Qui sommes nous Actualité Communiqués Evénement Editorial Coin du lecteur Contact Akanywababo


 
Ce site a été développé par MARKETRIC



Pour votre PUBLICITE sur notre site cliquer ici







 


MEMORANDUM ADRESSE A SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU BURUNDI PAR LES ELEVEURS REGROUPES AU SEIN DE L’ASSOCIATION POUR LE DEVELOPPEMENT AGRO-PASTORAL DU BURUNDI « ADAP » CE 27 AVRIL 2006.

Concerne : Requête pour un Dialogue en vue d’éviter la destruction
délibérée et programmée du Cheptel bovin déplacé en Mairie de
Bujumbura.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Les Propriétaires des vaches en situation de « déplacées de guerre » dans la Municipalité de Bujumbura, regroupés au sein de l’association « ADAP », vous adresse ce Mémorandum afin de vous faire part de leurs sentiments d’amertume et d’incompréhension suite au refus systématique de Dialogue par toute la hiérarchie de votre Gouvernement. Pourtant, les mêmes Eleveurs avaient fondé leur espoir dans la victoire de votre parti politique CNDD-FDD et de vous-même lors des récentes élections démocratiques!
Nous, Eleveurs, sommes persuadés que nous faisons objet d’une discrimination délibérée que rien n’explique.

Dans les lignes qui suivent, Votre Excellence voudra bien lire un bref rappel de la genèse du statut de « déplacées » dans lequel se trouvent actuellement les vaches dans la Capitale Bujumbura, celui du litige et des différentes correspondances échangées entre les différentes autorités de votre Gouvernement et la direction de l’ADAP, celui de l’ordonnance cosignée par le Ministre de l’Aménagement, de l’Environnement et du Tourisme, le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage ainsi que le Ministre de l’intérieur et de la Sécurité publique visant «Evacuation manu militari » de tout le Cheptel bovin de la Capitale Bujumbura, sans oublier celui concernant la mesure de strangulation de ces bêtes prise par Monsieur le Maire de la ville comme instrument d’ application de l’ordonnance précitée.
Les signataires de ce Mémorandum reviendront sur les gestes et les faits officiels qui prouvent à suffisance la volonté à peine voilée de perpétrer la destruction longtemps planifiée du Cheptel bovin dans le droit but de mettre à genoux les Eleveurs eux-mêmes.
Pour terminer, les signataires du présent Mémorandum rappellent leurs propositions et réitèrent leur demande d’Audience auprès de Votre Excellence afin que cette question puisse enfin trouver une solution pacifique négociée, ils osent l’espérer.
Ce Mémorandum est présenté sous forme de synthèse du fait qu’une note plus détaillée sur la question de la présence bovine en Mairie de Bujumbura vient de vous être transmise ce 24 Avril 2006 et à travers laquelle le Comité ADAP vous exprime la situation de détresse dans laquelle les Eleveurs se trouvent plongés suite à l‘ordonnance d’évacuation « manu militari »des bovins de la Municipalité de Bujumbura et à la mesure de strangulation des bovins prise par Monsieur le Maire de la ville en guise d’exécution de cette ordonnance.


I. Genèse du statut de « déplacées » des vaches se trouvant dans la Capitale Bujumbura.

Nul n’ignore que depuis le déclenchement de la crise socio-politique en Octobre 1993, tous les animaux domestiques - au premier rang desquels viennent les vaches- sont devenus la cible privilégiée de toutes les rébellions et cela à travers tout le pays (vols et tueries sauvages confondus).Pus de 50% du Cheptel bovin à été décimé depuis 13 ans. Cette situation dramatique a poussé les Eleveurs à fuir vers la Capitale qui semblait plus rassurante. La même situation d’insécurité persiste encore dans Bujumbura rural qui entoure la Capitale.


II. Du litige et des différentes correspondances échangées entre les différentes autorités du Gouvernement et la Direction de l’ADAP.

