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Une cure de rajeunissement s’impose
pour le parti UPRONA.
Le parti UPRONA fait progressivement peau neuve depuis qu’il
a amorcé le vaste programme de redynamisation et de réunification
de ses militants. Il reprend, du coup, du poil de la bête à la
faveur de l’intégration dans son sein de nouveaux/anciens éléments
qui avaient rallié l’aile Charles Mukasi et de l’adhésion
de nouveaux militants subjugués par la pertinence et l’inoxydable
actualité de l’idéologie du prince Louis Rwagasore,
véritable icône de la lutte citoyenne en faveur de
la justice sociale et du développement intégral du
pays. Bien plus, ce parti historique s’est récemment
doté de nouveaux organes dirigeants dans des conditions
indiscutablement démocratiques. Aussitôt investi,
le nouveau leadership s’est d’ailleurs officiellement
engagé à redonner du punch au parti afin qu’il
ait un score honorable à l’issue des élections
de 2010.
L’ascension est nettement fulgurante et le flux
de militants requinque le leadership de l’UPRONA et fait
tiquer ses détracteurs qui, faute d’arguments pour
convaincre, commencent à verser dans la diabolisation en
l’accusant de tous les maux. Pour garder le cap, rester en
phase avec les enjeux du moment et répondre aux nombreuses
attentes de la base et de la nation toute entière, le leadership
du parti UPRONA doit immanquablement s’ouvrir aux autres étoiles
montantes bien imprégnées de son idéologie
originelle. Ce coup de jeune s’impose particulièrement
en mairie de Bujumbura où les nombreux vieux routiers, en
mal de popularité chez eux, jouent les coudes pour se mettre
en position utile au niveau des listes électorales. En faisant
du neuf avec du vieux, le parti UPRONA raterait une excellente
occasion de se requinquer pour se donner les moyens de ses
ambitions nationales. Chapeau bas à l’honorable Bonaventure
Niyoyankana, Président du parti UPRONA, qui vient de briser
les chaînes de la tradition en déclarant publiquement
que les candidats aux élections seront préalablement
désignés par les militants compte tenu de leur capacité de
défendre dignement et victorieusement les couleurs du parti.
Comme pour illustrer l’efficacité du Maître
qui prêche par des exemples, l’honorable Niyoyankana
est toujours resté accroché à son terroir,
en l’occurrence la circonscription de Gitega. C’est
aussi un courageux choix politique qui manque cruellement
au sein de la vielle garde. Cela devrait mettre la puce à l’oreille
des jeunes militants. Au lieu d’évoluer éternellement à l’ombre
des vétérans indéboulonnables, les jeunes
upronistes de la mairie, surtout ceux du comité provincial,
devraient en effet saisir cette occasion pour prouver leur
capacité de
mobilisation de militants et, au-delà, de tout le peuple
burundais, derrière de nobles objectifs pouvant offrir une
autre alternative de gouverner pacifiquement et harmonieusement
le pays. Les Burundais de la diaspora qui ont assez de recul
pour apprécier les défis de l’heure et l’envergure
du parti UPRONA dans le paysage politique burundais apostrophent
la jeunesse sous forme de clin d’œil afin qu’elle
prenne ses responsabilit és en ce moment crucial des élections.
Le contexte est d’autant plus favorable que le parti est
lui-même en pleine phase de démocratisation. En témoignent
les conditions dans lesquelles l’honorable Bonaventure Niyoyankana
a été porté au sommet du parti. Plus récemment
encore, l’ancien premier Vice-président de la République
Martin Nduwimana s’est vu obligé de moyenner ses ambitions
politiques après avoir été démocratiquement
battu à plate couture par Angelo Hajayandi dans sa course
pour présider la Cellule d’Appui au Parti
(CAP) en commune Mugamba. La leçon est limpide comme l’eau
de roche et loin de vouloir dresser les nouveaux contre les
anciens, ce message tient lieu de clin d’œil pour relooker
le parti afin qu’il puisse traduire l’expression de
la masse des militants de la base au sommet.
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