La
menace avait été déjà formulée
de façon feutrée par Jérémie Ngendakumana,
président du CNDD-FDD, au cours d’un point de presse organisée
la semaine dernière. Profitant d’un banal lancement d’un
cadre dit pompeusement de dialogue entre partenaires politiques, le
président burundais Pierre Nkurunziza lui a emboîté le
pas en rééditant ces menaces de façon plus limpides
et incisive .
|
Vincent
Ndikumasabo et Mubereza, deux cadres tutsis qui prestaient depuis des
lustres dans la province de Gitega (centre du pays) ont été froidement
abattus par des inconnus. Ils les ont foudroyés en plein bistrot
du centre vétérinaire à Gitega. Le lendemain, Selemani
Mossi, gouverneur de la province de Gitega s’est empressé à déclarer
sur les médias locaux que la sécurité est bonne
dans sa circonscription
|
Cela
se sait déjà. Alexis Sinduhije, président
du tout nouveau parti MSD le lui a rappelé ce 14 février,
dans une conférence de presse organisée précisément
autour de l’escalades des violences à laquelle on assiste
depuis quelques temps au Burundi. Il affirme avoir des informations
détaillées sur les milices initiées notamment dans
les quartiers de Kamenge, Kinama et Kanyosha pour tuer les tutsis et,
dans la foulée, les opposants hutus, ceux du FRODEBU ou du mouvement
rebelle FNL en l’occurrence.
|
La
criminalité se généralise de plus en plus au Burundi
et le président Burundais Pierre Nkurunziza sillonne encore le
pays de l’oncle Sam en multipliant les mensonges et autres ornières,
affirmant haut et fort que la sécurité surabonde dans
son pays. Pour couper court à ces aberrations, son premier vice-président
Yves Sahinguvu a organisé, ce 13 février 08, une réunion à Bujumbura
pour dénoncer la recrudescence de la violence et interpeller
toutes le forces vives, afin de barrer la route aux faiseurs de guerre
qui semblent reprendre le dessus.
|
C’est
quasi certain. Le Burundi entre dans un autre cycle de violences qui,
si rien n’est fait, devraient lui prendre d’autres millions
d’habitants. Les Nations Unies qui ont généralement
l’esprit alerte viennent d’anticiper en déclarant
toutes les provinces du pays comme étant des zones à haut
risque. Le pays est en effet officiellement fiché en phase 3
d’insécurité, depuis ce 11 février.
|
Les
extrémistes Hutu ont continué à convaincre avec
plus de forces les Hutu que tant qu’il y aura un seul Tutsi au
Burundi et au Rwanda, les Hutu ne pourront pas vivre en paix. Chaque
acte de génocide était amélioré par rapport
au précédent avec plus de moyens.
|
La
consigne est limpide : les enseignants tutsis dispersés dans
tous les coins du Burundi sont menacés d’expulsion, dans
le meilleur des cas, ou de viol et d’extrême humiliation.
Le 8 février dernier, une dizaine de jeunes enseignantes de la
province Cibitoke ont été systématiquement violées,
non par des combattants FNL qui sont coutumiers de ce genre de crimes,
mais par des parents et des élèves (paradoxe !), manipulés
par de piètres politiciens plutôt hutisants.
|
Installés
sur le site de Gasenyi en commune de Rango (province Kayanza) depuis
qu’ils ont miraculeusement échappé au génocide
en 1993, plusieurs dizaines de tutsis sont aujourd’hui sommés
de regagner leurs collines ou de disparaître tout court. Cette
menace serait si sérieuse qu’elle est même relayée
par les autorités administratives et militaires/policières
|
Pour
avoir déjoué à plusieurs reprises les plans macabres
du Cndd-Fdd, liés notamment à la création d’une
milice chargée de liquider les opposants de tous bords, les journalistes
de la radio publique (Rpa) sont des hommes et des femmes à abattre.
Cela a bien été décidé dans le cadre d’une
réunion du Cndd-Fdd, organisée dans la province de Bujumbura
rurale par un groupe mixte de militaires et autres policiers .
|
Il
est regrettable qu’une personne qui se soit illustrée par
le pillage de la liquidation de la SRD Buyenzi, par la gestion d’une
Alimentation ainsi que par le colportage d’informations pour le
compte de la Documentation Nationale soit désignée comme
Ambassadeur du Burundi à l’étranger. Mais qu’à cela
ne tienne : Le Burundi ne peut que présenter l’image calamiteuse
qu’il a de l’intérieur et cette piteuse image est
mieux représentée par M. Claude Nimubona au propre comme
au figuré.
|
Les
deux frères ennemis d’hier se sont retrouvés au
site de Kumugumya, historique permanence de ce parti du Prince Louis
Rwagasore. Selon Aloys Rubuka, président de l’aile gouvernementale
les deux ailes sont presque déjà réunies. « C’est
un signe précurseur d’un grand événement
que nous sommes entrain de préparer dans quelques jours, à savoir
l’officialisation de notre réunification effective
|
En
revanche, le numéro un burundais est très actif sur le
terrain de la corruption et des malversations économiques. Du
Falcon 50, il n’a fait qu’une bouchée. Il aurait
même suggéré le paiement indu de plus de 23 milliards
de francs burundais à la société Interpétrole
pour empocher le surplus. Sans revenir sur les dossiers sucre, haricot,
etc. Tous les Burundais devraient se réveillez pour barrer la
route à cette criminalité d’Etat.
|
Bien
qu’il ait raté d’un cheveu la mairie de Bujumbura,
l’homme d’affaire Jean Marie Rurimirije a bien joué les
médiateurs entre le FNL et les grosses pointures du CNDD-FDD.
