LIBERATION IMMEDIATE ET SANS CONDITION DE MESSIEURS DIOMEDE
RUTAMUCERO ET BONAVENTURE GASUTWA.
29 décembre 2004
LIBERATION IMMEDIATE ET SANS CONDITION DE MESSIEURS DIOMEDE RUTAMUCERO ET
BONAVENTURE GASUTWA.
SurviT-Banguka, l’Association Internationale pour la sécurité et
la solidarité de la communauté tutsi du Burundi et qui est
engagée dans la lutte contre le génocide et pour le respect
et l’égalité des communautés nationales, suit
et observe avec une particulière attention et une vigilance soutenue
l’évolution de la situation dans tous les secteurs d’activité du
pays;
Elle constate avec amertume et désolation la dramatique détérioration
de la situation marquée notamment par la persistance des massacres à caractère
génocidaire, le règne de l’impunité, la violation
systématique des principes fondamentaux des droits de l’homme,
bref le déni délibéré des valeurs de l’humanité et
de concorde sociale sur le territoire burundais;
Elle déplore la dramatique dérive dictatoriale, sur fond
de discrimination ethnique, du pouvoir en place au Burundi à tous
les niveaux de l’Etat, spécialement dans l’administration
de la justice;
Elle est véritablement outrée par l’emprisonnement
injuste et illégal de citoyens innocents, en particulier l’Ingénieur
Diomède RUTAMUCERO, Président de PA-AMASEKANYA, et le Professeur
Bonaventure GASUTWA, Secrétaire Général de la JRR, alors
que des criminels avérés sont mis en liberté et même
gratifiés de hautes fonctions de responsabilités ;
SurviT-Banguka s’insurge contre cette pratique inacceptable de deux
poids, deux mesures au profit des criminels et au détriment d’honorables
citoyens innocents engagés dans la lutte pacifique contre le génocide
des tutsi et pour l’établissement d’un état de
droit;
Elle condamne vigoureusement la séquestration injustifiée,
le harcèlement judiciaire et les mesures vexatoires dirigées
par le pouvoir de Bujumbura contre Messieurs Diomède RUTAMUCERO et
Bonaventure GASUTWA, manifestement pour leur appartenance ethnique et leur
engagement inébranlable dans la lutte contre le génocide des
tutsi;
SurviT-Banguka demande instamment au Président Domitien Ndayizeye
d’ordonner immédiatement à sa police politique de libérer
sans délai Messieurs RUTAMUCERO et GASUTWA et de prendre ses responsabilité devant
l’histoire en mettant fin à leur harcèlement politique
et judiciaire qui n’a que trop duré;
SurviT-Banguka prie avec insistance les Ligues nationales et internationales
des droits de l’homme de dénoncer sans ménagement la
dérive judiciaire qui caractérise le pouvoir en place et de
se mobiliser pour exiger la libération immédiate et sans conditions
de Messieurs RUTAMUCERO et GASUTWA;
SurviT-Banguka lance enfin un appel aux Nations Unies, à l’Union
Africaine, à l’Initiative régionale et à l’ensemble
de la communauté internationale pour qu’elles usent de leur
influence et de leur autorité pour amener ou forcer le Président
Domitien Ndayizeye à mettre fin au calvaire quasi-permanent injustement
imposé à Messieurs RUTAMUCERO et GASUTWA, en violation des
principes fondamentaux des droits de l’homme et des peuples.