Actualité du 30 septembre 09 (SurviT-Banguka)

Burundi-médias

La guerre entre confrères bat déjà son plein

Bujumbura le 30 septembre 09 (SurviT-Banguka)

La couverture médiatique des prochaines élections sera sans aucun doute assurée par des journalistes rescapés d’une lutte sans merci que se livrent désormais les médias privés au Burundi.

D’un côté, la radio REMA-FM. Une pure émanation du parti présidentiel CNDD-FDD qui est doublement synonyme soutien inconditionnel et de corroie de transmission du pouvoir en place. Cette radio a toutes les apparences d’une station friquée, qui émet 24 heures sur 24, défiant ainsi la toute puissante radio nationale qui n’émet que 17 heures sur 24. REMA-FM est pilotée par un certain Willy Nyamitwe, promoteur à ses heures du journal Intumwa et témoin oculaire du calvaire qu’endura l’ancien vice-président Alphonse Marie Kadege, au Service National de Renseignement, en 2006.

C’est lui qui prenait avec délectation les fameuses images macabres de torture de ce grand homme d’Etat et de ses compagnons d’infortune. Assurée de la complicité de l’exécutif et du judiciaire, REMA-FM est donc déterminée clouer sur le pilori les radios professionnelles et indépendantes afin d’occuper seule le terrain médiatique de l’info instantanée tout au long du processus électoral.

C’est ainsi que de l’autre côté se trouvent, dans un même box des médias à faire taire, la radio publique africaine, la radio Bonesha et la radio Renaissance FM. Le 8 août dernier, REMA-FM a officiellement accusé les responsables de ces stations, ainsi que quelques autres journalistes, d’avoir tenu une réunion secrète pour comploter contre le pouvoir en place. Elle a récemment enfoncé le clou en déposant une plainte en justice contre les directeurs de ces radios. Selon Emmanuel Nsabimana, directeur de la RPA, derrière ce ridicule harcèlement se trouve une volonté cachée du parti au pouvoir de faire taire les médias indépendants afin d’organiser à huis clos des élections sur fond de fraudes massives.

Le CNDD-FDD n’a-t-il pas déjà annoncé qu’il torpillera tout effort de rééditer la synergie des médias comptable de la transparence des élections en 2005?

Burundi-corruption

Un fort relent de corruption autour du marché des plaques d’immatriculation

Bujumbura le 30 septembre 09 (SurviT-Banguka)

Le gouvernement burundais s’active à glaner des sous dans tous les sens et au forceps, le cas échéant, afin de pouvoir financer son budget de fonctionnement que les bailleurs traditionnels ont refusé d’appuyer en raison du degré avancé de violation de droits de l’homme, de criminalité, de corruption et de détournement des deniers publics.

Au 30 juin 2009 seuls 10% des aides promises avaient été effectivement décaissés. La capacité de mobilisation de fonds promis et quasi nulle. Pour maintenir la tête hors de l’eau, le pouvoir suce le peuple sans vergogne. Impôts et taxes sont insupportables et le même pouvoir ne rate aucune occasion pour enfoncer le clou en succombant notamment à la tentation de corruption, son péché mignon.

Les associations anticorruption et malversations économiques n’arrêtent d’alerte sur les dossiers phare qui accrochent ridiculement le pouvoir en place. Le dernier en date est en rapport avec le marché de nouvelles plaques d’immatriculations pour autos et motos. Les propriétaires sont sommés d’arborer les nouvelles plaques avant la fin du mois de novembre 2009. Ils doivent aussi changer de cartes roses et le tout revient à une bagatelle de 150.000 francs burundais pour autos et 50.000 pour motos.

C’est du vol organisé en un temps record, selon les observateurs. Ce qui est davantage révoltant est que ce marché de plus de 5 milliards de francs burundais s’étend sur quinze ans et a été attribué à une société ougandaise au gré à gré, en dépit de la double contestation de Monsieur Aloys Ntakirutimana, directeur des Impôts et de Gabriel Rufyiri, Président de l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques.

« La loi qui régit les procédures de passation des Marchés Publics est formelle : à partir du moment où un marché dépasse 2 millions de francs burundais, l’on doit faire un appel d’offre or, dans le cas d’espèce, c’est près de 5 milliards de francs burundais et le gré à gré est inacceptable », martèle Gabriel Rufyiri qui, au passage, fait remarquer que les plaques en cours de distribution sont d’une qualité plutôt médiocre. D’aucuns estiment que le parti présidentiel qui a fait mains basses sur l’économie aurait magouillé pour encaisser les commissions à la pelle, afin de pouvoir financer confortablement sa campagne électorale.

.



 




 
     
     
     
     
 1 Septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 Septembre, 2009
Qui sommes-nous?





Vos réactions et suggestions sont les bienvenues.

 1 Septembre, 2009
Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 
 
 
ACTUALITEEDITORIALABOUT US ARCHIVESDIASPORACONTACT
Copyright (c) 2009 SurviT Banguka, All rights reserved.