Ce mouvement rebelle a fait ce qu’il lui avait promis en libérant
les quatre personnes qu’il détenait depuis trois mois dans
la profonde forêt de la Kibira
|
Les
magouilles auraient donc si bien abouti que personne, du moins à Bujumbura,
ne soupçonne la moindre influence de Buyoya. Le succès
supposé de Ngenzebuhoro est à mettre à son flair
qui l’aurait poussé à titiller la gent féminine
représentée au parlement, en l’occurrence Victoire
Ndikumana, Angèle etc. Pendant son temps, son rival malheureux,
en l’occurrence Aloys Rubuka s’est contenté des assurances
de Manwangari et Sinunguruza,
|
Le
lieutenant général Germain Niyoyankana, ministre burundais
de la Défense et des Anciens Combattants rejette toute implication
dans l’exécution des dizaines de présumés
militants du mouvement FNL dans la province de Muyinga en juin 2006.
Il l’a déclaré ce mardi 29 janvier 2008, dans une
conférence de presse tenue dans son cabinet. Il réagit
ainsi aux allégations du colonel Vital Bangirimana, ancien commandant
de la 4ème région militaire
|
Aussitôt
rejetée par son camp, l’honorable Alice Nzomukunda, premier
vice-président de l’assemblée nationale au Burundi éclaire
la lanterne de l’opinion nationale et internationale, constamment
bercées par les ornières du parti présidentiel.
|
On
le croyait en partance vers les autres galaxies, mais il y est et y
reste : L’honorable Jérémie Ngendakumana, président
du CNDD-FDD, resserre les rangs et confirme son autorité à la
tête de cette organisation qui fait la pluie et le beau temps
au Burundi.
|
Face à cette
nouvelle crise institutionnelle, le parti présidentiel est amer
et en veut sérieusement aux députés issus des partis
FRODEBU, UPRONA, CNDD et le groupe de députés toujours
fidèles à Hussein Rajabu. Selon certaines informations,
relayées en l’occurrence ce jeudi 24 janvier 2008, par
la radio publique africaine, ce parti qui ne sait plus convaincre par
la seule force de l’argument se prépare à user de
l’argument de la force. En éliminant notamment les principaux
acteurs politiques qui lui mettent le bâton dans les roues.
|
Hussein
Rajabu, ancien président du CNDD-FDD, déchu en février
dernier par le très contesté congrès de Ngozi,
comparaît à la cour suprême les 22 et 23 janvier.
Les magistrats du siège doivent plancher sur ses principaux chefs
d'accusation, en l'occurrence l'outrage au président de la république
et l'atteinte à la sécurité de l'Etat,
|
Cependant,
le ministre Kamana n'a pas été convainquant car la population
est restée sur sa soif et ses inquiétudes restent totales.
Pendant ce temps, le parti PARENA dont un des responsables en province
Ruyigi a été arrêté a sorti un communiqué de
presse où il appelle le gouverneur à ne pas semer la méfiance
et la discrimination sur base régionale ou ethnique
|
En
dehors de toute législation en la matière, la belle colline Sororezo
(commune de Kanyosha rural) qui surplombe la ville de Bujumbura vient
d’être morcelée en quelques parcelles (vingt ares chacune) que se partagent
sans scrupules une vingtaines de grosses légumes du parti présidentiel.
Les bénéficiaires sont en l’occurrence, Gervais Rufyikiri (président
sénat), Pie Ntavyohanyuma (président assemblée nationale), Alain Guillaume
Bunyoni (ministre de la sécurité publique), Godefroid Niyombare (chef
d’état-major général
adjoint), Denise Sindokotse ...
|
Depuis
Kigoma (Tanzanie), sa nouvelle terre d'exil, le colonel Vital Bangirinama,
présumé artisan principal du carnage de Muyinga, charge
sans réserve Germain Niyoyankana et Samuel Gahiro, respectivement
ministre de la Défense et Chef 'Etat-major général
de l'armée, comme étant les véritables commanditaires
de ces massacres
|
Avec
ses allures d'un vacancier, atypique, Pierre Nkurunziza était
donc en campagne dans tous les sens du mot. Occupé, le jour,
aux travaux champêtres qui lui vont par ailleurs comme un gant,
ce brillant président se livrait en même temps à la
véritable propagande pour son parti, en vue des élections
pour 2010.
