scène
pour sauver sa peau. « J’ai senti une sérieuse
menace personnelle et le CNDD-FDD voulait manifestement m’éliminer
physiquement ; des éléments de la Documentations
sont venus fouiller dans ma maison et ont, au passage, volé certains
objets de valeur ; à part cela, j’ai eu d’autres
informations sérieuses qui m’indiquaient que le parti
au pouvoir avait pris la décision de m’éliminer
alors j’ai alors décidé de me retirer provisoirement »,
explique Agathon Rwasa. Il encourage ses amis de l’alliance
démocratique pour le changement (ADC-Ikibiri) et réaffirme
que le salut national viendra de cette coalition. « Les tricheurs
impénitents n’auront pas ledernier mot même
s’ils affinent des stratégies pour truquer les élections
et éliminer les opposants les plus en vue, je suis convaincu
que le salut du Burundi viendra de l’ADC-Ikibiri »,
ajoute Agathon Rwasa. Selon des sources bien informées,
Agathon Rwasa serait en pleine forêt de la Kibira. Il y a été rejoint
par ses combattants. Il compte réemprunter ce chemin pour
accéder au trône. Mais il y aura certainement des
casses mémorables.
Burundi-sécurité
Les opposants
sont coffrés à la pelle
Bujumbura le 30 juin 10 (SurviT-Banguka)
C’est Pierre Claver Mbonimpa, Président de l’association
de défense des droits de l’homme APRODH qui tire la
sonnette d’alarme. Depuis une semaine, une centaine de militants
des principaux partis d’opposition ont été arrêtés
et mis en prison, torturés et parfois tués. Le phénomène
est tellement inquiétant que même les agents de son
association n’ont plus le droit de leur rendre visite pour
s’enquérir sur leur situation. « C’est
inadmissible car dès lors que nous n’avons plus accès
aux personnes détenues, cela suppose qu’il se passe
des choses horribles que le pouvoir veut cacher à tout prix
et nous disons que même en situation d’arrestation,
une personne a toujours le droit de recevoir la visite des défenseurs
des droits humains », fait remarquer l’infatigable
Pierre Claver Mbonimpa. Les rafles policières sont quotidiennement
organisées dans les rangs des partis phare de l’ADC-Ikibiri,
en l’occurrence leFNL, l’UPD, le MSD et le CNDD. En
général, les agents de la Documentation ciblent les
responsables à la base. La situation devrait se compliquer
davantage pour les voix discordantes. Pour faire avaliser sans
contestation les fraudes massives qui émaillent les scrutins
en cours, le Chef de l’Etat a de nouveau eu recours à l’OPC2
David Nikiza, son as de sales besognes. Les temps sont durs et
seuls les professionnels des crimes parfaits (dont les auteurs
et les mobiles restent inélucidables) sont à solliciter.
Pierre Nkurunziza l’a donc nommé, par décret,
Commissaire Régional dans la région Ouest. Il est
quasiment blanchi. Puisque il avait été remercié le
26 novembre 2009 après avoir été cité parmi
les commanditaires de l'assassinat du feu Ernest Manirumva ancien
vice-président de l’Observatoire de lutte contre la
corruption et les malversations économiques (OLUCOME). |
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