Qui sommes nous Actualité Communiqués Evénement Editorial Coin du lecteur Lu pour vous Contact Akanywababo


 
Ce site a été développé par MARKETRIC



Pour votre PUBLICITE sur notre site cliquer ici







 

FAX. (257) 217614

E-MAIL ADRESS : <file:///C:/Documents%20and%20Settings/Administrator/My%20Documents/mailto:netpress@cbinf.com>netpress@cbinf.com
SITE WEB : <file:///C:/Documents%20and%20Settings/Administrator/My%20Documents/http://www.netpress.bi/>http://www.netpress.bi

Bujumbura – Burundi.
Burundi – Justice.

Le ministère public a requis une peine de servitude pénale à perpétuité contre les prévenus dans l’affaire « putsch ».

Bujumbura, le 22 décembre 2006 (Net Press). C’est ce 22 décembre 2006 qu’a a lieu la dernière séance des prévenus dans l’affaire « putsch » au palais de justice. Comme au cours des séances précédentes, l’audience d’aujourd’hui avait réuni beaucoup de monde qui avait envahi les alentours du parquet. La présidente du siège, Mme Ancile Ntakaburimvo en même temps présidente de la cour suprême a invité avant le déroulement de cette audience, les assistants au procès à observer la discipline et surtout à ne pas s’adonner à des applaudissements ou à des huées au cours du déroulement du procès.

D’emblée, M. Gaudence Ndayizeye a laconiquement prononcé le réquisitoire du ministère public contre tous les prévenus en rappelant les charges qui pèsent sur chacun d’entre eux. Globalement, le représentant du ministère public a souligné que tout remonte au mois de février 2006, période à laquelle des mouvements de va-et - vient ont été observés. C’est ainsi que des enquêtes qui ont été faites ont révélé l’existence d’un club dit de Kampala qui regroupait des Burundais et des étrangers. Sa mission était de soutenir le général Nkundabatware de la Rd Congo pour lancer une opération d’envergure contre ce pays. Ce club devait pour ce faire contrôler tout le lac Tanganyika. De ce club est né le front des patriotes burundais qui avait la mission de renverser les institutions démocratiquement élues. Selon le représentant du ministère public, ce front était piloté par Alain Mugabarabona. Il a aussi indiqué que toutes ces informations ont été révélées par M. Tharcisse Ndayishimiye, alias Maconco qui a été appréhendé au moment où il allait fuir vers la Rd Congo. C’est le même Ndayishimiye qui a également chargé ses codétenus en précisant la tâche de chaque prévenu dans cette manœuvre de renverser les institutions.

Apres ce bref réquisitoire, le représentant du ministère public a ainsi demandé à la cour de tenir compte de la responsabilité de chacun d’eux dans la préparation de ce coup d’Etat et a requis une peine de servitude pénale à perpétuité pour tous les prévenus à l’exception de Maconco pour qui le magistrat représentant le ministère public a demandé à la cour de lui infliger une sanction proportionnelle à sa culpabilité. Appelé à la barre pour donner leurs plaidoiries, tous les prévenus ont clamé leur innocence et ont détruit le réquisitoire du ministère public, du moins si on considère la défense de chacun. L’ancien président de la République, M. Domitien Ndayizeye a demandé à la cour pourquoi ils sont seulement à sept prévenus alors que le ministère public avait égrené une liste très longue des complices allant même jusqu’à incriminer des étrangers. Par ailleurs, il a demandé au juge « quel intérêt i\aveint ces prévenus à aider le général Nkunda à attaquer le Congo ? « Qu’est ce qu’il allait nous donner en échange puisqu’ après tout, « pas d’intérêt pas d’action ». M. Ndayizeye a indiqué que depuis longtemps, il s’est toujours soucié de l’avenir de son pays. Comment alors aurait-il eu l’envie de soutenir les Banyamulenge (allusion à Nkunda ) dans leur attaque contre la Rdc au moment où les problèmes burundais sont toujours là. Est-il devenu du jour au lendemain un internationaliste Tutsi qui veut soutenir les Banyamulenge ? A propos de la présidence du front des patriotes qu’il aurait confiée à Mugabarabona, M. Ndayizeye a demandé à la cour pourquoi confier ses responsabilités à Mugabarabona alors qu’il en était capable lui aussi ? En clair, dans sa plaidoirie, l’ancien président a démontré que le ministère public n’a pas de preuves matérielles et qu’il se serait seulement fié aux aveux de Mugabarabona extorqués par la torture morale avant d’être retirés par lui-même plus tard. Enfin, l’ancien président qui s’est dit avoir obtenu de succès en remettant le pouvoir en bonne et due forme à son successeur, s’est en outre demandé quel autre intérêt il aurait à mettre dans l’eau tout le crédit de la communauté internationale en voulant renverser son successeur.

