C’est le comble du paradoxe. Le CNDD-FDD, un parti qui a plongé tout
le Burundi au fond du précipice, n’a pas encore été agréé.
La révélation est faite par l’honorable Léonce
Ngendakumana, président du parti Sahwanya-Frodebu, dans le
cadre d’un débat radio sur les tracasseries administratives
imposées aux partis politiques naissants, en l’occurrence
le mouvement pour la sécurité et la démocratie
(MSD), de l’ancien journaliste Alexis Sinduhije.
|
Car cette
lutte pour le pouvoir oppose les fils légitimes du pays, en
l’occurrence les Hutus. Abstraction faite pour quelques bâtards
Tutsis (Sendegeya, Kiganahe, Ndarubagiye etc,..) qui ont curieusement
pris l’option de prêter main forte aux fossoyeurs des
membres de leur communauté.
|
«Ces jeunes n’avaient commis aucun autre crime, à part
le simple fait d’être nés tutsis, ils ont pourtant
fait les frais de la cruauté humaines dans plusieurs endroits
du Burundi : des mères enceintes ont été éventrés,
des bébés ont été égorgés,
de nombreux autres jeunes fauchés, c’est pourquoi, nous
le répétons, la jeunesse a le droit de savoir et de
se lever comme un seul homme pour dire massivement non à l’extermination
de toute une ethnie, nous ne faisons que les y encourager, bien sûr»,
explique Venant Bamboneyeho, président de cette association.
|
Pour remettre en marche l’Assemblée Nationale, le CNDD-FDD
veut s’assurer de pouvoir conduire la barque sans encombre.
Et il est convaincu qu’il aura du mal à gagner l’approbation
des autres partis. C’est ainsi qu’il est entrain de batailler
ferme pour arriver à composer un Bureau qui lui soit docile, à l’image
de l’honorable Pie Ntavyohanyuma, actuel président de
l’Assemblée Nationale.
|
Nous concluons, par rapport à l'examen du fonds de la requête, que
(1) la Cour a omis de prendre en considérations d'autres articles
de la Constitution que ceux mentionnés par le requérant, ... Nous estimons
que l'arrêt de la Cour est mal motivé et qu'elle aboutit à une fausse
conclusion.
|
Le conférencier a ensuite fait part à son audience des
conclusions d’une autre étude exécutée
par l’ONG Avocats Sans Frontières ( ASF-Belgique) et
menée par un consultant international, Renaud Galand qui soutient
la nécessité d’une action judiciaire contre les
concepteurs du génocide. Cette étude expose également
les irrégularités du décret présidentiel
no 100/02 du 03 janvier 2006 signé par l’actuel président
de la République du Burundi, Nkurunziza Pierre qui considérant
les commanditaires du génocide de 1993 comme des prisonniers
politiques.
|
Gérard Nibigira, ancien ministre des finances, a été identifié par
le président burundais pour piloter le Conseil Economique et
Social (organe consultatif sur les questions clé de l’économie
et d’autres ayant trait au social). Il promettait, à l’époque
de tout faire pour colmater les brèches en empêchant
au pouvoir de couvrir les nombreux cas de malversations et de pillages
des deniers publics. Plus d’une année après sa
nomination à la tête du Conseil, il tourne encore les
pouces, en dépit de l’immensité du chantier. Convaincu
que les règles du jeu sont volontairement faussées,
le pouvoir lui refuse obstinément l’accès aux
dossiers.
|
En recoupant ses papiers, même le lecteur moyen peut aisément
remarquer, entre les lignes, que cette agence roule ouvertement pour
le CNDD-FDD. C’est aussi ce qui lui a valu récemment
des félicitations de la présidente du Conseil National
de Communication, alors que la brave dame est d’une indigence
maladive dans le domaine. Mais SurviT-Banguka demande à la
communauté tutsie de ne pas se laisser distraire par ses écrits.
|
L’Eglise catholique du Burundi a décidé de rompre
son silence assourdissant sur le pourrissement de la situation sur
tous les aspects. Le gotha de ses prélats vient en effet de
signer un discours au vitriol adressé à la piètre
classe politique, aux chefs de partis politiques et à la population
dans son ensemble
|
Ce n’est plus qu’un secret de polichinelle, les Hutus
sont fin prêts à en découdre définitivement
avec les Tutsis. Contrairement à ce qui s’est passé en
1993, on ne parlera plus jamais de rescapés. C’est précisément
pour éviter qu’il y ait encore de survivants que des
armes ont été massivement distribuées aux miliciens
hutus, aux démobilisés et aux nombreux autres jeunes
hutus pour nettoyer toutes les collines du pays. Ces engins de mort
ont été gracieusement distribués par le Soudan
....
