L’assassinat,
en novembre 2002, de l’ancien représentant de l’OMS
au Burundi, Docteur Kassy Manlan, avait toujours été pris
pour un crime d’Etat. Tant et si bien qu’il était
impossible de casser l’énigme des mobiles du crimes et
des véritables assassins ou autres commanditaires. Mais d’aucuns
y voyaient toujours la main du président Pierre Buyoya. En 2005,
l’avocat européen Bernard Menguin est allé plus
loin en demandant d’interroger Pierre Buyoya et sa femme, sur
ce dossier.
|
Mais
curieusement, elle profite de son anniversaire pour griffer, sans les
nommer (manque de culot ou confusion totale ?) ceux qui, déconnectés
des réalités nationales, ont une autre lecture des enjeux
du moment. Pourtant, même les aveugles nés sont au courant
de la grisaille qui plane sur le ciel burundais. Et c’est précisément
ces menaces qui pèsent sur la communauté tutsie que Net
press préfère gommer, depuis deux ans dans ses papiers,
pour caresser plutôt le fauve dans le sens du poil
|
Les
Burundais ont fêté le 46ème anniversaire de l’indépendance
de leur pays dans l’amertume et la désolation. Ils sont
massivement éprouvés par la misère, la maladie
et la tyrannie du régime qu’ils ont eu le malheur de plébisciter
en 2005. C’est un peuple aujourd’hui blasé et désillusionné,
insensible à l’idée d’indépendance
politique. Les fils du pays qui le gèrent aujourd’hui sont
en effet plus oppresseurs que les colons d’hier.
|
Le
parti CNDD-FDD déballe ses noires intentions pour les opérateurs économiques,
surtout ceux qui oeuvrent dans le secteur pétrolier. Dans son
permanent souci d’exclure les tutsis de toute activité,
il vient en effet de durcir les conditions qui permettent d’exercer
en tant qu’importateurs de carburant. Il leur faudra notamment
montrer patte blanche au niveau du ministère du commerce (tutelle
radicalement hutue), disposer d’un capital d’un milliard
de francs burundais, un entrepôt personnel, un stock équivalant à 28
millions de litres (deux mois de consommation au Burundi) etc. Autant
dire forcer tout le monde à mettre la clé sous paillasson
et aller voir ailleurs. Seuls les opérateurs économiques
hutus, bénéficiant des faveurs du pouvoir, pourront survivre à cette
restructuration qui tue
|
Tous
les fonctionnaires du Burundi ont décidé, par le biais
de leurs organisations syndicales, de déclancher un vaste mouvement
de grève illimité, pour exprimer leur trop-plein de chagrin,
face à un pouvoir tyrannique, aux appétits gloutons, piétinant
systématiquement les libertés syndicales et les droits élémentaires
des travailleurs
|
C’est
peut-être déjà enterré dans l’esprit
du volatile président burundais Pierre Nkurunziza. Mais le message
est passé. Et il y a toujours péril à la demeure
! Les sapeurs-pompiers sont donc toujours les bienvenus. Dépassé par
les événements, Pierre Nkurunziza a, en effet, fait appel
aux gouvernants de la région et à la communauté internationale
pour voler à son secours et l’aider à contenir le
feu qui embrase son pays
|
Pour
toutes ces raisons, je félicite et encourage les initiateurs
de l’association SurviT-Banguka qui ont eu le courage d’anticiper
et d’assumer leur identité tutsie.
|
Mais comme prévu, le site web www.tutsi.org a été cité comme
un anti-modèle pour les professionnels des médias burundais.
Ses écrits sont au vitriol. Il est ouvertement tutsisant, donc
dangereusement divisionniste. Merci pour le coup de pub. Car depuis
lors, le site est sur toutes les lèvres, depuis les différentes
salles de rédaction jusqu’au bistrot le plus reculé du
pays. Mais à l’instar des poètes de la négritude,
www.tutsi.org saisit cette pierre que lui lance Vestine Nahimana pour
revendiquer ouvertement sa cause. Car il s’agit d’un site
résolument engagé pour la défense des intérêts
de la communauté tutsie du Burundi. Cela paraît osé.