|
Le
premier vice-président de la république Yves Sahinguvu
a décidé de s'investir à fond dans le vaste combat
contre la mauvaise gouvernance qui gangrène toute l'administration
au Burundi. Profitant d'une séance de travail organisée à l'intention
des deux bureaux du sénat et de l'assemblée nationale
et des responsables des médias burundais, Yves Sahinguvu, a déploré énergiquement
la mauvaise gouvernance politico-économique qui continue à caractériser
le Burundi, en dépit des efforts politiques entrepris depuis
quelques mois, dans le souci de redorer l'image du pays suffisamment
terni par le génocide et les nombreux autres crimes contre l'humanité.
|
Alors
que les policiers burundais étaient, hier encore, massivement
accusés de participation dans les différents actes de
banditisme à main armée et autres crimes graves qui s'intensifient
dans le pays, voilà que les militaires les rejoignent sur ce
chapitre peu glorieux du vol et de la violence aveugle. e piloter les
Commissions par ses amis hutus
|
Tout était
donc fin prêt, et les Commissions en questions
seraient aujourd’hui à l’œuvre si Laurent Kavakure,
Ambassadeur du Burundi en Belgique n’avait pas mis les pieds dans
le plat en court-circuitant tous ses collaborateurs, dans le seul souci
de faire piloter les Commissions par ses amis hutus
|
Que
ce soit du côté des combattants FNL ou des éléments
de l’armée régulière, les morts se comptent
par dizaines, au lendemain de violents combats qui ont opposé les
deux belligérants le 8 janvier dernier sur la colline Kirari
de la commune Musigati. Selon des sources militaires, les rebelles ont
attaqué simultanément, par force bombes et tirs nourris,
des positions militaires de cette commune, afin de les anéantir
et empêcher toute intervention militaire
|
Et
bien ! Si vous attendez par soldats rwandais tous ceux qui ont servi
un
jour dans le Front Patriotique Rwandais le FPR et en suite dans l’Armée
Patriotique Rwandaise l’APR du général Paul Kagamé,
alors le peuple
congolais a un sérieux problème à résoudre,
car son propre Président élu au
suffrage universel direct à plus de 58 % des voix, je cite Joseph
Kabila,
est non seulement d’origine Tutsie comme moi, mais il est aussi
un ancien
soldat du FPR comme moi. Cherchez donc l’erreur !
|
Pour
couper court à ce concert de protestations, l’honorable
Jérémie Ngendakumana, président du CNDD-FDD, éclaircit
la position de son parti politique par rapport à cette question
liée précisément au mouvement FNL. «Je dois
dire qu’au niveau du CNDD-FDD, nous ne trouvons pas opportun de
mettre sur pied cette commission parlementaire chargée de s’occuper
de cette question, nous nous opposerons à sa mise sur pied, à moins
que les autres députés arrivent à nous convaincre
de son opportunité, mais nous débattrons de tout cela
au moins de février»
|
Après
l’ultimatum du ministre burundais de la Défense et des
Anciens Combattants, les combattants FNL ont quitté les abords
des routes pour se replier sur leurs positions respectives au fin fond
des fourrés ; cela s’est observé notamment dans
les province de Bujumbura rural et Bubanza. La population a ainsi eu
droit à un relatif répit, mais aujourd’hui, les
vols et autres actes de barbarie reprennent de plus bel, curieusement
perpétrés par des éléments de la Police
et /ou de l’armée régulières
|
Mais
les députés du CNDD-FDD ne l’entendent pas de cette
oreille, d’où le blocage total, observé ce jeudi
3 janvier à l’hémicycle de Kigobe. «Pour la
population, je pense que rien ne peut être plus urgent que la
question de sécurité aujourd’hui, c’est ainsi
que les députés qu’elle a élus devraient
se pencher sur les dessous du piétinement des négociations
entre le gouvernement burundais et ce mouvement rebelle, mais j’ai
l’impression que les élus du CNDD-FDD sont d’un autre
avis», explique l’honorable Térence Sinunguruza,
député UPRONA
|
Et
de deux. Après Muyinga, des inconnus viennent encore de défigurer
la statue du Sauveur Jésus Christ, située dans l’église
Saint Aloys d’Ijenda. Diomède Ndamanisha, administrateur
de la commune Mugongomanga s’indigne de cette barbarie et regrette
que les auteurs ne soient pas encore arrêtés
|
Cette
triste saga kényanne laisse entrevoir quelques scénarios
plausibles au Burundi en 2010. Malheureusement!!! Le peuple burundais
doit rester vigilant et nos dirigeants savoir ce qui les attend en 2010.