La Belgique
ou encore les ambassades des grands pays comme les USA, la France
et l'Union Européenne, sont bien au courant. Un haut responsable
belge, sur place à Bujumbura, a déjà transmis
cette information auprès des autorités belges. Curieusement,
les Tutsis sont littéralement hypnotisés.
|
L’ingénieur Diomède Rutamucero, Président
du Mouvement PA-Puissance
d’Autodéfense-Amasekanya anime une conférence
publique sur le Burundi ce samedi 14 juin, dans la région de Mississauga - Toronto,
de 16h00 à 20h00
|
Les extrémistes hutus ne ratent jamais d’occasion pour
caresser l’affreuse corde ethnique, afin de remonter encore
les communautés, l’une contre l’autre et s’attirer,
in fine, la sympathie de leur groupe. C’est ainsi qu’à l’université du
Burundi, l’actualité est surtout marquée par une
sorte d’hommage aux étudiants hutus, victimes des tueries
survenues au campus Mutanga le 11 juin 1995
|
Face au génocide des Tutsi, il appartient en premier lieu aux
victimes et à personne d’autre de lutter contre ce fléau
et exiger la justice pour les morts. Là où ils sont
enterrés, qu’ils soient bébés, jeunes,
femmes, hommes, vieux, et vieilles, à Campazi, Bugendana, Buta,
Teza, Rukina, et partout où ils ont été jetés,
ils demandent que justice leur soit rendu, que les criminels qui leur
ont enlevé gratuitement la vie ne devraient pas être
libérés sous le faux étiquette qu’ils sont
des prisonniers politiques.
|
L’Honorable Pie Ntavyohanyuma, président de l’assemblée
nationale est aux anges. Le 10 juin dernier, il a pu enfin présider
une séance en plénière dans une quiétude
quasi absolue. A l’intérieur du palais des Congrès
de Kigobe, on pouvait même entendre une mouche voler. D’autant
plus qu’aucun des nombreux députés présents à la
séance n’osait élever la voix pour la moindre
contestation ou motion par rapport à ses propos toujours oiseux
|
L’honorable Didace Kiganahe (tutsi ?), vice-président
toujours contesté à l’Assemblée Nationale,
tient encore sa route. Bien que ses détracteurs hutus, anciens
amis du FRODEBU, disent encore de lui que son parti est « tout
parti hutu qui gagne les élections ». Au lendemain de
son éjection du FRODEBU, il s’est allié aux autres
illustres exclus (Jean Minani, Jean Baptiste Gahimbare, Macaire Nahimana
etc.) pour se réorganiser, en complicité avec le parti
présidentiel, décidé à fragiliser l’opposition
pour rester le seul maître de jeu.
|
C’est quasi officiel. Le général Adolphe Nshimirimana,
responsable du Service National de Renseignement au Burundi, a plusieurs
cadavres dans son placard. Et c’est tellement voyant que certains
de ses hommes de main en ont déjà raz le bol et comment à tout
déballer.
|
Pierre Nkurunziza essaie de faire passer cette idée de revisiter
ou d’amender la constitution, afin d’élaguer certains
articles contraignants comme ceux qu’il a eu le plaisir d’évoquer
au Gabon. Selon des sources proches de la présidence de la république,
il se prépare à convoquer un référendum
populaire pour amender cette loi fondamentale.
|
La
triste révélation est faite par la Ligue des Droits de
l’Homme Iteka : Les combattants des anciens mouvements rebelles
aujourd’hui démobilisés ont curieusement gardé leurs
armes, cachées quelque part, pour les déterrer, en temps
utile. Selon le rapport d’une enquête de cette association
indépendante seules 6000 armes ont été remises
après la démobilisation de tous les 35000 combattants
de ces anciens mouvements rebelles.
|
C’est pire que du temps de l’embargo et c’est toute
la population, indépendamment de l’ethnie, qui râle
contre le parti présidentiel dont la gestion du pays est devenue
si catastrophique que même Agathon Rwasa, dernier chef de guerre
qui vient de rentrer au pays après vingt ans de maquis, s’est
dit consterné par la misère dans la quelle est engluée
la population
|
Des jeunes tutsi détenus par le Service de la Documentation, torturés,
prêts à être liquidés
|
L’ingénieur Diomède Rutamucero, Président
du Mouvement PA-Puissance d’Autodéfense- Amasekanya, anime
une conférence publique sur le Burundi. Il vous invite cordialement à sa
conférence. • Date et Heure de la conférence: ce
samedi 7 juin 2008 de 14h00 à 18h00. • Lieu: Université d’Ottawa
- Salle DESMARAIS 1130 (Ottawa Ontario).
|
C’est dans un amphithéâtre archicomble de l’Université du
Québec à Montréal (Local A2875)
que Monsieur Diomède Rutamucero, Ingénieur hydrogéologue,
Président du Mouvement PAPuissance d’Autodéfense
Amasekanya et auteur de deux livres sur le génocide des Tutsi
du
Burundi et de la Région des Grands Lacs Africains en général,
a animé une conférence publique sur le Burundi ce samedi
31 mai 2008. Devant un auditoire divers composé de compatriotes
burundais et d’amis de plusieurs nationalités, l’Ir
Diomède Rutamucero a livré un portrait exhaustif de la
situation de la Région des Grands Lacs Africains avec une emphase
particulière sur le Burundi.
|
Nkurunziza a donc décidé de jouer sur le processus pour
mieux déjouer son projet. Initialement confié à la
première vice-présidence (c’est le Dr Yves Sahinguvu
qui est chef de projet), ce projet lui a été retiré avec
fracas pour être traité au niveau de la présidence.