Mais c’est éminemment légitime et conjoncturellement
opportun..
|
Le gouvernement rwandais a finalement décidé de demander l’arrestation
de 79 hutus du Burundi qui ont activement participé dans le génocide
de 1994. La liste de ces criminels vient d’être officiellement adressée
au gouvernement du Burundi. En vue d’enclencher une poursuite judiciaire à leur
encontre. La nouvelle tombe comme un véritable pavé dans la marre
politique du Burundi. Et selon les analystes, cette demande était inévitable.
Car contrairement au génocide des Tutsis du Burundi qui reste encore impuni,
les massacreurs des Tutsis du Rwanda sont traqués, partout où ils
se trouvent dans le monde.
|
Pour ce qui est du Burundi‚ les conclusions de la mission d’enquête
des Nations Unies sont dans le rapport n° S/1996/682. Ce rapport
conclue dans le paragraphe 483 que:
« La commission estime
que les éléments de preuve dont elle dispose suffisent à établir
que des actes de génocide ont été perpétrés
au Burundi contre la minorité tutsie le 21 octobre 1993 et
les jours suivants à l’instigation avec la participation
de certains militants et responsables hutus du FRODEBU, y compris
au niveau des communes ».
|
C’est le comble du paradoxe. Le CNDD-FDD, un parti qui a plongé tout
le Burundi au fond du précipice, n’a pas encore été agréé.
La révélation est faite par l’honorable Léonce
Ngendakumana, président du parti Sahwanya-Frodebu, dans le
cadre d’un débat radio sur les tracasseries administratives
imposées aux partis politiques naissants, en l’occurrence
le mouvement pour la sécurité et la démocratie
(MSD), de l’ancien journaliste Alexis Sinduhije.
|
Car cette
lutte pour le pouvoir oppose les fils légitimes du pays, en
l’occurrence les Hutus. Abstraction faite pour quelques bâtards
Tutsis (Sendegeya, Kiganahe, Ndarubagiye etc,..) qui ont curieusement
pris l’option de prêter main forte aux fossoyeurs des
membres de leur communauté.
|
«Ces jeunes n’avaient commis aucun autre crime, à part
le simple fait d’être nés tutsis, ils ont pourtant
fait les frais de la cruauté humaines dans plusieurs endroits
du Burundi : des mères enceintes ont été éventrés,
des bébés ont été égorgés,
de nombreux autres jeunes fauchés, c’est pourquoi, nous
le répétons, la jeunesse a le droit de savoir et de
se lever comme un seul homme pour dire massivement non à l’extermination
de toute une ethnie, nous ne faisons que les y encourager, bien sûr»,
explique Venant Bamboneyeho, président de cette association.
|
Pour remettre en marche l’Assemblée Nationale, le CNDD-FDD
veut s’assurer de pouvoir conduire la barque sans encombre.
Et il est convaincu qu’il aura du mal à gagner l’approbation
des autres partis. C’est ainsi qu’il est entrain de batailler
ferme pour arriver à composer un Bureau qui lui soit docile, à l’image
de l’honorable Pie Ntavyohanyuma, actuel président de
l’Assemblée Nationale.
|
Nous concluons, par rapport à l'examen du fonds de la requête, que
(1) la Cour a omis de prendre en considérations d'autres articles
de la Constitution que ceux mentionnés par le requérant, ... Nous estimons
que l'arrêt de la Cour est mal motivé et qu'elle aboutit à une fausse
conclusion.
|
Le conférencier a ensuite fait part à son audience des
conclusions d’une autre étude exécutée
par l’ONG Avocats Sans Frontières ( ASF-Belgique) et
menée par un consultant international, Renaud Galand qui soutient
la nécessité d’une action judiciaire contre les
concepteurs du génocide. Cette étude expose également
les irrégularités du décret présidentiel
no 100/02 du 03 janvier 2006 signé par l’actuel président
de la République du Burundi, Nkurunziza Pierre qui considérant
les commanditaires du génocide de 1993 comme des prisonniers
politiques.