Pauvres burundais, vous n’êtes pas encore sortis de l’auberge
car le Président NKURUNZIZA va tout essayer pour s’accrocher
au pouvoir en 2010
|
Comme
d’aucuns le pressentaient déjà, ses priorités
se résument en deux mots. Humilier et dépouiller les Batutsis
de tous leurs biens pour les réduire à l’errance
et à faire la manche dans la rue, à défaut de les
tuer systématiquement. Mais le président prend soin d’habiller
son discours et de l’enduire, un tant soit peu, d’un vernis
de bonne gouvernance. «Nous allons nous atteler à la récupération
des biens de l’Etat qui ont été pillés depuis
des lustres en commençant par les vastes propriétés
foncières qu’une poignée d’individus monopolisent,
notamment dans le plaine de l’Imbo et le long du lac Tanganyika…
|
Le
major Maregarege a vu juste : le général Adolphe Nshimirimana,
patron de la Police présidentielle ne pouvait pas se laisser
facilement démasquer par ses hommes de main. En témoigne
le lynchage de Willy Nibaruta, qui, à l’instar de Maregarege,
avait aussi échappé au carnage de Rutana commandité par
le même serial kealer, Adolphe Nshimirimana. Littéralement
criblé de bales, son corps a été découvert
dans la profonde vallée de Rukonwe, en province de Makamba
|
Comme
ce fut le cas l’année dernière, c’est encore
une fois avec une grande amertume que les Burundais bouclent l’année
2007. Mêmes causes. Mêmes effets. Le CNDD-FDD qui tient
démocratiquement les rênes du pouvoir depuis août
2005 est en effet resté égal à lui-même
s’il n’a pas battu son propre record dans la déconstruction
de tout l’édifice national
|
Madame Pascasie MINANI, épouse
du Président NTIBANTUNGANYA (Frodebiste en suspension), est
désignée comme Premier Conseiller d'Ambassade à Bruxelles
et Monsieur Thomas BARANKITSE, attaché juridique en remplacement
de Madame Elisa NKERABIRORI. Monsieur Alain NYAMITWE (propre frère
du fameux Willy Nyamitwe et ancien animateur du site Internet www.umuco.com)
quitte son poste de directeur de Cabinet du Ministre des Affaires étrangères
pour occuper celui Premier Conseiller d'Ambassade en Suisse
|
Selon le rapport des ses récentes
enquêtes, la cassette de l’Etat a subi un manque à gagner
de plus de 200 milliards de francs burundais dans le dossier relatif à l’achat
de 200 camions Mercedes pour le compte du ministère de la
Défense et de 200 camionnettes SAIPA que le ministère
de l’Intérieur avait commandées pour les administrateurs
communaux.
|
La conférence sur la paix dans l'est de la République
démocratique du Congo (RDC), dont l'ouverture officielle
aurait dû avoir lieu jeudi à Goma, capitale du Nord-Kivu,
a été repoussée au 6 janvier, a-t-on appris
mercredi auprès du comité préparatoire. |
La machine de corruption et de malversations économiques
reste bien huilée au Burundi. Au lendemain des brûlants
dossiers du paiement indu de plus de 23 milliards de francs burundais
à la société Interpétrole et de plusieurs
autres milliards perdus dans bradage du Falcon 50, la révélation
d’une autre grave fuite de milliards suscite l’indignation
des Burundais et du monde. |
Selon Venant Bamboneyeho, président de l’association
AC-Génocide, l’impunité et la promotion des
génocidaires devraient indubitablement mener à cette
escalade de violences et autres assassinats. «Quand nous
disons que les génocidaires doivent être traités
comme tels et qu’il est dangereux de passer l’éponge
sur un tel crime, nous n’inventons pas, nous parlons d’un
génocide qui a bel et bien eu lieu en 1993, commis par
le FRODEBU et d’autres organisations criminelles et reconnu
par les Nations Unies, en vertu d’un rapport d’une
Commission Internationale», |
Dominique Surwavuba, leur bourreau avéré, vient
de réintégrer son poste de patron de la Documentation à Muyinga.
Comme pour tirer un trait et passer définitivement l’éponge
sur ce carnage. Dans le lexique moderne en usage à l’échelle
mondiale, ces gaffes en cascade portent un nom : mauvaise gouvernance
politique et économique. Et en réponse à une
telle barbarie, la communauté internationale a mis en
quarantaine le Burundi en gelant son aide multi ou bilatérale
pour éviter qu’elle ne finisse dans les poches de
ces gangsters, au grand dam du reste de la population |
Après que la police présidentielle ait suspendu
la première impression de ce livre qui aurait du sortir
en mai dernier, (il est toujours bloqué à l’imprimerie
Mister Minute Service de Bujumbura), l’auteur a fait un
deuxième tirage au mois de septembre en Uganda. Actuellement
ce livre peut être demandé à l’adresse
e-mail de l’auteur : elenatikk@yahoo.fr ou au téléphone
mobile : 00257-79939226 |
Et contre toute attente, les Burundais apprennent que le véritable
serial kealer est une fois de plus le général Adolphe
Nshimirimana, patron de la Police présidentielle (Documentation).
Comme par le passé, ce tueur invétéré
est trahi par ses hommes. Et tout se sait finalement grâce
aux aveux du major Jean Bosco Nsabimana, un officier de la Police
présidentielle qui est aussi l’un des exécutants
des sales œuvres commanditées par le sinistre général.
«Je sais qu’il veut m’éliminer pour m’empêcher
de parler, mais je dois vous dire que je fais parti d’un
groupe de policiers qui exécutent ses desseins et tous
les cas de vols à main armée qui se commettent un
peu partout dans le pays se font sur sa commande et le butin lui
revient... |
Le président burundais Pierre Nkurunziza semble avoir pris
conscience de la démesure et des ravages de sa démagogie.