Par un certain Melchior Wagara (fossoyeur du COTEBU et de l’armée),
le propre chef de cabinet civil du président Pierre Nkurunziza.
|
Cela fait plus d’un mois que la radiotélévision
nationale marche au ralenti, sur fond d’une grève des travailleurs
qui revendiquent des bonnes conditions de travail. Au lieu de les écouter,
le gouvernement burundais, que coiffe le parti présidentiel CNDD-FDD
les diabolise à l’envi et menace de les coffrer comme de
vulgaires opposants. Et parallèlement, ce parti met sur pied
ses propres médias de propagande comme l’annonçait
fièrement Kalenga Ramadhan
|
Nkurunziza a donc décidé de jouer sur le processus pour
mieux déjouer son projet. Initialement confié à la
première vice-présidence (c’est le Dr Yves Sahinguvu
qui est chef de projet), ce projet lui a été retiré avec
fracas pour être traité au niveau de la présidence.
Par un certain Melchior Wagara (fossoyeur du COTEBU et de l’armée),
le propre chef de cabinet civil du président Pierre Nkurunziza.
|
L’ingénieur Diomède Rutamucero, Président
du Mouvement
PA-Puissance d’Autodéfense-Amasekanya anime une conférence
publique
sur le Burundi ce samedi 31 mai de 14h00 à 17h00, au pavillon Hubert Aquilin
de l’Université du Québec à Montréal (UQAM)
- Salle A 2830 (station de
métro Berri-UQAM).
|
A peine le cessez-le-feu signé entre le mouvement rebelle FNL
et le gouvernement burundais, des couacs se font déjà remarquer çà et
là. D’abord le chef de la délégation des
FNL qui devrait s’envoler ce mercredi pour Dar Es-Salaam pour
expliquer au leader Agathon Rwasa , qui est attendu à Bujumbura
le 30 mai, les concessions des uns et des autres qui ont conduit au
compromis sur le cessez-le-feu, a vu son voyage annulé in extremis,
sans que la raison officielle de ce report ne soit connue des intéressés.
|
Alors que le dernier mouvement rebelle hutu actif depuis près
d’un quart de siècle a décidé d’arrêter
les hostilités le 26 mai 08, les jeunes qui se réclament
d’une autre organisation hutus (jeunesse patriotique hutue) ont
rappelé à la population que le temps de la paix doit se
faire attendre encore. La même nuit, plusieurs dizaines de jeunes
hutus ont organisé une expédition punitive dans les différents
ménages de la commune Kabezi de la province de Bujumbura rural.
Des femmes/filles ont été violées, des canards,
des poules vivantes et autres chèvres ont été volées.
|
Donnay Fleury Nahimana, doctorant à l'Ecole centrale de Lille
(France) vient de gagner la médaille d'or au Forum Européen
2008 de la recherche sur le transport. Ses travaux de recherche
portent sur le positionnement par satellite (rendre le
GPS plus
précis
en milieu urbain)
|
Le général Evariste Ndayishimiye et le porte-parole des
FNL Agathon Rwasa ont décidé de signer le cessez-le-feu.
Sous l’œil des délégués de la médiation
et de la communauté internationale. Cette dernière promet
de ravitailler les combattants du mouvement rebelle FNL, pour autant
que leurs responsables les auront bien rassemblés dans des endroits
connus et accessibles. Aux yeux de cette nébuleuse communauté internationale,
les comptes de la guerre civile devraient être enfin soldés
au Burundi
|
Le président burundais Pierre Nkurunziza a donné l’ordre à ses
militaires/policiers de se méfier de l’avancée des
négociations entre la rébellion des FNL et son gouvernement
et d’accentuer la traque de la population pour faire régner
la terreur dans tout le pays. Afin que son parti soi le seul maître
du terrain, et qu’il ait droit de vie et de mort sur la population.
Le pays est ainsi en plein état d’exception qui ne dit
pas son nom.
|
Le président burundais Pierre Nkurunziza a donné l’ordre à ses
militaires/policiers de se méfier de l’avancée des
négociations entre la rébellion des FNL et son gouvernement
et d’accentuer la traque de la population pour faire régner
la terreur dans tout le pays. Afin que son parti soi le seul maître
du terrain, et qu’il ait droit de vie et de mort sur la population.
Le pays est ainsi en plein état d’exception qui ne dit
pas son nom.
|
La situation reste inédite au Burundi. Alors que les leaders
du mouvement rebelle FNL-Palipehutu affirment avoir donné l’ordre
aux combattants d’arrêter les attaques pour donner la chance à la
paix, voilà que le parti présidentiel promet la poursuite
de la guerre pour traquer les ennemis de tous poils. Et les ennemis
en question ne sont plus que des combattants rebelles mais tout le monde,
sauf les militants qui croient encore à la toute-puissance du
parti présidentiel.
|
C’est toujours le temps du rapprochement au niveau du parti UPRONA.
Pour ne plus aller aux élections de 2010 en ordre dispersé,
le leadership de l’UPRONA a décidé de passer l’éponge
aux rivalités internes et autres coups bas qui avaient suscité la
mise d’une dizaine de députés et autres cadres en
banc de touche.
|
Rendez-vous à 17 h 30 , lieu habituel .