Pour sa part, Alain Mugabarabona est revenu sur sa plaidoirie en indiquant que le ministère public se base toujours sur ses déclarations faites au service des renseignements où il n’a fait que signer sur menace des documents que lui présentaient des agents de la documentation et de la présidence de la République. Quant aux preuves dont dispose le ministère public tels que le drapeau et l’hymne qui allaient servir au nouveau régime, M. Mugabarabona a indique qu’elles ont été fournies par ses témoins à charge, surtout par le commandant Jean-Pasteur Rudadi et jamais chez lui. Il a donc demandé à la cour de donner droit à sa plaidoirie en constatant l’absence des preuves du ministère public et à donner un caractère faux et irréalisable du putsch. Quant au colonel Damien Ndarisigaranye, celui-ci a rappelé les irrégularités ayant entouré son arrestation et son emprisonnement. Il a rejeté en bloc toutes les accusations et a interrogé la cour en ces termes : « j’ai été commandant du camp et même de région militaire, mais je n’ai jamais participé à aucun coup d’Etat, comment l‘aurais-je donc fait maintenant, que je suis candidat à la démobilisation ?

Appelé à la barre, M. Tharcisse Ndayishimiye alias Maconco a allégué sa maladie pour ne pas plaider et s’est aussitôt assis. M. Deo Niyonzima et Me Isidore Rufyikiri ont clamé également leur innocence et ont par ailleurs souligné que le ministère public a failli à son devoir d’instruire à charge et à déchargé des prévenus. En effet, alors que M. Mugabarabona avait déchargé tous les détenus, ne disposant pas d’ autres preuves de les condamner, le ministère public s’est entêté à retenir les charges de M. Mugabarabona.

Par ailleurs, quant bien même les accusations de Mugabarabona seraient fondées, ce qui n’est pas le cas, il est judiciairement reconnu qu’un témoin unique équivaut à un témoignage nul. Bien plus, les avocats ont indiqué que M. Mugabarabona étant co- prévenu, ne peut être en aucune manière un témoin à charge ou à décharge de ses compagnons d’infortune. D’après ces avocats, le ministère public est allé jusqu'à couvrir la violation de la loi. Le sérieux a côtoyé le grotesque et le ridicule a même été touche légèrement , a déploré, Me Kabayabaya. Pour Me Isidore Rufyikiri qui est aussi prévenu dans cette affaire, le droit n’est pas de la magie, mais de la technique. Il a ainsi demandé à la cour d’être guidée par le droit. Il s’est dit hautement déçu par le ministère public qui a brillé par des contractions dans son réquisitoire. D’une part, ce dernier a demande à la cour de punir conformément à la responsabilité de chacun mais a requis une même peine pour tour le monde alors qu’en matière pénale, la responsabilité est individuelle. Bien plus, le représentant du ministère public s’est gardé de lire l’intégralité de tout le réquisitoire, ce qui laisse entendre qu’il a refusé d’étaler au grand jour les contradictions qui émaillent ce dossier.

D’après donc les avocats de la défense, le ministère public qui n’a même pas jugé utile de lire tout le réquisitoire ne croit pas à l’existence de ce coup d’Etat, sinon, il aurait fait d’autres enquêtes pour voir si tous les faits rapportés par les témoins à charge des prévenus sont vraies et vérifiables, ce qui n’ a pas été fait. Les mêmes interrogations sont revenues quand l’ancien deuxième vice-président de la république a fait sa plaidoirie. Il s’est demandé si le ministère public aurait au moins suggéré au gouvernement burundais de demander que ceux qui ont été cités dans le dossier (les étrangers en l’occurrence) soient extradés. Dans ce même procès, M. Kadege a posé d’autres questions qui sont restées sans réponses. Il a rappelle que le décret de son limogeage a été le plus long de tous les décrets, ce qui revient à dire que la rupture définitive entre lui et Ndayizeye a été consommé, et a demande de quand date leur réconciliation pour se mettre ensemble dans le but de renverser les institutions. De même, au cas où il y aurait eu ce projet de coup d’Etat, les putschistes auraient-ils été aussi bêtes jusqu'à tenir des réunions dans des endroits non discrets tels que ceux évoqués par Maconco. Ou bien comment ce même Maconco aurait été son confident dans ce dossier. Comment ensuite ces putschistes auraient associé des gens de l’Onub et de l’Ocha jusqu'à utiliser leurs véhicules quand on sait qu’ils sont la pour appuyer le même gouvernement ? Pourquoi le ministère public n’a-t-il pas fait la moindre enquête de ce côté. Autant des questions qui renferment leurs réponses.