1. Tout part d’une information diffusée à travers l’Unité Radio ONUB qui faisait état d’une injonction émanant du Ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Environnement et du Tourisme, intimant aux éleveurs installés en Mairie de Bujumbura l’ordre d’évacuer leur bétail de la Municipalité endéans deux semaines au double motif que la présence de leurs bovins constituerait un facteur de pollution du Lac Tanganyika et détruirait en même temps l’environnement. Il ne serait pas superflu de rappeler qu’au mois de juillet 2005, le Ministre des Relations extérieures et de la Coopération avait tenté en vain de faire évacuer le Cheptel bovin se trouvant sur le littoral du Lac Tanganyika au profit de la Mission ONUB qui souhaitait s’installer dans les parcelles de Messieurs BAYUSUFU et SEBUZUZA (parcelles situées sur la route GATUMBA à plus ou moins 500m de Chanic ) et en même temps obtenir accès sur le lac après évacuation des vaches.
2. L’Ordonnance ministérielle n° 730/710/770/307/CAB/2006 du 11/04/2006 portant « Mesures d’évacuation du bétail dans les Communes urbaines de la Municipalité de Bujumbura signée conjointement par trois Ministres ( celui en charge de l’Aménagement du Territoire, du Tourisme et de l’Environnement ; celui de l’Intérieur et de la Sécurité publique ainsi que celui de l’Agriculture et de l’Elevage)est comme une goutte d’eau qui fait déborder le vase.
En effet, cette ordonnance interdit formellement « tout établissement du bétail dans la Municipalité de Bujumbura » à compter du premier mai 2006 ; elle donne ordre aux éleveurs d’acheminer leur bétail au site aménagé entre les transversales 13 et 16 à MARAMYA, Commune Mutimbuzi, Province Bujumbura rural qui est mis à leur disposition pour une période de six mois.

3. Le Communiqué émanant de Monsieur le Maire de la ville de Bujumbura daté du 14/04/2006, rédigé en Kirundi, en exécution de l’ordonnance précitée et comportant des Mesures de condamnation à mort du Cheptel bovin établi dans la Mairie de Bujumbura.

En effet, ce communiqué interdit formellement, à partir du 1er mai 2006, tout ravitaillement du bétail établi dans la Capitale. Pour ce faire, le Maire de la ville de Bujumbura, instruit les Administrateurs communaux et la police de s’opposer farouchement à l’approvisionnement en fourrages et en tout autre aliment pour bétail destinés au Cheptel en Stabulation permanente.

4. La lettre Réf : N° 530/500/CAB/2006 du 21/04/2006 adressée par le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique à Monsieur le Directeur Général de la Police nationale se référant a l’Ordonnance Ministérielle portant mesure d’évacuation du bétail dans les communes urbaines de la municipalité de Bujumbura ; l’informant ensuite de la décision interdisant tout établissement du bétail dans la dite circonscription,et qui lui demande d’instruire les services concernés afin qu’ils prennent toutes les dispositions nécessaires pour le respect de cette mesure.

III. Avis et Considérations des Eleveurs du Cheptel bovin dans la Municipalité de Bujumbura

1. Sous le Gouvernement de Transition, le Ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Environnement et du Tourisme a tenu beaucoup de réunions avec les Eleveurs pour analyser ensemble les voies et moyens d’évacuer ces vaches vers l’extérieur de la ville.

De ces réunions il s’est dégagé comme consensus que des contraintes majeures ne permettaient pas encore l’évacuation de ces vaches :

? la persistance de l’insécurité;
? l’insuffisance de l’espace d’accueil du site proposé ( le site de Maramvya) ;
? le manque de points d’eau ;
? le manque de pistes d’accès ;
? l’importance du coût de déménagement et des constructions à réaliser avant de déménager ;
? les délais nécessaires pour lever toutes ces contraintes.

Ainsi, de manière tacite, le Gouvernement de Transition a jugé bon de surseoir à cette opération.

2. Au lieu de chercher à trouver des solutions aux contraintes énumérées ci- avant, l’Ordonnance d’évacuation cosignée par les trois Ministres, la lettre adressée par Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique au Patron de la Police Nationale ainsi que le Communiqué du Maire de la ville en rajoutent quatre nouvelles, qui sont inacceptables par le camp des Eleveurs en Mairie de Bujumbura :

- la durée de Séjour du bétail à Maramvya : six mois.
D’après le Gouvernement actuel, après les six mois, le Cheptel bovin sera laissé à la providence et le site de Maramvya sera évacué pour être remis aux anciens exploitants des paysannats.