ASSEMBLEE GENERALE.
TEMOIGNAGES, RECUEILLEMENT, REARMEMENT MORAL CONTRE LA FOLIE MEURTRIÈRE.
Bienvenue aux membres et sympathisants...
|
Incapable de sauver la nation, le pouvoir CNDD-FDD se cherche encore
des boucs émissaires. Et c’est du côté des
Tutsis que le sinistre labo du général Adolphe Ndayishimiye
oriente sa fourberie... Pour les pousser dans le filet, le général
Adolphe Nshimirimana qui ne lésine pas sur les moyens a acheté un
jeune tutsi à qui il a donné la mission de démarcher
les autres jeunes tutsis pour les acheminer à l’est du
Congo Démocratique dans le territoire contrôlé par
le général Laurent Nkunda qui combat pour la survie de
la communauté tutsie. Une fois rendus au Congo, ces Tutsis se
feraient passer pour des Jeunes Banyamulenge et seraient embarqués
pour les Etats-Unis comme les milliers d’autres jeunes tutsis
Banyamulenge
|
D’aucuns les prenaient pour des gosses inoffensifs, qui attendent
piteusement leur heure pour regagner leurs villages respectifs ; après
un bref séjour au centre de démobilisation de Gitega.
Mais c’était sans compter avec le rebelle précoce
qui dorme dans chacun des 232 ex enfants soldats. Celui-là s’est
brutalement réveillé le 13 mai dernier, pour semer le
chaos et la terreur dans le voisinage du centre. Armés de couteaux,
gourdins, pierres et autres petites houes (attributs de l’assaillant),
ces enfants ont massivement investis les écoles de Gitega pour
arrêter les activités, arguant qu’ils ont aussi dû interrompre
la formation à cause de la guerre.
|
Le verre est déjà dans le fruit. En nommant le professeur
Gaston Hakiza à la tête de l’Université du
Burundi, le parti CNDD-FDD lui a donné une mission de démanteler
cette unique université publique du pays, doublement considérée
comme le plus grand centre de déplacés tutsis (surarmés)
et la sinistre pépinière de l’intelligentsia tutsie
de l’UPRONA.
|
Exit
les Forces Armées burundaises (FAB). Mais chapeau bas pour ces
braves militaires des ex-FAB qui, en dépit de leur courage souvent
ignoré et leur destin parfois tragique, n’ont pas du tout
démérité sur le champ de bataille, y compris ceux
qui n’en sont pas revenus. Que Dieu ait leur âme ! Pour
paraphraser un aphorisme populaire rundi, ces ex-FAB tirent leur révérence,
sans avoir cassé leurs arcs (ntibavunyimiheto).
|
Mais là où le vrai Buyoya transpire, c’est lorsqu’il
affirme que le programme de démobilisation des soldats est désormais
inopportun. Mais qui est le vrai concepteur de ce programme sinon Buyoya
lui-même? Les observateurs attentifs rappellent que Buyoya avait
renversé Bagaza sous la propagande de la mise en retraite anticipée
des militaires, comme si la chose était possible sans l’avis
du Chargé des Opérations et de l’Entraînement à l’Etat
Major de l’armée qu’il était et qui n’avait
jamais condamné la chose…
|
Pierre Nkurunziza ne s’en laisse pas compter. Comme le vent lui
est favorable, il a décidé d’accélérer
sa pression sur les combattants FNL. C’est ainsi qu’une
pluie de bombes se fait encore entendre dans les communes de Bugarama
et Kabezi, en province de Bujumbura rural. Selon le colonel Adolphe
Manirakiza, porte-parole de l’armée, les militaires doivent
continuer à démanteler les positions des rebelles FNL,
même si les délégués de ce mouvement ont
accepté de rentrer à Bujumbura
|
A
tout cela s’ajoutaient le déficit de confiance chez le
leadership à l’armée (le ministre de la Défense
est vu comme un traître, prêt à tout pour préserver
ses intérêts). Le péril était visiblement à la
demeure et Pierre Nkurunziza le savait pertinemment. C’est ainsi
qu’il a organisé des causeries morales pour redonner à ses
troupes des raisons de défendre son pouvoir. Sans lésiner
sur les concessions. Il leur a ainsi promis de revoir le plan de démobilisation
et de décaisser pour les militaires, les 34% d’augmentation
de salaire qui étaient initialement destinés aux seuls
fonctionnaires.
|
GABONEWS : Comment vivez-vous alors cette situation paralysante du fonctionnement
régulier de l’Etat ?