|
Gérard Nibigira, ancien ministre des finances, a été identifié par
le président burundais pour piloter le Conseil Economique et
Social (organe consultatif sur les questions clé de l’économie
et d’autres ayant trait au social). Il promettait, à l’époque
de tout faire pour colmater les brèches en empêchant
au pouvoir de couvrir les nombreux cas de malversations et de pillages
des deniers publics. Plus d’une année après sa
nomination à la tête du Conseil, il tourne encore les
pouces, en dépit de l’immensité du chantier. Convaincu
que les règles du jeu sont volontairement faussées,
le pouvoir lui refuse obstinément l’accès aux
dossiers.
|
En recoupant ses papiers, même le lecteur moyen peut aisément
remarquer, entre les lignes, que cette agence roule ouvertement pour
le CNDD-FDD. C’est aussi ce qui lui a valu récemment
des félicitations de la présidente du Conseil National
de Communication, alors que la brave dame est d’une indigence
maladive dans le domaine. Mais SurviT-Banguka demande à la
communauté tutsie de ne pas se laisser distraire par ses écrits.
|
L’Eglise catholique du Burundi a décidé de rompre
son silence assourdissant sur le pourrissement de la situation sur
tous les aspects. Le gotha de ses prélats vient en effet de
signer un discours au vitriol adressé à la piètre
classe politique, aux chefs de partis politiques et à la population
dans son ensemble
|
Ce n’est plus qu’un secret de polichinelle, les Hutus
sont fin prêts à en découdre définitivement
avec les Tutsis. Contrairement à ce qui s’est passé en
1993, on ne parlera plus jamais de rescapés. C’est précisément
pour éviter qu’il y ait encore de survivants que des
armes ont été massivement distribuées aux miliciens
hutus, aux démobilisés et aux nombreux autres jeunes
hutus pour nettoyer toutes les collines du pays. Ces engins de mort
ont été gracieusement distribués par le Soudan
....
La Belgique
ou encore les ambassades des grands pays comme les USA, la France
et l'Union Européenne, sont bien au courant. Un haut responsable
belge, sur place à Bujumbura, a déjà transmis
cette information auprès des autorités belges. Curieusement,
les Tutsis sont littéralement hypnotisés.
|
L’ingénieur Diomède Rutamucero, Président
du Mouvement PA-Puissance
d’Autodéfense-Amasekanya anime une conférence
publique sur le Burundi ce samedi 14 juin, dans la région de Mississauga - Toronto,
de 16h00 à 20h00
|
Les extrémistes hutus ne ratent jamais d’occasion pour
caresser l’affreuse corde ethnique, afin de remonter encore
les communautés, l’une contre l’autre et s’attirer,
in fine, la sympathie de leur groupe. C’est ainsi qu’à l’université du
Burundi, l’actualité est surtout marquée par une
sorte d’hommage aux étudiants hutus, victimes des tueries
survenues au campus Mutanga le 11 juin 1995
|
Face au génocide des Tutsi, il appartient en premier lieu aux
victimes et à personne d’autre de lutter contre ce fléau
et exiger la justice pour les morts. Là où ils sont
enterrés, qu’ils soient bébés, jeunes,
femmes, hommes, vieux, et vieilles, à Campazi, Bugendana, Buta,
Teza, Rukina, et partout où ils ont été jetés,
ils demandent que justice leur soit rendu, que les criminels qui leur
ont enlevé gratuitement la vie ne devraient pas être
libérés sous le faux étiquette qu’ils sont
des prisonniers politiques.
|
L’Honorable Pie Ntavyohanyuma, président de l’assemblée
nationale est aux anges. Le 10 juin dernier, il a pu enfin présider
une séance en plénière dans une quiétude
quasi absolue. A l’intérieur du palais des Congrès
de Kigobe, on pouvait même entendre une mouche voler. D’autant
plus qu’aucun des nombreux députés présents à la
séance n’osait élever la voix pour la moindre
contestation ou motion par rapport à ses propos toujours oiseux
|
L’honorable Didace Kiganahe (tutsi ?), vice-président
toujours contesté à l’Assemblée Nationale,
tient encore sa route. Bien que ses détracteurs hutus, anciens
amis du FRODEBU, disent encore de lui que son parti est « tout
parti hutu qui gagne les élections ». Au lendemain de
son éjection du FRODEBU, il s’est allié aux autres
illustres exclus (Jean Minani, Jean Baptiste Gahimbare, Macaire Nahimana
etc.) pour se réorganiser, en complicité avec le parti
présidentiel, décidé à fragiliser l’opposition
pour rester le seul maître de jeu.