Au moment de sa traditionnelle sortie médiatique pour boucler
l’année, il a présenté ses excuses
à la population pour ses nombreuses promesses non tenues
: l’augmentation des 34% n’était qu’un
leurre, la sécurisation du pays était un pur mensonge,
le compromis avec les FNL est resté lettre morte, les deniers
publics ont été systématiquement pillés
par les mandataires du parti CNDD-FDD et le peuple n’a eu
droit qu’à la douleur et l’aggravation de sa
misère. |
En conclusion, je dirai à tous les politiciens, burundais,
toutes ethnies confondues qu’ils doivent penser aux générations
futures, nous méritons un autre avenir que celui que vous
nous préparez, réparez vos dégâts et
franchement ça fait honte et pitié de voir le Burundi
pointait en dernière position dans tous les rapports des
organismes internationaux sur le développement humain,
les droits de l’homme, l’économie, le commerce
extérieur, etc.
On n’a pas des mots assez durs pour qualifier le parti
CNDD-FDD qui a gagné les élections de 2005, qui
avait tout pour sortir le pays du sous-développement
mais qui a préféré embaucher des copains,
voyous et amis incompétents qui ont fini par partir avec
les caisses de l’Etat, du jamais vu dans l’histoire
de notre pays.
|
Plus d’un mois après sa prise de fonction, le premier
vice-président de la république, Dr Yves Sahinguvu
remercie poliment les anciens proches collaborateurs de son prédécesseur
Martin Nduwimana. |
Une semaine après l’assassinat du jeune homme d’affaire
tutsi Brown Ndarishikanye, la même main criminelle réédite
le forfait. La victime est cette fois Clément Karikurubu,
un colonel tutsi de l’armée régulière
en retraite depuis quelques mois. Il a été abattu
à bout portant, le soir de ce 11 décembre, alors
qu’il rentrait paisiblement à son domicile à
Kinindo (Bujumbura). Même s’il s’inscrit dans
une longue série noire d’autres assassinats quotidiennement
commis à Bujumbura et dans le reste du pays, ce meurtre
signé en plein quartier des officiers supérieurs
est source de nombreuses interrogations. |
La guerre des collines fait rage à l’est de la République
Démocratique du Congo. Plus d’une semaine après
de violents combats entre les hommes de Nkunda et les 25000 éléments
de l’armée dépêchés par Joseph
Kabila pour une purge ethnique, le général Laurent
Nkunda, du haut de sa troupe d’à peine 6000 hommes,
étonne et détonne en infligeant un cuisant échec
à son ennemi. Mashaki et Karuba (40 km à l’ouest
de Goma) passent ainsi sous le contrôle de Nkunda. Il récupère,
dans la foulée, des armes et de nombreuses munitions. |
Ejecté de l’attelage gouvernemental, le parti pour
le redressement national PARENA se réorganise et se positionne
pour jouer le jeu d’opposition. Pour planter le décor,
ce parti a reconduit à sa tête l’ancien président
de la république, Jean Baptiste Bagaza. Ce dernier a été
approuvé avec un score à la soviétique (99.99%),
au bout d’un 2ème Congrès national du parti,
organisé les 8 et 9 décembre au domicile du président
réélu. |
Le pouvoir CNDD-FDD n’avait jamais caché son agacement
envers cet établissement considéré comme
un des plus vieux bastions des déplacés tutsis.
Profitant d’un incident provoqué au cours d’un
rituel d’intégration des nouveaux étudiants,
Saïdi Kibeya refuse de s’arrêter aux seuls responsables.
Il en profite plutôt pour réaliser son vieux rêve
: vider la citadelle de tous ces étudiants tutsis considérés
comme un éternel obstacle à la réédition
du génocide |
Le décret présidentiel du 5 décembre leur
octroie des primes non imposables qui oscillent autour de 1.5
million de francs burundais. Le montant révolte en particulier
les travailleurs de la Fonction Publique qui, selon le dernier
décret-loi, ne leur offre que des primes variant entre
10 et 50.000 francs burundais. |
Incroyable mai vrai : L’Organisation des Nations Unies
ne regarde les Burundais malades du sida que sous un prisme ethnique.
C’est ainsi que son volet ONU SIDA a refusé son
habituelle aide au pays, arguant notamment que les projets du
Burundi ne sont pas explicites sur l’assistance destinée
aux hutus séropositifs. |
La victime qui s’apprêtait à regagner son
service était un jeune échangeur de monnaie qui
gérait un bureau de change dénommé Wall
Street Exchange (sis Chaussée Prince Louis Rwagasore).