Pierre Nkurunziza :Simplement, représentez-vous
par exemple que c’est difficile, surtout quand il faut avoir des équilibres
ethniques, donc politiques dans tout ce que vous faites au quotidien à la
tête du pays. Tout cela finit par diluer le pouvoir de ceux qui
ont gagné les élections. Vous comprenez donc que c’est
très difficile. Même quand il faut nommer les ambassadeurs,
les responsables à la tête de l’Armée ou de
la police, le chef de l’Etat ne les nomme pas directement. Le
problème est là, c’est la question de la Constitution
qui a été mal conçue en définitive, et qui
cause beaucoup d’obstacles à la gestion efficace du pays.
|
Dix ans après l’implosion du parti UPRONA, sous la houlette
du major Pierre Buyoya, ce parti vient de retrouver la raison du mouvement
en décidant solennellement de recoller les morceaux afin de regarder
dans le même sens durant les prochaines élections. L’initiative
est louable et les acteurs clé de cette réunification,
en l’occurrence Bonaventure Gasutwa et Aloys Rubuka (et tous les
autres femmes et hommes anonymes) sont à encourager
|
Selon des sources concordantes, plusieurs dizaines de combattants parlant
Kinyarwanda infestent déjà plusieurs communes de la province
Muyinga (nord est du pays) où ils tuent, violent et volent tout
sur leur passage. Ils seraient entrés dans le pays à partir
de la Tanzanie pour renforcer les rangs des combattants FNL qui essaiment
depuis quelques mois, toute la région, jusque dans les provinces
de Kirundo et Ruyigi
|
Une complicité inédite. Une dizaine de criminels qui étaient
détenus à la prison de Rumonge (sud-ouest) se sont volatilisés
dans la nature, le 5 mai, grâce à la complicité présumée
de leurs gardes. Quatre policiers qui étaient chargés
de surveiller ces gangsters multirécidivistes, accusés
d’avoir tué, violé ou mis à sac de nombreux
ménages, leur ont clandestinement ouvert la porte de la prison.
|
«Nous étions comme des enfants prodigues, égarés
loin de leur parent pour manger avec les porcs dans une indicible abjection,
mais nous avons décidé de retourner au bercail, dans les
bras de notre père qui est le parti UPRONA tel que le concevait
le Prince Louis Rwagasore»
|
Parmi les obstacles invoqués pour expliquer le piétinement
de la mise en oeuvre de
l’Accord Global de cessez-le-feu entre le Gouvernement du Burundi
et le mouvement
Palipehutu-FNL1, il est souvent fait référence à la
question de l’immunité provisoire des
membres du Palipehutu-FNL. Selon le mouvement rebelle, le gouvernement
du Burundi a été
défaillant en refusant d’accorder les garanties nécessaires
afin de permettre le rapatriement du
leadership du mouvement sans crainte de poursuites judiciaires.
|
Mais le pire est encore à venir, car nous avons des preuves qui
montrent que la même haine ethnique est enseignée aujourd’hui
avec la complicité du pouvoir, ne vous étonnez pas si
demain, le génocide reprend avec plus de violence », explique
Christophe Sebudandi de l’Observatoire de l’Action Gouvernementale.
Ce que confirment aussi tour à tour les présidents Pierre
Buyoya et Domitien Ndayizeye.
|
Je me souviens que c’était un Samedi du 29 avril. Ce soir
là je me promenais au centre ville. J’étais libre
parce que j’avais été libéré après
12 jours de détention à Rumonge pour avoir été lié à l’affaire
Ntungumburanye et consorts, l’affaire de coup d’état
de 1971.
|
Paul Rusiga, Athanase Nyarusage, Lazare Ntawurishira, Wakana Gaspard
et Didace Nzohabonayo, frère de Marc Manirakiza (qui avait été arrêté en
audience le jour du jugement) étaient condamnés à perpétuité.
Même Etienne Ntiyankundiye qui était leur avocat était
condamné à 20 ans de prison, avec Nzohabonimana Alphonse
et Ntunguka Roger, Ndacituma Mathias à 5 ans de prison. Ntambutso
Sylvestre, Gasuguru Domitien, Ruhwikira Tharcisse, Banyiyezako Raphaël,
Mpagaze Joseph et Kuyabo Isaïe étaient acquittés.
Mpagaze(rwandais) était leur accusateur qui a reconnu qu’il
ne faisait qu’obéir aux ordres du pouvoir quand le procureur
venait de requérir la peine capitale pour lui.
|
Massacre de 40 séminaristes âgés de 16 à 24 ans
|
1. Debout tous comme un seul homme, armez- vous de lances, de serpettes,
de machettes, de flèches et de massues et tuez tous les Tutsi
partout où ils se trouvent ;
2. Que tous les partisans s’unissent pour exterminer jusqu’au
dernier, tout Tutsi qu’il soit militaire ou fonctionnaire ;
3. Attaquez-vous aux ministres, aux gouverneurs, aux commissaires, aux
ambassadeurs, aux conseillers et aux cadres du parti (Uprona) uniquement
Tutsi, massacrez-les avec leurs femmes et leurs enfants, n‘hésitez
pas à éventrer les femmes enceintes ;
|
Ainsi, en signe de reconnaissance et d’engagement, ce soleil avait été forgé et
soudé sur des grillages des portails des maisons pour marquer
l’avènement de cette République. La monnaie nationale
n’avait pas été non plus épargnée
car une pièce d’un franc frappée de ce soleil, avait été émise.