- l’Ordonnance préconise que le bétail doit avoir évacué la Capitale avant le 1er mai 2006 alors qu’aucune des contraintes rappelées ci-haut n’a encore été levée;

- la lettre du Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique demande au Patron de la Police Nationale d’instruire les services concernés pour assurer le respect de la mesure contenue dans l’ordonnance précitée ;

- Le Communiqué du Maire de la Ville de Bujumbura qui incite à la strangulation des vaches en stabulation permanente par l’interdiction de tout ravitaillement en fourrages et autre sorte d’alimentation si jamais celles-ci n’ont pas encore évacué la Municipalité de Bujumbura avant le 1er mai.

Cela est d’autant plus surprenant que même les auteurs du Génocide condamnés à mort ont le droit absolu de s’alimenter.
Les mesures d’affamer le bétail constituent un véritable scandale. Elles expriment une haine viscérale non pas pour le bétail mais pour ses propriétaires.

De l’avis des Eleveurs, rien ne justifie l’acharnement contre les vaches qui viennent de passer plus de 12 ans dans la Capitale, et cela, par les autorités qui devraient normalement s’investir pour protéger le peu de vaches ayant survécu à la guerre.

Nous devons absolument le dire, cette attitude contredit le programme annoncé par le Gouvernement actuel qui place le repeuplement du Cheptel parmi les priorités des priorités.


IV. Des Faits et Gestes officiels qui prouvent à suffisance la volonté à peine voilée de détruire le Cheptel bovin d’un groupe bien ciblé en vue de le priver des moyens de subsistance.

1. Répliquant à la lettre du 15 novembre 2005 adressée par le Président de l’ADAP à Monsieur le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage et dont copies ont été réservées Aux plus Hautes Autorités du pays, , sollicité par les Eleveurs pour être leur interprète auprès du Gouvernement en ce qui concerne cette question, ce dernier se trahit en répondant de manière évasive et laconique (« l’ordre d’évacuer vos élevages a été donné par le Ministre de l‘Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme,….. le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage pourrait être sollicité dans le cas où vous auriez des problèmes qui sont en rapport avec ses attributions entre autres la santé des animaux et les questions zootechniques »).
A notre grand étonnement, 5 mois plus tard, le même Ministre ose cosigner l’Ordonnance ministérielle intimant aux Eleveurs l’ordre d’évacuer « manu militari » le Cheptel bovin de la Municipalité de Bujumbura.

2. Le refus systématique du Dialogue par toutes les autorités concernées par la question :

- lettre du 19/01/2006 demandant au Ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Environnement et du Tourisme de recevoir une délégation de l’ADAP afin de discuter des voies et moyens appropriés pour régler cette question de façon concertée ; le même Ministre se décharge sur celui de l’intérieur et cela par téléphone arguant que la question était désormais gérée par ce dernier ;
- lettre du 31/01/2006 adressée par la Direction de l’ADAP au Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique pour solliciter une audience à laquelle ce dernier a réservé une fin de non recevoir ;
- l’intervention musclée des forces de police dépêchées par le Maire de la ville pour interdire la tenue de l’Assemblée générale de l’ADAP le 15/02/2006 dans les jardins de St Tropez.
- Le 10/02/2006, lors de la réunion des opérateurs économiques avec son Excellence Madame la Deuxième Vice-Présidente, les Représentants des Eleveurs n’ont pas eu droit à la parole alors que la question figurait bel et bien à l’ordre du jour et cela malgré l’insistance de ces représentants et de l’Auditoire.

3. Après le refus de tout dialogue, les trois Ministres prennent contre toute attente et unilatéralement la décision d’évacuation du bétail des Communes urbaines de la Municipalité de Bujumbura au plus tard le 1er mai 2006.

4. Le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique qui renforce l’Ordonnance en ordonnant indirectement au Patron de la Police Nationale d’user de la Force pour faire respecter la mesure
4. Le même Maire de la ville qui refuse tout dialogue, accompagne les 3 Ministres en décidant l’interdiction formelle de ravitaillement du bétail en stabulation permanente. Ce qui, inévitablement, conduit à la mort de ce bétail par inanition.

Il sied de signaler que les Eleveurs ne se sont jamais opposés au principe du déménagement des vaches de la Municipalité de Bujumbura vers des sites appropriés à l’élevage. Au contraire, ils en sont demandeurs dès que les conditions requises sont remplies. Néanmoins les Eleveurs sont convaincus que rien ne justifie le déplacement systématique des vaches en stabulation permanente.