Il a été froidement mitraillé dans son véhicule, à côté de
son enfant de 4 ans qu’il devrait déposer à la
Maternelle. Pour la population qui a assisté en direct à cet
assassinat, il n’y a plus l’ombre d’aucun doute
possible : la police est complice de ce crime |
Un
mois après l’assassinat de Patrick Nkurunziza, un
grand commerçant tutsi froidement abattu par des hommes
armés et en tenues militaires, en novembre dernier, la
peur et la méfiance entre hutus et tutsis sont toujours
perceptibles. Les tutsis estiment que ce crime s’inscrit
parfaitement dans le prolongement du génocide et la haine
des Tutsis car rien n’a été volé au
domicile de la victime et peu avant sa mort, le climat social
s’envenimait déjà, en raison des enseignements
divisionnistes inculqués aux hutus par certains parlementaires
hutus de la circonscription et relayés par les administratifs à la
base. |
La
proportion des hutus va crescendo depuis des années, et
le non-dit qui fait le lit à l’habileté des
ex-assaillants du CNDD-FDD est que les hutus étaient déjà massivement
présents, à l’échelle des sous-officiers
et hommes de troupe, même avant la fameuse intégration.
Leur effectif oscillerait aujourd’hui autour de 80%.
|
Selon
des sources militaires, les pertes sont mémorables dans
le camp rebelle, mais l’armée et la police n’enregistrent
que quelques blessés légers. Les mêmes sources
indiquent que les assaillants se sont infiltrés dans la
commune Muramvya à partir de la commune Isale de Bujumbura
rural. L’objectif étant de saccager la commune,
tuer les traîtres présumés (tutsis et dissidents
FNL en l’occurrence)
|
Recrudescence
de cas d’assassinats et d’autres formes
de violences, misère innommable dans la quelle le pays
est désespérément embourbé, imparable
colère syndicale, confusion des rôles né de
l’enchevêtrement entre ministères, etc. Pourtant,
rien ne semble émouvoir le chef d’orchestre qui
n’est autre que Pierre Nkurunziza, président de
la république. Mais selon certains observateurs, le président
serait tellement dépassé par les événements
qu’il a perdu le sens de ses responsabilités.
|
Les
membres de l’Association Internationale SurviT-Banguka
ont tenu une assemblée générale ordinaire à Genève
et ont passé en revue la situation prévalant
au Burundi depuis la prise du pouvoir par Pierre Nkurunziza
et son parti CNDD-FDD jusqu’à nos jours. Ils ont
notamment analysé avec une attention particulière
|
Des
dizaines de ménages systématiquement pillés,
des personnes froidement abattues par des hommes en uniformes
et un silence assourdissant des responsables au sommet. Tel est
en résumé le lot quotidien des Burundais livrés
en pâture à toutes sortes de milices à la
solde du CNDD-FDD, principale gestionnaire du pays.
|
Ca y est. Le vase
de l’indignation du général Germain Niyoyankana,
ministre burundais de la Défense et des Anciens Combattants
a débordé. Il vient en effet de demander officiellement à ses
troupes d’ouvrir le feu à volonté dès
qu’ils entrevoient un seul combattant FNL sur les abords
d’une route.
|
Les récents ennuis
de l’ancien président de la république
Jean Baptiste Bagaza dont le site d’une ferme dans la
plaine de l’Imbo tape à l’œil des paysans
hutus (ses maisons, sises Chaussée Prince Louis Rwagasore étaient
fermées pour évasion fiscale) et la litigieuse
propriété de Libère Bararunyeretse, ancien
président du sénat, témoignent de cette
volonté d’humilier la communauté dans toutes
ses dimensions.
|
« L’enjeu
est avant tout économique, dans la mesure où il
s’agit d’une organisation d’intégration
sous-régionale, or si le gouvernement n’y est
représenté que par des figurants, le risque est
qu’ils signent des choses qu’ils ne comprennent
pas et que les autres vont les regarder du coin de l’œil, étonnés
par le fait qu’ils sont incapables de défendre
les intérêts économiques de leurs pays »,
s’indigne Cyrille Sigejeje, Secrétaire Général
de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burundi.
|
Le parti présidentiel l’apprendra, peut-être, à ses
dépens : fini le temps où sa volonté était
aussi un ordre. Une vérité hallucinante qui se
traduit déjà au niveau de l’assemblée
nationale, peu après le remaniement qui remet les pendules à l’heure
|
Rien qu’en province de Muramvya (centre du pays), la
police se vente d’avoir saisi ce 20 novembre, deux lance
requêtes, une lunette de pointage, quatorze grenades
et huit fusils kalachnikov
|
Cela faisait un temps
que les fameuses machettes à double tranchant avaient été soigneusement
rangées, triplement détonnées au pied
levé par les fusils kalachnikovs, pistolets et autres
grenades à destruction massive. Mais ces outils culte
des génocidaires auraient encore de beaux jours devant
eux. Car tout semble indiquer que le premier réflexe
de tout milicien hutu qui veut en finir avec tel Tutsi reste
encore de le hacher mortellement à coups de machettes,
quitte à l’achever, au besoin, par un fusil
|
Résultat, le rapport
du recensement bouclé début novembre est plus
que fantaisiste. Même les officiers et autres sous-officiers
hutus connus de tous se sont déclarés tutsis.