Et ce n’est pas un hasard si on avait choisi un franc (et non
cinq ou dix), il fallait que le « soleil levant » arrive
même chez le plus démuni des burundais. Le même symbole
de la République du Soleil a été ressuscité en
1993 par les partis génocidaires coalisés sous l’appellation « Forces
de Changement Démocratique » (FCD).
|
Aux points de vue économique et social. Nous voulons que des
institutions
soient créées pour aider les efforts de la population
muhutu handicapés par, une
administration indigène, qui semble vouloir voir le Muhutu
rester dans l'indigence et
donc dans l'impossibilité de réclamer l’exercice
effectif de ses droits dans son pays.
|
COMMUNIQUE
AC-GÉNOCIDE CANADA - ANTENNE DE TORONTO
COMMEMORATION DU GENOCIDE
DES TUTSI DU BURUNDI DE 1972
Samedi, le 03 mai 2008 à partir de 15h00 au
Dennis R. Timbrell Resource Centre
dans la salle des réunions du 1er étage
(29 St. Dennis Drive, major intersection Don Mills & Eglinton)
Sous le thème
Corrigeons la distorsion de la vérité sur le génocide
de 1972.
Venez nombreux!
|
Le crépitement d’armes et l’explosion de bombes s’intensifient
davantage à Bujumbura et ses environs. Malgré les appels
tous azimuts, lancés aux belligérants pour arrêter
les combats. Le mouvement rebelle FNL semble déterminé à poursuivre
ses attaques jusqu’à faire plier le pouvoir CNDD-FDD. Et
face à son intransigeance, le président burundais Pierre
Nkurunziza paraît dépassé par les événements.
Il s’est résolu à l’arbitrage de la Tanzanie
|
« Ne parlez plus du mouvement Palipehutu-Fnl mais bien du parti
Palipehutu-Fnl, nous sommes des Hutus et nous en sommes très
fiers, nous n’avons pas l’intention de le cacher à qui
que ce soit », ainsi parlait ce dimanche Pasteur Habimana, porte-parole
du mouvement FNL-Palipehutu qui de puis le 17 avril, largue des bombes
sur Bujumbura et ses environs pour forcer le pouvoir hutu à lui
ouvrir la porte des institutions
|
La police burundaise a interpellé une centaine de réfugiés
Tutsis Congolais, dits aussi Banyamulenge, qui vivaient paisiblement
dans les quartiers de Bujumbura depuis plusieurs mois. Ces réfugiés
sont en règle, dans la mesure où ils sont en possession
de documents qui leur ont été donnés par le Service
de Migrations. « C’est inacceptable que ces réfugiés
soient arrêtés car ce ne sont pas des irréguliers,
dans la mesure où ils ont des papiers qui attestent qu’ils
sont réellement réfugiés, la police devrait les
libérer immédiatement », explique le Colonel Didace
Nzikoruriho
|
A peine le ministre burundais de la Défense et des Anciens Combattants
finissait sa lecture d’une déclaration circonstancielle
qu’une pluie de bombes et autres requêtes version Katioucha
s’abattait sur la ville. Plusieurs obus ont été largués
dans différents endroits de la ville. Et l’un d’entre
eux est tombé sur le bâtiment de la Nonciature apostolique
(représentation du Saint Siège au Burundi). L’armée
reconnaît que le bâtiment du Nonce a été endommagé.
|
Le bruit de canons et d’explosion de bombes ou autres engins
de mort refait surface, que ce soit à Bujumbura, la capitale,
ou encore dans les provinces de Bujumbura rural, Bubanza et Cibitoke.
Les Burundais enterrent encore des morts de plus. Le mouvement rebelle
FNL qui avait promis de réintégrer la table des négociations
a plutôt préféré déterrer la hache
de guerre, arguant que le Parlement burundais doit préalablement
approuver, de façon explicite, l’immunité de ses
membres en tant que des croisés de l’unique cause hutue.
|
Le mouvement rebelle FNL est bien décidé à poursuivre
ses attaques pour acculer le gouvernement burundais à lui voter
l’immunité pour ses membres. Au lendemain de violentes
attaques à l’arme lourde sur Bujumbura, la capitale, ses
combattants ont en effet déclanché des assauts tous azimuts
sur les différentes positions des militaires de l’armée
régulière
|
Présidées par Jérémie Ngendakumana, de nombreuses réunions à leur intention sont régulièrement organisées au domicile du général Adolphe Nshimirimana, patron du Service National de Renseignement. Lors de la dernière rencontre, le général Adolphe Nshimirimana a demandé aux démobilisés de rester disposés à intervenir dès qu’il fera appel à eux pour lyncher les membres de la communauté tutsi
|
Les habitants de Bujumbura ont passé une nuit cauchemardesque
ce 17 avril 08, ponctuée de nombreux crépitements d’armes
lourdes et d’explosion de bombes et autres grenades. Selon des
sources gouvernementales, cette attaque a été lancée
par le mouvement FNL pour exprimer son agacement face au piétinement
du processus de paix. Mais selon d’autres observateurs, cette
recrudescence de la violence serait l’œuvre des miliciens
du parti présidentiel (CNDD-FDD).
