Burundi – Médias.
L’hebdomadaire Iwacu primé par l’union Burundaise
des journalistes.
Bujumbura, 4 mai 2010 (Net Press).
A l’occasion de la commémoration
hier de la journée internationale de la liberté de
la presse, le président de l’Union burundaise des
journalistes, M. Alexandre Niyungeko, a décerné un
certificat d’honneur au rédacteur en chef, patron
de l’hebdomadaire Iwacu, M. Antoine Kaburahe. Le président
de l’Ubj a justifié le choix de son association, au
moment où il lui remettait le prix, par le fait qu’Iwacu
est un magazine qui publie des informations de qualité appuyées
par des analyses et des points de vus équilibrés.
Cette récompense a été attribuée à cet
hebdomadaire au lendemain du deuxième anniversaire de sa
création qui a coïncidé avec le jeudi 29 avril
de la semaine dernière. Au départ, Iwacu était
un bimensuel, mais a été converti en hebdomadaire
l’année dernière. Certains disaient à Antoine
Kaburahe que c’était une aventure risquée,
car les Burundais sont des gens dominés par la culture orale,
comme il l’a écrit dans son éditorial de l’an
3 de son journal.
De tous ceux qui ont soutenu moralement et financièrement
le lancement de ce journal et qui le soutiennent toujours, l’ambassade
de Belgique figure en bonne place, et M. Antoine Kaburahe, a tenu à remercier
nommément dans son éditorial précité,
M. Jozef Smets, l’actuel chef de la mission diplomatique
belge dans notre pays. Signalons que la Belgique est en quelque
sorte la seconde patrie de notre confrère où réside
sa famille. Il s’y rend régulièrement pour
rester en contact avec les siens, ce qui lui permet de rentrer
avec d’excellents reportages.
Un de ceux qui ont beaucoup intéressé le public
l’année dernière est celui où Iwacu
montrait une belle photo de la tombe où repose le roi Mwambutsa
en Suisse. On voyait également celle d’une de ses
filles qui se charge régulièrement de son entretien.
Elle raconte comment l’ancien souverain a ressenti l’ingratitude
des Burundais à son égard, son amertume au souvenir
de la mort tragique de ses deux fils, Louis Rwagasore et Charles
Ndizeye.
Son testament enfin dans lequel il refusait d’avance que
sa dépouille mortelle soit rapatriée dans son pays.
Mais la princesse ajoutait aussitôt que si un consensus pouvait être
dégagé au sein de la famille royale – ce qui
est déjà le cas - et que les dirigeants de ce pays
tombaient d’accord avec l’ensemble de la classe politique
burundaise, rien ne s’opposerait à ce que les restes
du roi profondément humain retournent dans ce pays qu’il
aimait beaucoup et sur lequel il régna de 1915 à 1965.
Ce magnifique reportage d’Iwacu est sans doute un de ceux
qui ont convaincu l’Ubj à décerner hier le
certificat d’honneur à Antoine Kaburahe et à l’ensemble
de sa rédaction.
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