Contrairement donc à ceux qui disent que ce procès est une farce, M. Kadege considère qu’il s’agit d’un lynchage judiciaire de nature machiavélique. Il s’agit d’une gifle et d’un attentat contre la justice, s’est indigné M. Kadege tellement triste jusqu'à inspirer de la pitié. Il a donc demandé à la cour de faire honneur à la justice et aux magistrats pour que demain, ils ne soient pas déconsidérés par la postérité

Burundi – Justice.


Du Sud du pays, le président Pierre Nkurunziza décrète l’allégement des peines d’emprisonnement des détenus.

Makamba, le 22 décembre 2006 (Net Press).Toujours fidèle à sa passion de sillonner les monts et vallées du Burundi, le président Pierre Nkurunziza est au Sud du pays depuis hier. C’est de Kayogora en province Makamba que le président de la République a préféré tenir un dialogue « franc » avec la population qui avait droit à lui poser des questions par téléphone et par Internet. Après cette séance des questions réponses, le président de la République s’est adressé au peuple burundais dans un discours à la nation prononcé depuis la commune de Kayogoro.

Dans son message, des mesures judiciaires allégeant les peines des détenus ont occupé la principale partie du discours présidentiel. Ainsi, les personnes condamnées à mort verront leur peine commuée en une servitude pénale de 15 ans. De même, les personnes condamnées à perpétuité verront leur peine commuée en une servitude pénale de 10 ans. Quant aux personnes s’étant rendus coupables de meurtres d’assassinats et de vol à main armée, leurs peines seront commuée en une servitude pénale de 20 ans. Ce décret du président Nkurunziza fait état de la remise totale des peines des détenus dont l’âge était inférieure à 15 ans lors de leur condamnation, ceux atteints d’une maladie incurable ayant atteint un stade avancé et ceux dont l’âge est supérieure ou égale à 60 ans.

Enfin, ne sont aucunement concernées par ce décret, les personnes condamnées pour viol, vol et atteinte au bon fonctionnement de l’économie nationale comme stipulée par l’article 291 du code pénal, Livre II. Selon le président Nkurunziza, ces mesures de clémence excluent la réparation des dommages et intérêts rendus par les décisions et arrêts des cours et tribunaux et ne sont pas entreprises pour favoriser l’impunité. Le but poursuivi est pour M. Nkurunziza la réconciliation pour bâtir notre pays sur des idéaux de paix et de sécurité qui ne sont jamais là sans une justice capable de rétablir la confiance très nécessaire pour un dialogue et une concertation constituant le socle de la démocratie. Le président de la République annonce aussi que des conditions de détentions dans les prisons vont être améliorées et appelle tous les intervenants publics et civils à manifester leur intérêt à la réussite de ce projet.

Burundi -Partis politique.

Quand le président de l’Uprona et le 1er vice-président de la République courtisent Hussein Radjabu.

Bujumbura, le 22 décembre 2006 (Net Press). Un des députés siégeant au palais de Kigobe qui ne manque pas d’humour va jusqu’à qualifier les deux hommes de l’ancien parti unique de « consultants » d’Hussein Radjabu. Pour lui, il s’agit de conseiller l’actuel homme fort du pays sur ce qu’il doit faire pour éviter la scission du Cndd-Fdd au moment où son président est de plus en plus contesté et isolé. Pour anecdotique et légèrement qu’il soit, ce commentaire en dit long sur les relations très suivies entre le Dr Martin Nduwimana et Aloys Rubuka d’un côté et Hussein Radjabu de l’autre.

Le président de l’Uprona l’a reconnu lui- même ouvertement lors d’une réunion du bureau exécutif tenu deux jours avant le congrès tumultueux du parti Uprona du 26 novembre 2006. « Nous devons continuer le dialogue avec le parti présidentiel » a dit en substance M. Radjabu, afin d’éviter que le pays ne sombre dans le chaos. Parmi les personnes qui font la cour à Hussein Radjabu, il convient d’y ajouter un autre homme même s’il a l’habitude de s’en défendre. Il s’agit de l’ancien ministre des relations extérieures, Térence Sinunguruza, qui, si l’on en croit un uproniste qui le connaît bien, garde la nostalgie des voyages à l’étranger du temps de l’ancien président Pierre Buyoya. Et comme les députés de l’Uprona ne voyagent plus de par la volonté de Radjabu, lui faire les yeux doux pourrait l’amener à les faire embarquer dans l’avion de temps en temps.

