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La
conférence sur la paix dans l'est de la République démocratique du Congo
(RDC), dont l'ouverture officielle aurait dû avoir lieu jeudi à Goma, capitale du Nord-Kivu,
a été repoussée au 6 janvier, a-t-on appris mercredi auprès du comité
préparatoire.
Organisée à l'initiative du président Joseph Kabila,
cette conférence vise à mettre fin aux conflits dans les provinces
troublées du Nord et du Sud-Kivu.
"Ce jeudi 27 décembre, ça sera l'ouverture des travaux préparatoires
et du 28 décembre au 4 janvier 2008 la sensibilisation, la désignation des
participants et la finalisation des documents de travail.
L'ouverture
officielle de la conférence interviendra le 6 janvier", a expliqué à
l'AFP l'abbé Apollinaire Malu Malu,
président du comité organisateur.
La clôture est prévue le 14 janvier, a ajouté l'abbé Malu
Malu, également président de la commission
électorale.
La société civile du Nord et du Sud-Kivu avait
récemment dénoncé "la précipitation" dans l'organisation de cette
conférence et estimé que certains préalables pour "la bonne tenue de
ce dialogue n'avaient pas été respectés par le gouvernement".
Elle réunira plus de 500 personnes, députés, membres de la société civile,
militaires et représentants des différentes communautés ethniques du Nord
et du Sud-Kivu. Tous les chefs des groupes armés
congolais opérant dans la région devraient également y participer.
Depuis la fin août, le Nord-Kivu est le théâtre
de violents affrontements entre les Forces armées de RDC (FARDC) - qui y
ont déployé près de 25.000 hommes - et des soldats insurgés ralliés au
général déchu Laurent Nkunda, estimés à environ
4.000.
Tutsi congolais, Nkunda se pose en protecteur de
sa communauté et réclame la neutralisation des rebelles hutus rwandais
basés en RDC - dont certains ont participé au génocide rwandais de 1994,
essentiellement dirigé contre les Tutsis. Il exige aussi le retour de
quelque 46.000 Tutsis congolais réfugiés depuis des années dans les pays
voisins.
La conférence de Goma - qui se tiendra dans un
contexte extrêmement tendu - abordera notamment les problèmes posés par la
présence de groupes armés locaux et étrangers, la surveillance des
frontières, le trafic illicite de minerais ainsi que la prolifération des
armes dans la région.
En attendant, aucun affrontement n'a été enregistré depuis le 20 décembre
au Nord-Kivu, selon l'ONU et des sources
militaires congolaises.
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