|
Elèves hutus et tutsis sont à couteaux tirés au
lycée de Gishubi en province de Gitega (centre du pays). L’origine
de ce climat malsain est liée aux menaces constamment formulées
par les étudiants hutus qui promettent de lyncher, le 29 avril
prochain, leurs condisciples tutsis
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Selon des sources diplomatiques, de nombreux écrits en provenance
de la Documentation Nationale signalent qu’un certains nombres
d’hommes politiques tutsis auraient recruté des milices
de jeunes tutsis pour aller subir des entraînements paramilitaires
auprès de la rébellion congolaise du Général
Laurent Nkundabatware. Afin qu’une fois aguerris, ces jeunes puissent
lancer un assaut sur Bujumbura. Les services du Général
Adolphe Nshimirimana sont formels et reconnaissent que ces informations
leur ont été livrées par l’armée rwandaise
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L’Association
internationale Survit-Banguka rappelle à la Communauté des
Batutsi du Burundi qu’ils doivent demeurer solidaires particulièrement
dans ces moments de dures épreuves où le processus de
déshumanisation est en cours. Elle exhorte les membres de la
Communauté Tutsi à demeurer vigilants car les signes avant-coureurs
d’une catastrophe humanitaire anti-tutsi sont aujourd’hui évidents
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Plusieurs autres organisations se sont indignées de cette immixtion
de la police sur demande du Maire : selon Pancrace Cimpaye, le président
du parti FRODEBU, aucune permission n’est généralement
exigée pour un simple point de presse. Une impression que recoupe
la réaction de Pierre Claver Mbonimpa, président de l’association
des droits de l’homme APRODH
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Le
parti présidentiel, CNDD-FDD, poursuit sereinement et inexorablement
sa politique d’exclusion politico-économique des tutsis.
Après avoir volontairement provoqué la faillite des grandes
entreprises pour mettre les employés tutsis dans la rue tout
en réembauchant la quasi-totalité des hutus dans les diverses
autres structures de l’Etat, le CNDD-FDD engage une autre vitesse
en demandant à la banque centrale (BRB) de bloquer l’activité des
opérateurs économiques tutsis.
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Comme
on s’en doutait déjà, des têtes tombent déjà dans
la province de Kirundo (nord du pays), sacrifiés à l’autel
d’une spirale génocidaire qui ne dit pas toujours son nom.
Il y a à peine deux semaines, le député Jean Baptiste
Manwangari, élu de l’UPRONA, dénonçait une
menace ouverte, à l’endroit de la communauté tutsi
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Me
Sinarinzi, en rappelant que le génocide a frappé le Rwanda
le 7 avril 1994 dans la foulée d’un autre génocide,
tout aussi apocalyptique, que le parti FRODEBU venait de signer au Burundi.
Ce dernier reste malheureusement encore impuni, bien qu’il ait été constaté par
une commission onusienne dans son rapport S/1996/682.
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Pierre Nkurunziza avait donc l’entreprise Onatel dans sa besace.
Selon des sources proches de la présidence, il aurait effectivement
trouvé preneur, car une délégation des hommes d’affaires
irlandais s’apprête à se rendre à Bujumbura
pour apprécier sa situation. Le dossier serait si avancé que
l’inquiétude a déjà gagné le millier
d’employés de l’Onatel qui devait se retrouver dans
la rue, du jour au lendemain.
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Bien
qu’on la dise peuplée de hutus à plus de 80%, la
Police Nationale du Burundi (PNB) s’empresse à démobiliser
d’abord le peu de tutsis qui y restaient encore. Une liste de
plus de 300 policiers candidats à l’imminente démobilisation
a en effet été affichée le 4 mars dernier. Et à l’instar
de ce qui se passe à l’armée, les candidats au départ
sont exclusivement des tutsis.
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Difficile
de trouver plus incohérent que Germain Niyoyankana, ministre
burundais de la Défense et des Anciens Combattants. Sur la très
controversée question de démobilisation des militaires,
il a osé jurer, la main sur le cœur, que l’effectif
des militaires tutsi a été surévalués. En
tant que leader éclairé de cette communauté volontairement
piégée, au lieu de s’interroger sur les raisons
de ce truquage de chiffres, il s’est plutôt empressé à mettre
en exécution le diabolique plan du CNDD-FDD
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C’est
d’abord une affaire du président de la République,
qu’il sorte de son silence et explique comment il envisage la
résoudre, de mon côté, je comprends bien leurs revendications
et je reconnais que deux recensements ethniques ont déjà été organisés
et biaisés par deux fois, c’est donc à refaire »,
fait-il remarque.
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Après
la salve de protestations autour du projet controversé de démobilisation
des militaires tutsis, les militaires tutsis refusent de décrocher
et demandent des précisions au ministre de la Défense
et des Anciens Combattants
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Le
gouvernement du Cndd-Fdd fait tout pour renvoyer 3217 militaires de
ceux qu’on appelait forces armées burundaises (FAB), identifiés
comme Tutsi. Les militaires qui ont passé beaucoup de temps à combattre
ceux qui ont un programme de génocide contre les Tutsi et qui
l’ont prouvé par des actes, à plusieurs reprises.