|
C’est quasi officiel. Le général Adolphe Nshimirimana,
responsable du Service National de Renseignement au Burundi, a plusieurs
cadavres dans son placard. Et c’est tellement voyant que certains
de ses hommes de main en ont déjà raz le bol et comment à tout
déballer.
|
Pierre Nkurunziza essaie de faire passer cette idée de revisiter
ou d’amender la constitution, afin d’élaguer certains
articles contraignants comme ceux qu’il a eu le plaisir d’évoquer
au Gabon. Selon des sources proches de la présidence de la république,
il se prépare à convoquer un référendum
populaire pour amender cette loi fondamentale.
|
La
triste révélation est faite par la Ligue des Droits de
l’Homme Iteka : Les combattants des anciens mouvements rebelles
aujourd’hui démobilisés ont curieusement gardé leurs
armes, cachées quelque part, pour les déterrer, en temps
utile. Selon le rapport d’une enquête de cette association
indépendante seules 6000 armes ont été remises
après la démobilisation de tous les 35000 combattants
de ces anciens mouvements rebelles.
|
C’est pire que du temps de l’embargo et c’est toute
la population, indépendamment de l’ethnie, qui râle
contre le parti présidentiel dont la gestion du pays est devenue
si catastrophique que même Agathon Rwasa, dernier chef de guerre
qui vient de rentrer au pays après vingt ans de maquis, s’est
dit consterné par la misère dans la quelle est engluée
la population
|
Des jeunes tutsi détenus par le Service de la Documentation, torturés,
prêts à être liquidés
|
L’ingénieur Diomède Rutamucero, Président
du Mouvement PA-Puissance d’Autodéfense- Amasekanya, anime
une conférence publique sur le Burundi. Il vous invite cordialement à sa
conférence. • Date et Heure de la conférence: ce
samedi 7 juin 2008 de 14h00 à 18h00. • Lieu: Université d’Ottawa
- Salle DESMARAIS 1130 (Ottawa Ontario).
|
C’est dans un amphithéâtre archicomble de l’Université du
Québec à Montréal (Local A2875)
que Monsieur Diomède Rutamucero, Ingénieur hydrogéologue,
Président du Mouvement PAPuissance d’Autodéfense
Amasekanya et auteur de deux livres sur le génocide des Tutsi
du
Burundi et de la Région des Grands Lacs Africains en général,
a animé une conférence publique sur le Burundi ce samedi
31 mai 2008. Devant un auditoire divers composé de compatriotes
burundais et d’amis de plusieurs nationalités, l’Ir
Diomède Rutamucero a livré un portrait exhaustif de la
situation de la Région des Grands Lacs Africains avec une emphase
particulière sur le Burundi.
|
Nkurunziza a donc décidé de jouer sur le processus pour
mieux déjouer son projet. Initialement confié à la
première vice-présidence (c’est le Dr Yves Sahinguvu
qui est chef de projet), ce projet lui a été retiré avec
fracas pour être traité au niveau de la présidence.
Par un certain Melchior Wagara (fossoyeur du COTEBU et de l’armée),
le propre chef de cabinet civil du président Pierre Nkurunziza.
|
Cela fait plus d’un mois que la radiotélévision
nationale marche au ralenti, sur fond d’une grève des travailleurs
qui revendiquent des bonnes conditions de travail. Au lieu de les écouter,
le gouvernement burundais, que coiffe le parti présidentiel CNDD-FDD
les diabolise à l’envi et menace de les coffrer comme de
vulgaires opposants. Et parallèlement, ce parti met sur pied
ses propres médias de propagande comme l’annonçait
fièrement Kalenga Ramadhan
|
Pour l'unité des Barundi dans la diversité éthnique
Design © 2005 copyright SurviT-Banguka
|
|