Quant au président de l’Uprona, il semblerait qu’il insiste beaucoup auprès de son homologue (du moins sur papier) du Cndd-Fdd pour que les dignitaires de son parti ne soient pas balayés des postes juteux pour ceux qui les occupent encore ou soient réintégrés pour ceux qui auraient déjà été envoyées au chômage. A ceux qui douteraient de ces accointances entre l’Uprona institutionnelle et le Cndd-Fdd, on rappellera que c’est le 1er vice-président de la République en personne qui a réuni, après « la découverte » de la tentative de putsch, des émissaires pour aller expliquer à la sous- région la réalité des accusations portées contre Ndayizeye et ses compagnons d’infortune. Il a fallu un rappel à l’ordre ferme de dernière minute du Mrc-Rurenzangemero au Dr Pie Masumbuko qui faisait partie de la délégation choisie pour qu’il se désiste à la dernière minute. Ainsi va encore la politique burundaise où l’idéologie et les convictions ont totalement disparu, pour laisser la place à des tentatives d’assurer des lendemains qui ne déchantent pas, lorsque viendra l’inévitable période des vaches maigres.
Burundi - Coopération.

Dialogue de sourds à distance entre le Dr Martin Nduwimana et Charles Muligande.

Bujumbura, le 22 décembre 2006 (Net Press). Qui a dit la vérité entre les deux hommes politiques burundais et rwandais ? Dans tous les cas s’agissant d’un même sujet, celui des relations entre le deux pays voisins, le 1er vice-président de la République du Burundi et le chef de la diplomatie rwandaise ne voient pas les choses de la même manière. Il y a bientôt une semaine, l’actuel chef d’Etat-major de l’armée rwandaise était cité dans le dossier « putsch » impliquant entre autres personnalités Domitien Ndayizeye et Alphonse–Marie Kadege. Ce qui avait beaucoup surpris les milieux politiques rwandais et poussé le ministre des affaires étrangères Charles Muligande, de parler à partir de Nairobi, la semaine dernière, de farce, de rêve et de cauchemar de la part de ceux qui racontent de telles élucubrations.

Loin des rêves et des cauchemars, le Dr Martin Nduwimana, commentant les propos de Charles Muligande, a évoqué d’excellentes relations entre le Burundi et les pays de la sous- région dont le Rwanda et l’Ouganda. Et pourtant, non seulement le chef d’Etat-major de l’armée rwandaise a été cité dans ce sulfureux dossier burundo-burundais, mais également l’ancien chef d’Etat-major ougandais et demi-frère de Yoweri Museveni, Salim Saleh. Comment dès lors peut-on parler « d’excellentes relations » avec des pays dont d’importantes personnalités haut placées dans la hiérarchie militaire et civile, sont accusées d’être impliquées dans un putsch que tout le monde sait qu’il est totalement imaginaire ?

Mais, l’incohérence de notre diplomatie ne s’arrête pas là. On se souvient encore en effet du soutien apporté par Hussein Radjabu à Paul Kagame dans sa brouille avec la France. Comment alors expliquer que dans leur montage de putsch, les services concernés impliquent directement un des proches fidèles du même président rwandais ?Ainsi va la diplomatie burundaise par le temps qui passe, caractérisée par l’incohérence et l’improvisation. Mais, le plus grave est que les principaux concernés ne s’en rendent pas compte ou feignent de ne pas s’en apercevoir, parce que quelque part au dessus d’eux, il y a quelqu’un qui conduit le navire de notre diplomatie dans tous les sens sans que personne ne puisse l’en empêcher.

 

Accès membres Akanywababo
Login :
Pass :
Devenir membre
Libération des Génocidaires
  • Déclartion de SurviT-Banguka
  • Lettre ouverte Ligue Iteka
  • Liste terroristes-génocidaires
  • Déclaration PA-Amasekanya
  • Déclartion du Parti UPRONA
  • Amnesty International

  • Génocide des tutsi
  • Rapport S/1996/682 de l'ONU
  • Historique du génocide
  • Massacres de Bugendana
  • Mssacres de Buta
  • Massacres de Teza
  • Mourir d'aimer
  • Lettre à maman
  • Quelques statistiques
  • Massacres des Banyamurenge
  • Lettre à Koffi Annan
  • Accord d'Arusha
  • Accord de cessez-le-feu
  • Processus de paix
  • Analyses politiques
  • Une Nation,2 com.ethniques
  • Origines conflit hutu-tutsi
  • La justice burundaise
  • Dilemme des petits partis
  • Forces politiques
  • Les tutsi,pas une minorité
  • Année des incertitudes
  • La classe politique
  • Ndayizeye et la constitution
  • Elections
  • Démocratie&Sociétés plurales
  • Démocratie:Grands-Lacs
  • Théorie consociative
  • Disrimination raciale
  • A quand l'Afrique?
  • Fédéralisme
  • Démocratie burundaise
  • Démocratie&pluralisme

  • Les Liens

  • Rwanda genocide


  • Nuit Rwanda,rôle de la France


  • Centre Laïc Juif de Belgique