Ils saisissent cette opportunité pour réfuter toutes les allégations qui veulent transformer leurs revendications pourtant fondées en actes de subversion.

Les éleveurs tiennent à rappeler qu’avant la crise, leur Cheptel occupait, pour la plupart, la partie de la réserve RUKOKO aménagée, depuis l’époque de la Monarchie, pour l’élevage. D’autres occupaient la partie de GATUMBA réservée à l’élevage bovin tandis que d’autres vaches sont venues des autres coins du pays, chassées par l’insécurité.

Ainsi, ayant trouvé le site de Maramvya impraticable à l’élevage pour les raisons ci-haut invoquées, certains éleveurs se sont adressés aux autorités ayant en charge la gestion administrative de la RUKOKO en vue d’y faire revenir leurs troupeaux. Trouvant la demande logique et justifiée, les autorités concernées ont marqué leur accord.
Malgré cet accueil favorable , Mme le Ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, passant outre les documents historiques à sa disposition, vient de sortir un Communiqué non daté qui interdit l’installation du Cheptel bovin dans la zone de la RUKOKO pourtant historiquement réservée à cette activité. Ce même Communiqué demande à l’Administration et au Commandant de la police de l’Environnement, tous les deux en charge de la gestion de cette zone d’agir pour faire respecter cette loi (un Communiqué du genre ne peut quand même se confondre à une loi !). Ce même Communiqué précise que les Eleveurs qui se sont déjà installés dans une partie de cette zone « devront payer le coût de la remise en état des espaces naturels et de la biodiversité » !

5. N’a-t- on pas entendu certains milieux très proches du Pouvoir actuel se féliciter de ces mesures combien scandaleuses du fait qu’ « elles pénaliseraient les seuls Tutsi ( Ni ukubamara amanyama : il faut les humilier !) ?

N’a-t-on pas entendu dans les stades de football de Bujumbura des supporters chanter à tue-tête : « il faut les battre car même leurs vaches nous les avons abattues et consommées sans coup férir »?

Après ce constat malheureux, il devient on ne peut plus clair que l’acharnement contre le Cheptel bovin ne pourrait trouver son origine que dans une volonté politique délibérée de perpétrer la destruction du Cheptel bovin d’un groupe bien ciblé en vue de le priver des moyens de subsistance.


Il est, en plus, important de signaler à l’Autorité suprême que l’élevage bovin ne fait pas vivre que les familles des éleveurs, mais qu’en plus de celles-ci , il permet à une frange non moins importante de la population environnante de gagner leur vie par les autres activités liées à cette profession . C’est dire qu’en interdisant l’élevage, on ne condamne pas que les Eleveurs !

Les Eleveurs ne souhaiteraient pas que les allégations ci-haut indiquées deviennent, un jour, une réalité grandeur nature.

Ainsi, animés d’un esprit de conciliation et de reconstruction du pays, les Eleveurs ont bien souhaité faire des propositions constructives au Chef de l’Etat en vue de l’aider à trouver une solution pacifique négociée.


V. Propositions faites à Son Excellence Monsieur le Président de la République par les Eleveurs de la Municipalité de Bujumbura


La plupart de ces propositions sont consignées dans « la note sur la présence bovine en Mairie de Bujumbura » envoyée à Son Excellence Monsieur le Président de la République en date du 24/04/2006. Ici, le Mémorandum présente les propositions sous une forme résumée:

1. Les Eleveurs souhaitent obtenir une rencontre avec le Chef de l’Etat afin de lui présenter de vive voix la manière dont la question d’évacuation du Cheptel bovin de La Municipalité de Bujumbura se pose et analyser ensemble les voix de solutions possibles à cette question.


2. Les éleveurs proposent concrètement que la partie de la RUKOKO longtemps réservée à l’élevage leur soit restituée définitivement. Aussi, la partie de GATUMBA longtemps vouée à cette même activité devrait leur revenir. Ils annexent à ce Mémorandum la carte de la RUKOKO partagée à l’époque de la Monarchie, reproduite par le même Ministère ayant l’Environnement dans ses attributions en 1999 et qui indique clairement la partie réservée à l’élevage spécialement en ses points 2 et 7. Ils y annexent en plus quelques copies d’attributions de cette même zone effectuées en 2000 par le même Ministère. Les Eleveurs croient en la continuité de l’Etat et au fait que ce sont plutôt les hommes changent à sa tête. Ils demandent que ces zones soient équitablement réparties entre les éleveurs de manière que le terrain soit suffisant pour chacun d’entre eux.
3. Les Eleveurs insistent sur la sécurisation de la zone péri-urbaine d’élevage avant le retour réel de la paix et la sécurité.
4. Ils demandent au Gouvernement d’y tracer des pistes d’accès, d’y aménager des points d’eau et de les assister dans l’aménagement de ces sites sous forme de paquet-retour à l’image des aides apportées aux rapatriés et déplacés de guerre.