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Un
mot sur les récentes sanctions. Décider d’exclure
définitivement en étudiant, en guise de sanction, est
inconcevable. Car on le condamne gratuitement à aller grossir
les rangs des bandits et autres criminels de grand chemin, alors qu’il
a des capacités de devenir un citoyen responsable qui pourrait
contribuer au développement de son pays.
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L’immunité provisoire hante terriblement les rebelles du
mouvement FNL. Ils en ont fait un préalable avant de rentrer
au Burundi pour reprendre les travaux du mécanisme conjoint de
vérification et de suivi de l’accord de paix. Mais les
autres rebelles du CNDD-FDD qui ont bénéficié de
la même immunité leur refusent curieusement cet avantage
inouï.
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Mais en vertu d’une décision présidentielle qui
veut que l’enseignement soit gratuit pour tous les indigents notoires,
ces infortunés poursuivaient, jusque hier, leurs études
au lycée communal de Bugendana. Mais voilà que le directeur
hutu du même établissement vient de mettre brutalement
fin à leur aventure scolaire en décidant de leur empêcher
de passer les examens
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Non
contente de voir encore quelques tutsis survivre à la tempête
génocidaire concoctée de 1993 à nos jours par une
kyrielle d’organisations hutues, élégamment commuées
aujourd’hui en dignes et fréquentables partis politiques,
une clique de l’intelligentsia hutue de la diaspora a décidé de
faire bande à part.
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Le
président Nkurunziza a pris la décision de démobiliser plus de la moitiée
des officiers militaires tutsi
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Cela
fait plus d’un mois que des assassins non identifiés ont
froidement abattu deux cadres tutsis en plein centre ville de Gitega.
Comme à ses habitudes, la police a démarré et terminé ses
enquêtes sans mettre la main sur les criminels. Quelques jours
après, les mêmes tueurs ont surgi dans un bistrot et ont
ouvert le feu sur un groupe de tutsis
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Ibuka: 14ème journée de commération du génocide
des tusti du Rwanda, 12 avril 2008 Salle paroissiale
de la Servette, Av. Wendt, 55, 1203 Genève
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Rien ne sert de se voiler la face .
Tant que la folie meurtrière continue à courir,
La vérité qui sauve et de la justice qui protège
resteront,
hélas, inaccessibles .
Mais nous continuons à dire non à la tentation du désespoir
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Rendez-vous : 17 h 30 , Ngagara, lieu habituel .
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Victimes d’un mémorable génocide orchestré par
un pouvoir hutu en 1994, les tutsis du Rwanda viennent d’apprendre
que leurs bourreaux d’hier, détenus au TPIR, seront transférés
au Rwanda pour y purger leur peine. Tous les auteurs du génocide
et de nombreux autres crimes contre l’humanité vont donc
regagner le pays, avec la casquette de condamnés
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Agathon Rwasa, leader du mouvement rebelle FNL vient de buter sur les
appétits gloutons de Pierre Nkurunziza, un autre rebelle qui
l’a précédé au contrôle du pays. Alors
que les délégués des deux parties s’étaient
donné rendez-vous à Dar Es-Salaam pour s’accorder
sur les modalités de reprise des travaux du Mécanisme
Conjoint de Vérification et de Suivi de l’Accord de paix,
voilà que tout se bloque. Agathon Rwasa qui s’apprêtait à regagner
Bujumbura le 1er mai prochain, se trouve désormais dans l’obligation
d’attendre encore car le parlement burundais tarde à lui
voter (et à ses hommes) l’immunité provisoire
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L’honorable Alice Nzomukunda refuse de céder, en dépit
des menaces d’assassinat orchestré par le parti présidentiel.
Depuis sa cache au niveau de l’ambassade de France, elle déclare
ouvertement la guerre au parti présidentiel en promettant d’initier
personnellement une action politique qui contrecarre le terrorisme et
le dictat du CNDD-FDD
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Nous refusons obstinément de confondre amnésie et amnistie,
immunité et impunité. Nous réclamons le jugement
devant un tribunal international des criminels burundais qui ont commis
le génocide contre les Tutsi, conformément à la
Convention Internationale pour la Prévention et la Répression
du crime de Génocide, à laquelle notre pays a souscrit.
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C’était trop prévisible : en sommant les centaines
d’éleveurs tutsis d’évacuer les parages de
la ville de Bujumbura pour aller installer leurs troupeaux dans le voisinage
de tout un cocktail de rébellions hutues, non loin de la réserve
de Rukoko, le pouvoir était pertinemment convaincu que ces milliers
de vaches étaient à la merci de ces gangs.
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Et malgré les apparences, l’acteur clé de ce spectacle
désastreux reste le président Pierre Nkurunziza, muni
d’un carnet de bord qu’il tient impérativement de
la bande des trois généraux plus un. Car comme on se le
chuchote depuis des lustres à Bujumbura, les Burundais sont très
officiellement tenus en bride par les généraux Adolphe
Nshimirimana (patron du service de renseignements), Alain Guillaume
Bunyoni (ministre de la Sécurité), Godefroid Niyombare
(chef d’état-major adjoint)
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Près
d’une semaine après le choix controversé de Frédéric
Ngenzebuhoro pour représenter l’UPRONA a
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