Actualité du 19 décembre (SurviT-Banguka)

 

Burundi-politique

 

Alexis Sinduhije change de casquette.

 

Bujumbura le 18 décembre 07 (SurviT-Banguka)

 

Du journaliste téméraire et patenté, toujours prêt à brader le danger et à anticiper sur les événements, Alexis Sinduhije, promoteur de la fameuse Radio Publique Africaine (RPA) change momentanément de casquette pour enfiler celle d’homme politique dont la seule ambition est de conquérir le pouvoir. Il fonde son propre parti politique dénommé, MSD, Mouvement pour la Démocratie et la Sécurité. Dans une conférence de presse qu’il a organisée ce mardi 18 décembre, il souligne que son parti est à l’ombre depuis plus de treize mois et sera agrée dans moins de deux semaines. Il affirme en outre qu’il n’aura pas de difficultés à gagner la confiance des Burundais. Mais avant même d’avoir mis la main à la pâte, Sinduhije a déjà un ennemi de taille qui menace de le lyncher pour tuer dans l’œuf son projet : C’est le général Adolphe  Nshimirimana, patron de la Sûreté Nationale (Documentation). «Il a déjà envoyé ses émissaires pour me dissuader, disant que si je crée un parti politique, je serai tué ou exilé avec tous les autres membres fondateurs, je sais que c’est un tueur à gage qui n’a que cela comme spécialité, mais nous avons décidé de lui montrer que le tueur n’a pas le dernier mot», déclare Alexis Sinduhije.

 

Burundi-sécurité.

 

Le terrorisme d’Etat reprend ses droits au Burundi.

 

 

Bujumbura le 18 décembre 07 (SurviT-Banguka)

 

 Certaines grosses légumes du haut commandement de la police seraient à l’origine des nombreux cas de braquage survenus ces derniers jours dans plusieurs endroits du Burundi. Mais la révélation n’en est pas une et le secret, si secret il y a, ne serait plus que de polichinelle. Car tout se sait ou presque et les hommes de mains de ce gang au dessus de tout soupçon sont sur le point de lâcher et de déballer tout le mystère d’un réseau qui a laissé pleurs et grincements de dents dans plusieurs ménages. Et contre toute attente, les Burundais apprennent que le véritable serial kealer est une fois de plus le général Adolphe Nshimirimana, patron de la Police présidentielle (Documentation). Comme par le passé, ce tueur invétéré est trahi par ses hommes. Et tout se sait finalement grâce aux aveux du major Jean Bosco Nsabimana, un officier de la Police présidentielle qui est aussi l’un des exécutants des sales œuvres commanditées par le sinistre général. «Je sais qu’il veut m’éliminer pour m’empêcher de parler, mais je dois vous dire que je fais parti d’un groupe de policiers qui exécutent ses desseins et tous les cas de vols à main armée qui se commettent un peu partout dans le pays se font sur sa commande et le butin lui revient ; sans dire qu’il ordonne d’autres tueries, je devrais par exemple aller tuer Hussein Radjabu dans sa prison de Mpimba et j’ai personnellement participé à la torture de l’ancien vice-président Alphonse Kadege sur ordre d’Adolphe Nshimirimana », confie cet officier des services de sécurité, ajoutant que des plans plus tragiques encore sont en préparation. Il demande publiquement une audience au président de la république pour tout raconter. Car, ajoute-t-il, le président Pierre Nkurunziza est pris en otage par une clique de gangsters.

 

Burundi-éducation.

 

 Université du Burundi : la reprise est plutôt timide.

 

Bujumbura le 18 décembre 07 (SurviT-Banguka)

 

Les étudiants de l’Université du Burundi ne se bousculent pas pour aller confirmer leur réinscription au rôle, en dépit de l’appel pressant du recteur Gaston Hakiza. Alors que la date officielle de reprise des cours est fixée au 19 décembre, moins de 800 étudiants, sur un effectif total de 10.000, se sont déjà fait inscrire. La plupart d’entre eux étant des étudiants de l’ISCAM (Institut supérieur des cadres militaires) qui suivent des cours dans les différentes facultés et instituts de l’Université du Burundi. Les autres sont des militants du CNDD-FDD ou assimilés, préalablement démarchés par les services de la Documentation et les responsables du parti présidentiel pour ne pas faire capoter le noir plan du ministre Saïdi Kibeya. Leur inscription est assortie d’une souscription à un nouveau code de conduite indiquant notamment que l’étudiant ne participera plus à la grève quelle que soit la raison, et que les homes universitaires sont interdits de visite après 19 heures. Mais le gros des étudiants restent intraitables : le retour à l’Université sera conditionné par la suspension de toutes les mesures prises injustement et dans la précipitation par le ministre de l’Education. Interrogé sur la gestion du dossier Université, le président de la république Pierre Nkurunziza a été trahi par un lapsus qui en révèle trop sur sa pensée profonde. « On ne peut pas accepter que des déplacés armés restent indéfiniment dans cet endroit, au besoin, nous prendrons d’autres mesures plus dures encore », a-t-il laissé entendre, prenant déplacés pour étudiants.