Mais aucun tutsi ne s’est revendiqué hutu. Le
recensement est donc à reprendre. Selon certaines informations,
le mobile de cette supercherie était de donner la chance à ces
faux tutsis de survivre au raz-de-marée pour qu’ils
puissent faire profiter de leur solide expérience, dans
le maniement des armes, aux autres hutus insuffisamment calés
dans l’art militaire
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L’ancien ministre
de l’Intérieur, Evariste Ndayishimiye serait ainsi
le pivot du gang. Et Pierre Nkurunziza devrait en tenir compte,
en remaniant son cabinet. Mais il aurait buté sur l’intransigeance
de son tout nouveau premier vice-président, le Docteur
Yves Sahinguvu. Pour laver l’affront que l’ex ministre
de l’Intérieur avait infligé aux députés
UPRONA (dont Yves Sahinguvu en personne)
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Mais
le bémol à ce satisfecit reste que dans le cadre
de son propre parti politique (CNDD-FDD), Pierre Nkurunziza
a repêché les candidats qui ont contribué à éroder
sa confiance vis-à-vis du monde et de la population
burundaise. Et les mêmes causes produisant les mêmes
effets, tout indique que la grisaille plane toujours sur le
ciel burundais. Car les défis ne font que décupler,
puisqu’il a décidé de garder les incompétents
au sérail.
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Le nouveau gouvernement:
- Ministre de l’Intérieur et du Développement
Communal, Honorable Venant Kamana
- Ministre de la Sécurité Publique, Commissaire
de police Alain Guillaume Bunyoni
- Ministre des Relations Extérieures, Madame Antoinette
Batumubwira
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Kalenga Ramadhani,
ministre en charge de l’Intégration régionale
pourrait faire encore sa valise, rejoint par le poids lourd
Evariste Ndayishimiye, ministre de l’Intérieur
et de la Sécurité Publique et membre du fameux
trio de généraux qui détenait véritablement
le pouvoir à Bujumbura (à côté des
Généraux Bunyoni et Adolphe Ndayishimiye). Le
ministère de la Justice est aussi de ceux qui pourraient
changer de mains au sein du parti CNDD-FDD.
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Ce dernier est parmi
les concepteurs du génocide contre les Tutsi du Burundi
depuis août 1988. Il est cité dans le livre « La
crise d’août 1988 au Burundi, Editions AFERA, 1988 », écrit
par Chrétien, J. P. et autres comme étant un
des ténors des Mouvements d’opposants hutu qui
ont participé activement dans le génocide contre
les Tutsi de Ntega et Marangara du mois d’août
1988.
Ntanyungu Festus, membre actif du Frodebu au moment du génocide
contre les Tutsi par ce parti en 1993, il a été nommé par
Léonard Nyangoma comme commandant des opérations
du Cndd pour exterminer les Tutsi en 1995.
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Le capital confiance
du président du sénat burundais s’érode à vue
d’œil. Du moins, vis-à-vis du président
de la république Pierre Nkurunziza. En plus des rumeurs
de son imminent remplacement, Gervais Rufyikiri a été surpris, à l’aube
du 4 novembre dernier, par une intempestive visite des éléments
de la documentation nationale dépêchés
chez lui pour y effectuer une fouille perquisition
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Tout acte de rapatriement
pour un membre de la diaspora est purement
personnel. On ne se concerte qu’avec soi pour retourner dans son pays.
Je
ne connais pas de médecin qui est rentré au pays par patriotisme.
Sans perspective point de salut !
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Les chances de réconciliation
s’amoindrissent davantage dans la province Cibitoke (nord-ouest
du Burundi). A la faveur de l’éternel virus de
la haine des Batutsis, volontairement inoculés par certains
cadres hutus originaires de la même province, le sentiment
de rejet de l’Autre, du Tutsi plus exactement, prend
décidément le dessus, n’en déplaise à certains
esprits, à l’optimisme béat, qui ne voient
plus le Burundi que sous l’angle post conflit.
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Pour avoir succombé à la
tentation financière de l’épais dossier
Interpétrole, Edmond Bizabigomba, Inspecteur général
de l’Etat finit par en payer le prix, à l’instar
des autres responsables comme Denise Sinankwa (ancien ministre
des Finances aujourd’hui en cavale) et Isaac Bizimana
(ancien patron de la banque centrale mis à l’écrou à la
prison centrale de Mpimba). Il a été limogé le
2 novembre dernier
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La Documentation nationale
ne chôme pas. Dans l’attente d’autres prétendus
comploteurs, la police présidentielle essaie d’en
créer. C’est ainsi qu’elle vient de mettre
la main sur quatre jeunes garçons, interceptés
dans la province Cibitoke (frontalière du Congo démocratique
et du Rwanda) et les exhibe aujourd’hui comme étant
des jeunes tutsis irrésistiblement séduits par
l’idéologie de Laurent Nkunda
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Le mouvement rebelle
FNL a décidé de faire le plein au sud du Burundi
et de se préparer sérieusement à une éventuelle
répression du parti au pouvoir (CNDD-FDD) qui redoute
de se faire voler la vedette ou plutôt la victoire lors
des prochaines élections en en 2010.