5. La mise en œuvre de ces propositions passerait préalablement par la mise en place d’une Commission technique mixte, bipartite et paritaire composée des Représentants de l’Administration et de l’Association des Eleveurs

En attendant, Les Eleveurs de la Municipalité de Bujumbura regroupés au sein de l’ADAP demandent au Président de la République du Burundi:

- d’annuler l’Ordonnance Ministérielle n° 530/710/770/307/CAB/2006 du 11 avril 2006 portant mesure d’évacuation du bétail dans les Communes urbaines de la Municipalité de Bujumbura ;
- d’annuler la lettre du Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique et le Communiqué du Maire de la Ville interdisant le ravitaillement des vaches en stabulation permanente en Mairie de Bujumbura;

Pour la première fois, le Gouvernement vient de laisser la réunion des Eleveurs regroupés au sein de l’ADAP, se tenir en toute sérénité ce 25/04/2006, après beaucoup de tractations.
Ils ont apprécié cette attitude et encouragent le Gouvernement à aller de l’avant jusqu’à ce qu’ils obtiennent la pleine liberté de réunion.

Les Eleveurs pensent que la question des conditions d’évacuation du Cheptel bovin de la Municipalité, si elle restait posée comme elle l’est aujourd’hui, risquerait de créer un conflit inutile qui aurait pu être évité par le Dialogue qu’ils n’ont cessé de solliciter..

Last but not the least :

Les Eleveurs sont convaincus que l’élevage n’est
incompatible ni avec les lacs, les fleuves et les rivières encore moins avec les périphéries des grandes villes ( cfr Genève : Bellevue et ailleurs ; Amsterdam; Cherbourg; Nairobi ; Dar es Salaam; Kigali et partout ailleurs). Dans tous ces endroits, on trouve des lacs voir des océans, des fleuves et des rivières tout comme des parcs mais on n’a jamais entendu de plainte voulant faire porter aux vaches la responsabilité dans la pollution des eaux ou dans la destruction de l’environnement. Depuis que le Burundi et le monde existent, c’est pour la première fois que les vaches sont accusées de polluer les eaux ou de détruire l’environnement ! Si cela était vrai pourquoi, on créerait un Ministère de l’Agriculture et de l’élevage ?

 

Accès membres Akanywababo
Login :
Pass :
Devenir membre
Libération des Génocidaires
  • Déclartion de SurviT-Banguka
  • Lettre ouverte Ligue Iteka
  • Liste terroristes-génocidaires
  • Déclaration PA-Amasekanya
  • Déclartion du Parti UPRONA
  • Amnesty International

  • Génocide des tutsi
  • Rapport S/1996/682 de l'ONU
  • Historique du génocide
  • Massacres de Bugendana
  • Mssacres de Buta
  • Massacres de Teza
  • Mourir d'aimer
  • Lettre à maman
  • Quelques statistiques
  • Massacres des Banyamurenge
  • Lettre à Koffi Annan
  • Accord d'Arusha
  • Accord de cessez-le-feu
  • Processus de paix
  • Analyses politiques
  • Une Nation,2 com.ethniques
  • Origines conflit hutu-tutsi
  • La justice burundaise
  • Dilemme des petits partis
  • Forces politiques
  • Les tutsi,pas une minorité
  • Année des incertitudes
  • La classe politique
  • Ndayizeye et la constitution
  • Elections
  • Démocratie&Sociétés plurales
  • Démocratie:Grands-Lacs
  • Théorie consociative
  • Disrimination raciale
  • A quand l'Afrique?
  • Fédéralisme
  • Démocratie burundaise
  • Démocratie&pluralisme

  • Les Liens

  • Rwanda genocide


  • Nuit Rwanda,rôle de la France


  • Centre Laïc Juif de Belgique