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C’est ainsi que
lors de son dernier séjour à Washington, la ministre
burundaise des Finances, Clotilde Nizigama, a essuyé une
foule de questions sur l’origine de l’Antonov 30
et les conditions de son acquisition. Elle affirme avoir été embarrassée
par ce genre de questions, d’autant plus qu’elle
se les posait, elle-même, avant de se rendre à Washington.
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Je connais
bien cette région pour l’avoir mis sens dessus
dessous pendant plus de cinq ans, et je me souviens particulièrement
d’une foudroyante et meurtrière attaque que j’ai
lancé sur cette commune en 2003, avec, à la clé de
nombreuses victimes et des biens pillés
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Il est donc évident
que ce génocide était pensé et planifié du
vivant de feu NDADAYE et par le Parti dont il était
le leader incontesté, donc avec au moins sa bénédiction.
Sans devoir recourir à des démonstrations superflues,
lui-même l’a avoué devant ses bourreaux
: « Nti mukore amaraso ; ni mwibuke imiryango yanyu ya
ruguru ». Il n’était tout de même
pas le seul à ne pas connaître le « code
Juin « qui a servi de mot de passe et compris spontanément
par tous ses militants à travers tout le pays avant
même l’annonce officielle de sa mort.
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Dissidents ou pas, les
combattants du mouvement rebelle FNL s’accordent sans
heurt sur un ennemi commun, l’armée régulière.
Cette dernière est en effet constamment attaquée,
de derrière, par les hommes de Rwasa, pendant que de
devant, les dissidents du même mouvement leur mettent
au passage des peaux de bananes, histoire de le décrédibiliser
auprès de la population. Car même réformée
et hutue à plus de trois-quarts, cette armée
reste un instrument du pouvoir. Ce dernier est aussi hutu,
mais il s’avère incapable de protéger et
amener la population hutue qui l’a élu à son
plein épanouissement
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La province de Karuzi
reste à l’avant-garde de la lutte hutu ou plus
exactement de la traque et l’exclusion des Batutsis.
Après avoir battu le peu enviable record dans le génocide
perpétré envers cette communauté en 1993,
la voilà qui récidive en anticipant déjà sur
l’initial agenda des génocidaires hutus : condamner
les Batutsis à l’errance en les dépossédant
systématiquement de leurs propriétés foncières
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Car après une longue
période d’attente, d’angoisse et d’incertitude,
le verdict est tombé ce 22 octobre. Aloys Rubuka, président
statutaire de ce parti, a, en effet reçu le coup de
fil qui lève toute équivoque sur les intentions
du chef : Pierre Nkurunziza
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Diomède Rutamucero,
président du battant mouvement antigénocidaire,
PA-Amasekanya, ne décolère pas : cinq jeunes
militants de son association restent aux mains de la police
qui les a interpellés le 21 octobre dernier, alors qu’ils
s’adonnaient à leur jogging, brassards jaunes
aux poignets, en mémoire aux centaines de milliers de
tutsis tués par les génocidaires hutus en 1993
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Maman, je t'écris
cette lettre, pourtant je sais que tu ne la liras pas, tu es
morte. Maintenant j'en suis sûre. Pendant quelques jours,
une semaine, j'avais espéré ? Je me disais que
peut-être tu as pu fuir, te cacher quelque part
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Voila pourquoi chaque
hutu devra abattre au moins 5 tutsi. C'est le seul moyen d'honorer
le mémoire de nos ancêtres qui ont été asservis
pendant de longues années.
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Le moment est émouvant.
Chaque 21 octobre de l’année, les tutsis du Burundi
déballent douloureusement leur passé récent
qui ne passera jamais et ramène plutôt à la
surface le flot du sang des cent mille tutsis, brutalement
engloutis, en trois jours, par le plus rapide et meurtrier
génocide de l’Histoire de l’humanité.
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C’est ainsi qu’ils
ont décidé de s’adresser à Pie Ntavyohanyuma,
président de l’Assemblée nationale, afin
qu’ils puisse voler à leur secours. Ce dernier
leur a envoyé l’honorable Didace Kiganahe qui
n’a rien pu. Au finish, les députés en
colère ont fini par organiser une marche manifestation,
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Car les deux institutions
ont refusé de décaisser leur aide budgétaire
au Burundi, avant d’avoir eu la lumière sur au
moins cinq grands dossiers de mauvaise gestion avérée.
C’est en l’occurrence le bradage de l’avion
présidentiel (Falcon 50) qui a porté un coup
dur à la cassette de l’Etat (3 millions de dollars)
; c’est aussi l’éclaircissement sur les
massacres de Muyinga en juin de l’année dernière
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La police a donc interdit
aux citoyens de réfléchir sur la vie du héros
de notre indépendance le Prince Louis Rwagasore . C’est
une violation des droits de l’homme de plus, du régime
de Bujumbura. Cela montre qu’en plus son livre qui est
toujours saisi par la police présidentielle, le Président
de PA-Amasekanya n’a pas le droit de s’adresser
aux personnes avec lesquelles, il partage les mêmes idées.
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